20/02/2008

Mort à Crédit (suite)

85db1377a9e1cec359cb7cbe911cb13d.jpg


"Je ne crois pas à une crise du crédit pour les particuliers en France",
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

Du prêt étudiant au crédit à la consommation, du crédit voiture au crédit immobilier, du corps épris de pureté du jeune adulte au corps parfait de l’homme mature, le diable œuvre à notre avancement, qui nous ramène par les voies du désordre à notre état originel sur le chemin du tout ou rien.
Car l’on répugne à convoquer le Crédit sanctifié par la spéculation moderne, moteur de nos économies basée sur la consommation et non sur la productivité (pour cette raison, il faut arrêter de culpabiliser les chômeurs et les rmistes car les dépenses sociales contribuent au PIB car tous ces gens consomment…et sans les 38 milliards de déficit annuel de la France qui sont autant de dépenses publiques et sociales, nous serions déjà en récession).

Du balancier des déficits chaque cadence dessine l’Amen.

C’est pour cela, que notre Président parle tant de religion et de politique de civilisation car désormais il va falloir que les pauvres restent tranquilles dans l’attente d’une vie meilleure
Qu’ils ne connaîtront pas ici bas ou tout du moins dans les quatre années qui vont suivre, période que les historiens nommeront plus tard « La Très Grande Dépression » (2008-2012)
Et qui ne signifie rien d’autre que la perte du bonheur dans les démocraties de marché tel que le très sérieux Robert E.Lane ,Professeur de sciences politiques à Yale l’avait prophétisé dans un ouvrage visionnaire « The Loss of Happiness in Market Democracies » qui ne fut pas un grand succès commercial (on s’en doute avec pareil titre… ! ! !).
Devant chaque consommateur, il y a un balcon sur une abîme.
Le balcon du crédit s’effondre, le ciel de la consommation devient inaccessible, reste l’abîme…

Oubliez la crise des subprimes et ses 400 milliards de dollars perdus car en réalité, je peux vous l’annoncer, pour connaître l’ampleur réelle, vous pouvez multipliez par 10, autrement dit 4000 milliards de dollars.
Ce n’est pas 3 millions de personnes qui vont perdre leur logement aux USA, c’est en réalité de 15 à 20 millions de personnes qui vont disparaître dans les nimbes de l’enfer de la consommation.
Pourquoi ? tout simplement car la valeur des biens qu’ils on achetés va diminuer de 30 à 50 % autrement 15 à 20 millions de personnes sur le seul territoire américain (cela sera pareil en Europe) qui vont désormais devoir rembourser des crédits sur des biens qu’ils auront acheté le double ou le triple de leur valeur.
L’économie Américaine étant basée sur la mobilité, c’est autant de travailleurs pauvres qui vont se sédentariser en travaillant plus pour s’appauvrir (nouveau concept).
La crise du crédit est mondiale et marque l’explosion d’une bulle qui aura duré 60 ans.
Pire l’économie américaine est prisonnière d'un cercle vicieux qui s'étend à toute la planète. La crise financière qui touche les USA a déclenché un fort resserrement du crédit qui aggrave la récession dans ce pays, entraînant des pertes importantes sur les marchés financiers, ce qui frappe toute l'économie mondiale car en plus de la crise dans l’immobilier, les défauts de paiement sur les cartes de crédit, les prêts automobiles et les prêts étudiants vont fortement augmenter
Ainsi le total des encours des cartes de crédit aux Etats-Unis avoisine les 1000 milliards de dollars et que les dettes par carte de crédit se montent, en moyenne, à 10 000 dollars par foyer ( chiffre d'avant la crise qu'il faut maintenant multiplier par 2), mais comme pour les Crédits immobiliers, cent milliards de dollars de dettes de cartes ont été titrisées et s'échangent sur les marchés mondiaux. Soit un quart de ce que représentaient les «subprimes» officiellement…
Petit problème, il n’y a dans ce cas aucun bien à saisir, juste des dettes qui ne seront que très partiellement remboursées.

Qu’importe, il nous faudra sortir de cette période ou l’abondance des biens de consommations ne marque plus que le signal d’un dégout généralisé de ceux qui ont cru que c’était possible pour qui se lève tôt et où l’acte d'achat passe pour une preuve de liberté plus importante que le vote…
C’est avec cela qu’il va falloir rompre…

Nécronomiquement votre

11/02/2008

Cartes de crédit : c’est vous qui payez…

ad203b68fd0f16360f759339f6fcb3f9.jpg



Ainsi que je vous l’annonçais, la crise du crédit contamine dans la phase 1 la consommation via les cartes de crédit…
Chez les opérateurs de cartes, c’est désormais « sauve qui peut… » et ils peuvent afficher au grand jour leur avidité et leur manque de scrupule.
L’équipe COFIDIS, si elle avait été présente au prochain tour de France, se serait fait caillasser…

Les exemples qui suivent vous permettront grandement de bien comprendre la situation hallucinante dans laquelle nous nous trouvons et pourquoi, elle ne peut trouver d’issue hors la Très Grande Dépression :
En Angleterre, l’épuration est commencée, 161 000 personnes ont reçu la semaine dernière une notification de leur société de crédit (une filiale de Citigroup, banque leader mondial, récemment renflouée par les fonds souverains d’Abu Dhabi), leur indiquant que leur cartes étaient inutilisables mais que les crédits continuaient naturellement...
C’est ce qui s’appelle payer pour zéro service…

Aux USA, l’approche est différente car, plus le risque d’insolvabilité est important, plus votre taux d’intérêt est élevé) bref, plus vous êtes pauvre…plus vous payez cher…(il fallait y penser)

Bank of America, la deuxième banque américaine, a été durement touché dans la crise des subprimes et le bénéfice net a fondu à 268 millions de dollars contre un bénéfice de 5,26 milliards de dollars un an plus tôt, ce qui a réduit son bénéfice net par action à 5 cents après 1,16 dollar sur les trois derniers mois de l'année 2006.
Autrement dit les actionnaires cherchent à se refaire ou à se sauver de la déroute

Bank of America, vient donc d’envoyer un courrier notifiant à certains des clients possesseurs de carte de crédit, jugés à risque par leur taux d’endettement qu’elle augmentait unilatéralement les taux, et LES DOUBLAIT …
Allant pour certains jusqu’à 28 %

Il n'est donc pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que quelqu’un qui avait déjà du mal à rembourser à 14% aura encore plus de mal à rembourser à 28%.

La bulle de 60 ans dans laquelle nous avons vécu explose avec en elle, toutes ses contradictions.
Il est désormais clair que les tensions entre les riches et les pauvres vont s’accroître et que cette période aura des conséquences sociales.
Les raisins de la colère…commencent à titrer les journaux américains…

Nécronomiquement votre