09/06/2015

Bienvenue chez leviathan (vous avez des meubles...)

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clash,montebourg,pigasse,nabila,crise eurozone 

 

 

 

Quelle était l’énigme ? La perversité forcenée de la Money Power pouvait elle conduire à la lumière que rien ne peut éteindre, la consommation durable ?

Larry Summers futur prix Nobel d’économie le pense : La stagnation séculaire est là depuis les années 80. Autrement dit Dépression légère dissimulée par deux bulles, celle de l’Internet puis celle de l’immobilier. Krugman pense de même. La trappe à liquidités permanente (voir archive la trappe nigaud)

Vous le constatez, chers amis nécronomistes, nous n’étions pas loin. Nous avions juste prédit une TGD (très Grande Dépression) et une stagdéflation.

La messe n’est pas encore dite. Ce qui nous a séparé de Summers n’est rien d’autre que les méthodes non conventionnelles à savoir le quantitative easing qui si il ne sert à rien sert au moins retarder les choses. (La transfusion à celui qui souffre d’hémorragie interne).

Les politiques commencent réellement à sentir la catastrophe de NKM, à Montebourg et dans ce contexte d’économie de bulle masquant la dépression, la conférence sur le climat est évidemment très importante car elle peut marquer le lancement mondial de la bulle verte.

Alors que faire en pareille période ? Dans une telle conjoncture, chacun cherche refuge dans une habitude solidement enracinée, une manie : le buveur boit, l'écrivain écrit, le sculpteur sculpte, le fonctionnaire fonctionne, Nabila montre ses fesses sur Yahoo France bref, chacun a recours pour mettre fin à son tourment au mobile le plus puissant de sa vie.

Hébétés, nous marchons vers le désastre  réalise Montebourg qui se prend désormais pour Joe Strummer le défunt leader des Clash (l’influence de Pigasse le Banquier de gauche propriétaire des Inrocks).

Hé Arnaud, Joe ce qu’il disait, c’est Sandinista…Pas Habitat

 https://www.youtube.com/watch?v=Qy7nLTjEbKc

J’aimerai retrouver l’espérance en achetant des meubles…

Comme dit Houellebecq.

Pauvre Filipetti, passer de Piketty à Montebourg c’est vraiment un grand écart fessiale…

26/05/2015

Das model

 

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Hyper-inflation, déflation, chômage de masse, endettement record, montée des extrêmes, Hjalmar Shacht qui fût ministre de l'économie d'Hitler a tout connu...

Même réussir l'exploit de ne rembourser que 10 milliards sur les 130 milliards de dettes de guerre (première guerre).

Les 10 milliards étant intégralement empruntés aux alliés.

Ce que font donc nos amis grecs en ce moment, à savoir emprunter au FMI pour rembourser le FMI n'est rien d'autre que le modèle allemand...

On comprend mieux que les dettes de guerres soient un sujet sensible outre Rhin...

 

 

 

06/05/2015

Big Data ou Libertalia ???

 

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courtesy of NP

 

 

 

 

 

 

 

La réunion de Nécronomie Internationale placée comme chaque année sous le signe des utopies pirates et de Libertalia se tenait au café de l’existence dans le cœur de Zérograd.

 

Benway l’hôte des lieux, tavernier, tenancier, psychiatre avait dû avec le temps se résoudre à séparer en trois salles son établissement

 

Ceci afin d’éviter tous risques d’incidents. Dans la première salle, on retrouvait les Emissionistes et les Liquidationistes.

 

 Les Emissionistes croyaient en l'émission monétaire pour éviter la déflation. Ils s’exprimaient le plus souvent en onomatopées ou dans un langage qui semblait codé : SMP, ABS,LTRO,QE…Leur devise était : « En période de crise, même les billets font la planche ». Les Emissionistes n’étaient préoccupés que par l’inflation et la santé des banques. Leurs alliés naturels étaient les Liquidationistes.

 

Les Liquidationistes voulaient liquider tous les acquis sociaux de l’Ancien Monde. Dans leur Nouveau Monde, nation, tribu, famille disparaissaient au profit de l’Entreprise.  Les liquidationistes ne reconnaissaient que la communauté de marché et étaient en opposition complète avec tous les formes de communalisations qui présupposaient une fraternisation personnelle.

 

Dans la seconde salle, se trouvaient les technoptimistes et les boboécologistes. Les technoptimistes voulaient accomplir tous les actes de la vie quotidienne connectés. Ils croyaient même que dans un futur proche le fait d’être connecté en permanence nous permettrait d’espérer un jour proche la mort de la mort.

 

Les Boboécologistes voulaient vivre durablement des relations durables en mangeant des produits durables pour préserver durablement la planète .Quand ils n’allaient pas chez Bio c’est bon, ils se faisaient livrer des plateaux de produits frais de la campagne. Ils urinaient sous la douche pour économiser l’eau, privilégiaient les produits sans emballage et souhaitaient être incinérés dans des cercueils en carton.

 

Enfin, dans la troisième salle, on retrouvait une faune disparate :

 

 Les Trous verts, écologistes radicaux ou marginaux qui vivaient isolés en autosuffisance, loin de la civilisation et du progrès.On dit que certains d’entre eux parlaient aux oiseaux…

 

Les survivalistes,  quant à eux, s’étaient préparés à la troisième guerre mondiale contre l’islamo fascisme, à l’effondrement économique, au dérèglement climatique. Ils ne quittaient que rarement leur gilet-pare balles.

 

Grands déconnectés, les nécronomistes représentaient une mouvance impossible à classifier car très différents entre eux et nul ne pouvait dire avec précision leur niveau d’influence. Ils paraissaient détester les crédits, les assurances vies et les conventions obsèques. Ils affichaient parfois un mépris total de la propriété et détestaient tout ce qui aliénait leur liberté. D’une manière générale, ils se mouvaient  avec la sérénité de celui qui dispose de sa mort et peut donc affronter n’importe quel enjeu.

Les normauxpathes que l’on appelait aussi les factuels n’étaient pas présents au café de l’existence bloqués dans Vichylance par les persiennes mentales de Faites entrer l’accusé, Cauchemar en cuisine et Moneydrop…

Les politiques allaient devoir sous (très) peu leur dire la vérité et l'étendue de la catastrophe.

Le grand toboggan mène au grand splaaash, la piscine des ténèbres de l'économie...

Nous y sommes, nous sommes prêts...