28/11/2018

VEGAN SUICIDE

 

 

 

necronomie,sine,bulle credit,revolution,gilets jaunes,(titre inventé par Vince in the Park Chan-Wook)

Un cauchemar hante les serviteurs de la Money Power – le cauchemar de leur possible effondrement. Tous les courtisans éparpillés de par le monde, personnages politiques, publicitaires, journalistes et intellectuels, vont, s’interrogeant sur la façon de conjurer cette effroyable menace habillée aujourd’hui d’un gilet jaune.

« Qui ne parle pas avec moi et comme moi n’a rien à dire. Qui n’agit pas avec moi et comme moi est malade d’impuissance. Qui ne vit pas avec moi et comme moi veut se suicider. Tel est l’enseignement que la Money Power sème dans les médias qu’elle subventionne et sur les chaînes infos »

La dynamique de la crise s’empare successivement de tous les domaines de la vie qui pendant des décennies, sont devenus dépendants du gonflement des crédits parce qu’ils ne pouvaient pas être alimentés par une production réelle de survaleur et de la redistribution sociale de celle-ci. Cela va de l’éducation, de la culture, de la santé en passant par les  infrastructures des communes (taxe d’habitation).

Les programmes concernant les coûteuses mesures pour protéger le climat ne valent plus le papier sur lesquels ils sont écrits.

Dans cette dynamique de désintégration, les individus socialement atomisés sont qu’ils en soient conscients ou non des êtres qui fonctionnent à crédit. Qui plus est, ils ne peuvent  faire face à cette dynamique à la vitesse à laquelle elle progresse.

L’épuisement des ressources énergétiques, la crise écologique se combinent avec la crise économique. Ce qui suggère une limite économique au mode de production dominant. C’est pourquoi on voit apparaître le constat d’une économie sans croissance : la fameuse stagnation séculaire.

Reste à résoudre le problème qui consiste à libérer les besoins élémentaires des simples citoyens de la logique abstraite de la croissance au lieu de les opprimer au nom de l’écologie.

 

10/11/2016

WHITE TRASH BEAUTIFUL

 

 

crise capitalisme,crise usa,crise dollar,crise euro,brexit,trump,white trashEt que dire alors de celui qui, au centre de cette royale cour déplorable, se mirait en, lui-même ?

Que dire de ce paon qui, s’il daignait déployer sa roue, ferait de l’éventail bruissant de sa queue tant vantée surgir le majestueux arc en ciel au cœur duquel des millions de white trash et de de laisser pour compte hurleraient ce punch line « Make America great again ».

 

Hillary Clinton a perdu parce qu’elle a oublié une règle nécronomique de base :

Le sorcier qui se taillade le pouce au moment d’évoquer les ombres sait qu’elles n’obéiront qu’à son appel que parce qu’elles lapent son propre sang.

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PS : Chez les White Trash, on s'habille pas en tailleur pantalon...

https://www.youtube.com/watch?v=tj4OgWq5OmE

28/12/2015

Blocus solus et No Hell

Ce matin là, Marcel la Feignasse s'était réveillé comme tous les matins vers onze heures. Immédiatement, après avoir mis "Les Experts" sur BFM Business en replay, il avait senti que quelque chose s'était passé pendant la nuit : il avait muté.

Était ce le fruit d'une année de galvanisation sur la politique de l'offre, le dénigrement du keynesianisme ou bien la prise de conscience du poil dans la main ???

Peut être tout simplement le fait qu'il était en fin de droit au niveau du chomdu...

Toujours est il qu'une mutation s'était produite, Marcel la feignasse avait mué pour devenir Marcel le Besogneux. Il se leva donc de son lit, et se mit en action pour chercher du travail.

Maçon de son état, il se rendit donc dans une entreprise de maçonnerie dans le but d'y être recruté. Toute l'année, on lui avait expliqué sur BFM Business que les entreprises n'investissaient pas parce elles devaient d'abord reconstituer leurs marges mais que cette fois, ça y était, les marges étaient reconstituées.

Quelle ne fut pas la déception de Marcel le Besogneux lorsque le patron de l'entreprise lui annonça qu'il ne recrutait pas et préférait garder sa trésorerie parce qu'il n'y avait pas de demande, cela en partie à cause de gens comme lui qui ne travaillaient pas et n'avaient donc pas d'argent pour consommer.

Après tout, il n'avait qu'à s'en prendre qu'à lui même, il était victime de sa propre fainéantise.

Soudain conscient de la situation catastrophique dans laquelle, il s'était mise, le pauvre Marcel, désireux de se racheter se rendit à sa banque pour emprunter de l'argent pour consommer et ainsi avoir du travail. Mais là encore ce fut une fin de non recevoir. On ne prête pas d'argent à des gens qui ne travaillent pas...

La situation était bloquée. Le fantôme de Keynes ne pouvait plus la débloquer. Le pays était trop endetté et un stimulus monétaire ou un choc de demande qui consisterait à distribuer de l'argent aux plus démunis n'était plus envisageable. L'Etat ne pouvait rien faire. Plus personne ne pouvait rien faire.

Fort de cette conclusion, Marcel le besogneux, autrefois Marcel la Feignasse rentra chez lui se coucher en décidant d'emmerder tout le monde.

La mutation avait eu lieu, il était Marcel le Crucifié, l'emmerdeur de première, celui qui rachète les péchés de l'humanité en montrant aux gens que s'ils ont peur de l'enfer, ils n'ont pas à aller le chercher bien loin.