14/08/2008

Job Crash : Quand le gouvernement crée du chômage

Un bonne décision prise à contretemps peut s' avérer désastreuse. En économie comme partout , il y a un temps pour faire les choses. C' est ce que l'on appelle plus communément le time to Market.
Ainsi la loi de modernisation de l économie et la réforme du temps de travail sur laquelle compte ardemment Dame Christine Hagarde va coûter plusieurs dizaines pour ne pas dire plusieurs centaines de milliers d'emplois à notre pays. L’erreur est monumentale car étudiée pour créer de la croissance à un moment où la récession approche à grand pas. En effet vouloir améliorer la productivité du pays qui par ailleurs est déjà excellente et même supérieure a celles des USA relève du non-sens le plus absolu.
Le camion France est chargé d essence, un mur est en face de nous
Que décide le chauffeur ???
ACCÉLÉRER
S'il y a un enseignement à retenir des crises économiques contemporaines, c' est bien justement qu'en pareille période de récession, les pays qui résistent le mieux à la crise et ceux qui connaissent le moins de chômage sont précisément ceux qui n’augmentent voire qui abaissent leur niveau de productivité pour maintenir les emplois et continuer à en créer.

En résumé : en période de croissance, hausse de la productivité signifie hausse du pouvoir d achat et produire plus permet de consommer plus. Dans ce cas, les gains de productivité permettent aux entreprises de vendre plus, sans augmenter les salaires et par conséquent de ne pas avoir à reporter sur les prix de leurs produits, les augmentations salariales.
Donc de ne pas générer de l' inflation.
En période de récession, la hausse de la productivité signifie toujours hausse du pouvoir d’ achat mais de certains au détriment des autres donc chômage pour les moins performants et baisse des créations d'emplois.
Cette variable est à prendre en considération dans les sociétés de consommations car l’ équilibre se fait sur le global de la population (tout finit toujours dans la consommation ou dans l'épargne) Il ne sert donc à rien en pareille période de vouloir accroître la productivité de certains car en final cela revient à faire baisser la consommation de ceux qui se retrouvent au chômage ou de ceux qui ne trouvent pas d’emplois au profit de ceux qui restent dans la course et épargnent.
Suis-je clair ???
Les gains de productivité ne servent à rien si ils sont supérieurs à la croissance du pays.
Encore des propos blasphématoires ...!!!
Nécronomiquement votre

PS / Le titre de la note économique d'Unicredit sur la performance de l'économie hexagonale au second trimestre est sans équivoque : "Débâcle française"