04/04/2008

Les Dieux sont tombés sur la tête

C'est une journée noire pour les citoyens de Bavière parce que ce sera eux qui devront payer la note", a déclaré Werner Schieder, membre du Parti social-démocrate (SPD).
Comme d'autres banques publiques régionales allemandes, BayernLB a investi massivement dans les produits titrisés dans l'espoir d'obtenir une meilleure rentabilité sur ses placements et s'est brûlé les ailes quand la crise du crédit, née de la crise des subprimes, a éclaté.
C'est ainsi qu'une autre banque publique régionale, Sachsen Bank, ex-SachsenLB, a dû être reprise, tandis que la WestLB
est à la recherche d'un partenaire et est en train de supprimer des emplois après un plan de sauvetage de cinq milliards d'euros.
Les banques privées du pays, telles que la Deutsche Bank ou IKB, souffrent également de la crise.

Les banquiers le claironnent : la crise financière est finie.
Entendez par là, qu’ils ont compris que les contribuables devraient de par le monde mettre la main à leur poche s’ils venaient à tomber.
Les maîtres du jeu sont devenus les mettre des lieux.
Quant aux citoyens des démocraties de Marché leur existence ravalée à son mode de financement et des crédits de vingt ou trente ans les entraînent dans une résignation ou
La crainte des dieux a été remplacé par la crainte du Marché financier.
Seule richesse qui ne soit pas comptabilisée, la richesse d’une vie qui exige d’être choisie plutôt que subit.
Tel est le prix à payer. La survie est l’ultime bien consommable.

Nécronomiquement Votre

13/03/2008

Dépôt de bilan chez les Sarkozy

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Pire que la famille Addams

NEW YORK (Reuters) - Carlyle Capital Corp (CCC), affilié au fonds de capital investissement américain Carlyle Group , a fait savoir mercredi que ses créanciers prendraient sans doute possession des actifs qui lui restent n'ayant pu s'entendre avec eux sur les moyens de stabiliser son financement.

Signe des temps, la première faillite de fond officielle, est le fait d’une filiale du Groupe carlyle managé par Olivier Sarkozy, le demi-frère de Nicolas…

Au moins, Notre Président saura auprès de qui prendre conseil lorsqu’il s’agira de déposer le bilan du pays...

25/01/2008

Krach mondial : Récession ou rééquilibrage ?

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La crise actuelle marque la fin d'une ère d'expansion de degré de solvabilité basée sur le dollar comme monnaie de réserve internationale (Amérique du sud, Asie, Arabie etc.…).
Les crises périodiques et la constitution de bulles telles que nous les avons connues (bulle 0r, bulle Actions, bulle Internet, bulle immobilière etc.…) n’en étant que des épiphénomènes.
La crise actuelle est le point culminant d'une Méga-bulle qui a duré pendant plus de 60 années.
La globalisation a permis aux USA d’aspirer l'épargne du reste du monde et consommer plus que le pays a produit.
Forçant même les chinois, à produire toujours plus, à créer de la richesse en totale déconnection de la création de monnaie (le yuan sous-évalué).

Bien qu'une récession dans le monde développé soit maintenant inévitable, la Chine, l'Inde et certains des pays producteurs de pétrole sont sur des trains de croissance très élevés qui les préservent de la récession.
Le ralentissement et la récession de leur principal client est pour eux une aubaine sur le plan de la stabilité dans des pays confrontés à l’hyper-croissance (Chine + de 11%°) et sont même contents de souffler car les flux migratoires (paysans vers les villes) vers leurs mégapoles deviennent ingérables et soulèvent de graves problèmes de politique interne.

On pourrait donc penser fort logiquement que la crise financière actuelle n’est pas à proprement parlé une récession globale mais un rééquilibrage radical de l'économie mondiale, avec un déclin des USA et l’ascension de la Chine, de l’Inde ou de la Russie assise sur son pétrole et son gaz.

Il n’en est rien, car ni la Chine ni la Russie ne sont des démocraties et les tensions politiques et les tentations protectionnistes comme la TVA sociale (en France) et autres taxes sur les importations que les USA seront contraints de mettre en place pour relancer leur économie vont générer des tensions politiques extrêmes et des mesures de rétorsion.

Car le défi pour la survie est maintenant pour chaque pays de produire plus en richesse locale qu’il ne consomme en produits importés.


Dans la zone euro, Le royaume Uni, l’Irlande et l’Espagne, tous les pays dont la croissance n’a été basée que sur la construction et les services financiers sont les premiers impactés et la récession s’avère pour ces pays inévitable.
Le taux de chômage en Espagne a augmenté en 2007 pour la première fois depuis 2003, se situant à la fin du quatrième trimestre à 8,6% de la population active contre 8,3% fin 2006, a annoncé ce jour l'Institut national de la statistique (INE).
La France fait cocorico en affirmant partout qu’elle est peu touchée par la crise financière, c’est vrai pour l’instant car nous n’exportons pas et notre faiblesse structurelle est pour l’instant une force.
Mais le problème de la France est tout autre : déficits budgétaires depuis trente ans et la dette du pays (2000 milliards d’Euro) ainsi que notre incapacité à exporter d’ou le déficit commercial record.
La vérité est que nous importons de la pauvreté et que nous exportons de la richesse.
L’Italie sera quant elle, le premier pays occidental à faire faillite et sera contrainte de quitter l’Euro.

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Nécronomiquement votre