26/05/2019

On hérite ou on mérite, en France les deux vont de pair !

Désormais avec le concept de société du mérite, la possibilité de réussite professionnelle et d’épanouissement dans la consommation se voit menacer par ceux qui ne souhaitent ou ne peuvent pas s’élever. Tout cela dépendant de l’individu et non plus de la collectivité.
La réussite face à la concurrence, ainsi que les promesses de l’univers de la consommation, seraient l’expression de la volonté de réussite individuelle. De l’autre côté, l’échec révèlerait les déficits personnels, et c’est sur ces déficits qu’on demande à ceux qui sont déjà perdus pour le système de travailler. S’ils ne le font pas bien, on les «aide» volontairement avec les moyens coercitifs de l’Etat social sous la bannière du slogan cynique des « droits et des devoirs». La caractéristique centrale du processus de crise capitaliste, c’est-à-dire le fait qu’une partie de plus en plus grande de la population devient superflue, peut ainsi disparaître derrière la façade de la responsabilité individuelle. Le fait que «ça» n’allait plus très bien, qu’il devenait difficile de s’en sortir, que les dettes s’accumulaient, tout cela relevait uniquement de la responsabilité des sujets individualisés. L’évacuation de la logique capitaliste de l’exclusion, à travers la projection sur l’individu, va de pair avec la création d’une société basée sur la volonté de la réussite et du mérite. L’exclusion hors du système du travail et de la valorisation entraîne l’expulsion hors du «collectif du mérite». Si par contre on veut y rester intégré, cela demande une autodiscipline inconditionnelle ainsi qu’une soumission aux impératifs de la concurrence comme viennent d’en faire l’expérience les salariés de chez Cora qui doivent travailler le dimanche.

Ainsi se crée un mythe progressiste de notre propre avenir qui voit sa réalisation menacée par les «bons à rien». C’est de leur faute si toute la potentialité productive ne se réalise pas pleinement et que la société du mérite tombe en désuétude.

 

24/02/2019

Mon avissionnaire

heli.jpg

 

 

mario-draghi-gift.jpgChers amis nécronomistes, je pense avoir trouvé la suite des évènements et particulièrement la manipulation qui va suivre de la Money Power après les élections européennes pour nous remercier d'avoir bien voté et de ne pas entraver la marche forcée vers le fédéralisme comme il était défini dés le départ par les tenants du grand Kapital.

Aujourd'hui dans les pays de la zone Euro, la consommation fait du sur place et tous les pays sont frappés par le manque de pouvoir d'H.A.

Devant pareil blocage, le quantitative easing tel qu'il a été pratiqué jusqu'alors ne s'est pas avéré particulièement efficace. L'argent ayant du mal à sortir du coffre fort des banques pour atterrir dans l'économie réelle., je fais donc le pari osé que la solution pour faire face à la colère des peuples et les réconcilier avec l'Europe se fera de la manière suivante

HELICOPTER MONEY

initié par Milton Friedman en 1969 et repopularisé par Greenspan dans un article en 2002, il existe trois sortes d'Helicopter Money.

La première l'annulation des dettes souveraines par leur rachat. Pour info la BCE détient 26% de la dette publique européenne.

La deuxième consiste à financer des grands travaux directement par la BCE

Enfin la troisième, celle qui je pense sera retenue, un transfert de monnaie directement aux entreprises et aux particuliers.

Pourquoi je crois en cette solution, tout simplement parce que l'on ne s'en sortira pas avec pour seule stratégie de réduire les dépenses publiques ou de diminuer les salaires pour retrouver de la compétitivité.

Le moins que l'on puisse dire est que cette stratégie ne recueille pas l'adhésion des peuples et contribue à la détestation de l'Europe et les pousse à des manifestations de plus en difficiles à contenir.

Surveiller et punir n'est pas un programme économique.

