26/12/2018

Récap Nécro et remerciements nécro

Natacha Polony est elle sans culotte ?

 

1523639309_2.jpgAu début j’étais un fœtus et puis la main invisible du capitalisme m’avait tiré au dehors (ho hisse ho hisse).

JPC

 

A la question posée au détour d’un hiver 2005 de ce qu’il ferait demain, l’homme seul qu’était par force, devenu JPC, répondit : « Je chroniquerai la crise à venir… ». Ce Seppuku économique fût l’acte fondateur de sa nouvelle vie

Je m’organisais un mode de vie différent et opaque. Je consommais très peu, dépensais le moins possible et me préparais à un effondrement économique dont on sentait déjà les prémices.

La crise de 2008 et son lot de dépôt de bilan me fournit un bon carburant.

L’économie de doucereuse et banale était devenue belliqueuse et brutale. La récession était là. Elle était apprivoisée par satellite et masquée d’un loup blême pour ne pas affoler le consommateur, muselée par la machinerie méthodique des médias et des pouvoirs politiques qui refusaient de la rencontrer. Le lecteur de soixante millions de consommateurs se souvenait-il qu’il était mortel ?

Dame Hagarde la ministre de l’économie appelait à la Charia du Marché dans le cadre du Djihad pour le pouvoir d’achat : pas de jours sans achats, magasins ouverts toute l’année y compris le dimanche, soldes toute l’année. Il fallait à tous prix soutenir l’économie qui reposait sur la consommation. On ne parlait pas encore de compétitivité. Des signaux gouvernementaux motivaient les foules et propulsaient les êtres par légions leur intimant l’ordre de dépasser d’une tête ou d’un talon les peuples voisins avec lesquels nous devions mutualiser nos intérêts divergents, suprême paradoxe. De choc en pacte se précisait l’impact. Les gouvernements tous convertis au libéralisme tentaient de promouvoir l’idée ridicule que le Marché maîtrise la promesse d’un droit au bonheur dans un paradis promis dont il fallait juste prendre la direction. Un paradis de stress et de paillottes pour la légion des damnés dont les rangs grossissaient journellement et qu’il fallait convaincre que l’on avance bien mieux le ventre creux. Beaucoup se sentaient déjà plus près de la mer que des coquillages essayant difficilement de ne pas sombrer vers l’inutile et le hors d’usage.

Quant à moi, je régnais en ange des charniers. Je contemplais les sépultures d’entreprise et comptais les plans sociaux qui précipitaient les salariés perdants du haut des tours vers les banlieues avoisinantes dont ils ne sortiraient plus jamais. Je venais d’inventer un métier : Nécronomiste. Il ne me restait plus qu’à chercher comment en tirer des revenus pour pouvoir en vivre. Ce n’était pas une mince affaire mais lorsqu’on l’on veut vraiment quelque chose on finit par y arriver…au pire, on meurt. Mon plan était simple : Rien ne pouvait m’arriver. Il ne me restait plus qu’à tyranniser les bobos comme Bélial ses laquais. Je les exhorterais à m’écouter, à se tenir avec moi au bord de la récession. Puis, je m’en irais vers d’autres cieux les abandonnant dans la Très Grande Dépression. Là où les chiens noirs n’arrêtent jamais d’aboyer et où l’aube n’arrive jamais ; Je m’en irais en les laissant seuls avec leurs tourments. N’avaient-ils pas crus après tout que l’austérité payerait le loyer des pauvres. Trop occupés à disserter sur  le réchauffement climatique et la transition intestinale que seule procure l’agriculture biologique.

Le blog crée en 2007 me permit de rencontrer des gens extrêmement intéressants que je remercie tous pour leur soutien et leur collaboration. Ce blog leur appartient autant qu’à moi. C’est ce blog qui donna naissance au livre « Crise et Mutation » qui n’a pas pris une ride et dont modestement on peut encore mesurer le caractère visionnaire.

Remerciements Nécronomiques

24/11/2018

Gilets jaunes japonais séquence musicale du week

 

hqdefault.jpg1971

 

Appel à l'émeute, à l'insurrection, à la lutte armée contre la police et les politiques

 

Premier 45 tours du MC5 japonais, ZUNOU KEISATSU censuré dés sa sortie

https://www.youtube.com/watch?v=nh8kLVdlggc

 

https://www.youtube.com/watch?v=Y0tRj-3_yBY

 

16/11/2018

Gilets jaunes,colères noires,zombies

 

 

le-serpent-se-mord-la-queue.jpegDe Macron à Trump, nous vivons dans une ploutocratie mondiale. La colère des "Gilets Jaunes" identifiée comme la colère des classes moyennes, nous repose une question (chère à Huzun):

les classes moyennes sont-elles naturelles ?

Une grande fortune perdure de génération en génération, une grande pauvreté aussi.

Toutefois le statut de classe moyenne ne s'est jamais révélée être stable sans un peu d'aide. Tous les exemples, de classes moyennes stables ont eu recours à des interventions keynésiennes ainsi qu'a des mécanismes durables comme les couvertures sociales par exemple pour tempérer les résultats du marché.

C'est toute la difficulté voire l'impossibilité à laquelle se trouve confronté le gouvernement. Ne plus pouvoir à cause de l'endettement opter pour une politique Keynesienne. On ne peut quand même pas officiellement  créer des taxes ou des impôts pour financer des taxes ou des impôts.

Le gouvernement aura beau mettre en parallèle ce qui baisse et ce qui monte, le gens ne voient que ce qui baisse et ne veulent se livrer à des travaux comptables budgétaires. Ce qui est rendu trop cher par les taxes  doit baisser...Point barre…

Les économistes Keynesiens admettaient l'existence de corner ou d'ornières mais pensaient que l'on pouvait intervenir pour repousser à l'infini le blocage total mais il a été décidé par la ploutocratie que l'infini avait été atteint.

Ce blocage, nous y sommes et le gouvernement si il ne cède pas devra expliquer à des millions de gens qui l'ont perdu de vue que les classes moyennes ne sont qu'une invention du capitalisme pour combattre le communisme.

Bref que les classes moyennes ne sont qu'une légion de zombies comme je le dis souvent.

Mais bon ne dit-on pas, lorsqu'il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre

PS : j'ai entendu dire que du côté de La Rochelle, les zombies s'apprêtaient à bloquer un centre commercial.

Souvenez vous dans les bribes de leur cerveau mort, les zombies répètent les gestes qu'ils faisaient le plus de leur vivant (les courses).