13/01/2014

Personne ne sortira d’ici vivant (Même pas né…)

 

En France en 2014, à l’angoisse de se trouver un matin au chômage et privé de subsistance, se mêlait la crainte de perdre ses chaînes et de révoquer la dépendance à une société qui opprime sous couvert de protéger.

Qui n’a jamais vécu des matins gris où des ongles sur la peau viennent nous sortir d’un sommeil sans fin, torpeur végétale d’un été indien devenu hiver de force… ???

« hey, je travaille moi… » Heureux (se) privilégié(e)… !!!

Rompre avec la culpabilité dans le théâtre des désolations dont nous n’étions malgré nous que des marionnettes ou des otages délocalisés dans notre propre pays sans passer par la case antidépresseurs, anxiolytiques et autres joies de la sérotonine en barre agrémentée de dopamine devenait mission impossible.

La vie s’écoulait entre ordonnances et prélèvements obligatoires… Une suite de compétition qu’il nous fallait toutes gagner pour avoir le droit de jouer encore et Angkor...

Apres tout qui est compétitif ? Le décloisonnement vie publique, vie privée nous apprenait que même les femmes de Président ne le sont pas ou ne le restent que juste un instant...

Les aspérités concurrentielles qui autrefois faisaient notre différence devenaient des tatouages indélébiles, cicatrices spatiales intra connectées de celui qui n’avait pas accepté que l’on aliène sa liberté par un crédit de trente ans, juste contrepartie d’un boulot qu’il n’aimait pas et d’une femme qu’il n’aimait plus.

Donner les clefs de sa personnalité au monde entier pour espérer rencontrer l’amour et le travail devenait la condition sine qua non, pour celui dont l’ADN allait être inscrit dans son smartphone et qui serait soigné en fonction de son forfait téléphonique.

Intégrer le génome humain dans le tel portable. Tel était le plus grand projet de Google qui, comme chacun sait, s'intéressait au marché de la dépendance à la vie. Sous couvert de te sauver la vie, il te fallait laisser tes empreintes biométriques.

Plus fort encore,  les japonais venaient de mettre au point un système d’échographie qui permettait aux parents qui le souhaitent de garder un souvenir éternel de leur enfant et d’avoir une modélisation parfaite du fœtus via une imprimante 3D.  Cela concernait également les femmes qui avaient perdu leur enfant. Le tout présenté dans une boite à bijoux…

 Autrement dit, il n’était plus nécessaire d’être né pour exister. La boucle était bouclée.

Notre vie devenait une obsolescence programmée par l’E-conomie.

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13/04/2008

Calendrier des révélations et compte a rebours

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Jour après jour, depuis plus d’an, l’histoire me donne raison…
En d’autres circonstances, j’aurai savouré ce moment, mais être le prophète et le chroniqueur d’une Très Grande Dépression associée à une perte de bonheur dans les démocraties de marché, n’apporte pas de jubilation (hors vos commentaires...).

Depuis plus an, alors qu’un bulletin météo mondial nous annonce un Tsunami
beaucoup de gens sont encore sur la plage, pratiquant le surf ou se laissant bronzer économiquement parlant, bercés par des médias qui s’auto-censurent, histoire de ne pas faire paniquer le chaland qui doit se rendre au centre commercial.

Ainsi fonctionnent les démocraties de Marché.

Jour après jour, pourtant, les nouvelles tombent comme la guillotine sur la tête du condamné
Je vous en laisse juge :

ça commence Vendredi avec le G7 qui aimerait que les banques accélérent le « calendrier des révélations » (voir ma note du 25 03)
WASHINGTON (AFP) - Les grands argentiers des pays les plus industrialisés ont jugé vendredi que les perspectives de l'économie mondiale s'étaient dégradées et ont laissé cent jours aux banques, par qui la crise est arrivée, pour faire toute la lumière sur leurs pertes potentielles.

Samedi, même endroit mais autre organisation mondiale le FMI
La hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles conséquences pour la planète entière, allant jusqu'à la guerre, si rien n'est fait pour l'endiguer, a souligné samedi à Washington le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

Ce qui passe avec les spéculations sur les matières premières ne signifie rien moins
Que les marchés financiers, dans leur délire autiste, ne rèvent que de survivre en anéantissant toutes les formes d’économies qui leur permettaient de vivre.

Autant que je vous le dise par avance, la semaine prochaine va être terrible, beaucoup de banques américaines doivent publier leur résultat.

Nécronomiquement votre