Comme je l'écris depuis si longtemps le vrai danger c'est la japanisation, la trappe à liquidités avec des investisseurs qui n'investissent plus et des consommateurs qui ne consomment plus. Le Japon n'en n'est jamais sorti malgré des milliards de yens qui n'ont servi à rien si ce n'est à bétonner le pays.

c'est pourquoi le vrai danger est la déflation, un danger mortel pire que la dette et suicidaire pour les pays de la zone Euro.

Gageons, que le successeur de Draghi, si d'aventure les partis eurosceptiques ne prennent pas le pouvoir , calmera les ardeurs souverainistes avec de l'Helicopter Money en direction des menages et des entreprises afin que tout ce monde puisse CONSOMMER en disant merci l'EURO

relire ma note visionnaire du 28 12 2008 plus de dix ans j'annonçai la couleur les taux zéro et la suite

http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archives/tag/...

 

PS vous le noterez, je suis hyperpositif aujourd'hui...des opiacés ne point trop abuser...

 

13/01/2019

Dernières lueurs avant le crépuscule

Bernard-Henri Levy sur les gilets jaunes

"C'est un vrai mouvement social. Mais animé par des passions tristes, mortifères, nihilistes.

" Le consommateur zombie ne peut être que mortifère, ça tombe sous le sens"

JPC

 

 Femme d'un grand philosophe en string hypermarket non mortifère

arielle3.jpg

 

 

Que nous apprennent les propos  de Marlene Schiappa qui veut identifier les donateurs de la cagnotte du boxeur, de Castaner qui dit que les manifestants seront complices des casseurs ? Sans oublier évidemment la cagnotte des forces de l’ordre à plus d’un million d’euros (qui sont les donateurs Madame Schiappa ?). Semaine après semaine toujours le  même discours, merci et bravo aux forces de l’ordre…

L’État social est progressivement, et pourtant de manière cohérente et sans relâche, en train de se transformer en un État policier,  un État qui protège de façon croissante les intérêts des corporations globales et transnationales de la maison Business France alors qu’il élève le niveau de répression et de punitions sur le front domestique.

Les problèmes sociaux deviennent de plus en plus criminalisés. La répression s’accroît et remplace la compassion. Les vrais problèmes, tels que le pouvoir d’H.A, le marché du logement  et le chômage massif sont négligés en faveur d’une politique d’endiguement, associée à la discipline et au contrôle. Les Français n'ont pas le sens de l'effort, ils sont donc responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent. Pas de réconfort sans effort. C'est bien connu. Dans les démocraties de Marché, l'acte d'achat est plus important que le droit de vote car notre avenir commun se détermine au centre commercial qu'il soit virtuel ou réel. L'individu est donc intégré par son acte de consommation qui définit aussi son identité et son statut social. Lorsque le consommateur ne peut plus séparer le fait de vivre du fait de consommer et que le fruit de son travail ne lui permet plus qu'assurer ses besoins premiers, il devient un consommateur zombie dans une société où l'on ne cesse de nous faire confondre la vie avec une accumulation de gadgets.

 

gilets jaunes,evolution,rebellion,consommation,pouvoir acaht,pouvoi r on achat,futur,insurrection

La proximité de déserts économiques ruraux et de banlieues s’étendant et absorbant toujours plus de  consommateurs zombies , Not In The Labour Force susceptibles de ne plus jamais produire, demande une politique ségrégationniste plus stricte et des mesures de sécurité extraordinaires. De peur que la santé de la société et le  fonctionnement "normal " du système, ne soient mis en danger. Il s'agit donc pour survivre de se consacrer quasi exclusivement à la séparation étanche du consommateur zombie et à sa neutralisation afin que celui ci ne viennent perturber la société En Marche repliée dans les citadelles métropoles.

 

Le consommateur zombie doit  être déplacé vers de lointaines décharges : les territoires périphériques ou les banlieues avoisinantes, modernes oubliettes. C'est ainsi qu'il est placé fermement hors des frontières de la « vie normale »par la gentrification et le prix du mètre carré.

Merci et bravo aux forces du désordre

Séquence musicale

 https://www.youtube.com/watch?v=WsFfHdqNOWIséquence musicale