09/03/2020

Les décombres

 

 

coronavirus,comprendre la crise,déflation,stagnation séculaire,bulle verte,dettes souveraines,banquiers centraux,très grande dépression,futurLa dégringolade actuelle des bourses est la plus forte enregistrée depuis la faillite de la banque Lehman Brothers à l’automne 2008. Depuis les années quatre-vingts, l’industrie de la finance est devenue l’industrie de base du système capitaliste mondial et a subi régulièrement des échecs. Mais avec les événements actuels et le choc exogène du coronavirus qui vient s’ajouter à l’incapacité de relancer les économies naturellement, la crise a pris une nouvelle ampleur. Lors de toutes les crises précédentes qui touchaient les centres capitalistes, c’étaient toujours les banquiers centraux qui jouaient le rôle de pompier suppléant les États. Aujourd’hui les pompiers d’hier sont le foyer de l’incendie.
Ce déplacement du point de départ de la crise n’est pas le fait du hasard, c’est la conséquence logique de la manière dont on a tenté de résoudre les crises précédentes. Que ce soit lors du krach de la nouvelle économie ou à la suite de la grande crise des marchés financiers de 2008, le soin d’enrayer la spirale descendante de l’économie mondiale était laissé aux banquiers centraux. Au moyen d’une politique de l’argent pas cher (taux d’intérêts bas voire négatifs), les banques centrales fournissaient la matière première pour la création d’une nouvelle bulle spéculative encore plus importante puisque les investisseurs avaient la garantie d’être sauvés à tout moment, il n’y avait donc plus de prise de risques. La capitalisme idéal…
Avec cette politique de planche à billets, les banquiers centraux ont freiné la chute de ce qu’on appelle l’économie réelle : l’augmentation toujours plus rapide de la dette devait servir de tampon jusqu’à ce que la dynamique de création de l’économie réelle se trouve une nouvelle sphère prometteuse et privée qui relance la machine.
Dans un premier temps, cette approche a donné satisfaction et certains « experts » estiment que Mario Draghi a sauvé l’Euro alors qu’il n’a fait en réalité qu’ajourner l’échéance de la catastrophe. Depuis plusieurs années, la conjoncture mondiale restait faible mais par la suite en raison du déversement d’argent gratuit de nouvelles bulles successives, comme celle de l’immobilier ou des Marchés actions se sont créés. Grâce à cette politique de taux d’intérêts extrêmement bas, et la nationalisation des pertes de la spéculation, on a réussi à éviter l’effondrement des marchés financiers et même à les faire monter à des plus hauts jamais vu.
. Les programmes de soutien à l’économie comme les baisses de charges en France ou d’impôts aux USA ont permis de stabiliser l’économie réelle, mais la production de l’industrie financière privée est restée en dessous du niveau qui aurait permis une limitation de l’endettement public. Beaucoup d’investisseurs préférant acheter des dettes souveraines, ou des dettes de sociétés cotées plutôt que d’investir dans l’économie réelle.
. Aujourd’hui l’endettement des États est devenu la bulle la plus importante de l’industrie financière.
Depuis la politique économique se trouve devant une question insoluble. D’un côté l’expansion de l’endettement étatique doit se poursuivre afin d’éviter une déflation. En même temps, les États doivent en permanence annoncer le retour vers des budgets équilibrés afin de maintenir leur propre crédibilité pour contracter de nouveaux crédits. Ce casse-tête représente l’arrière-plan de la prochaine très grande crise car dans le contexte actuel les endettements des pays comme la France qui dépasse allègrement les 100% vont être dépassés très largement
Dans la situation actuelle, il n’existe plus que deux solutions
1- Une politique budgétaire qui va accroitre considérablements les déficits et tant pis pour les fameux 3% de Maastricht et tant pis pour l’endettement des générations futures.
2- Une option monétaire
C’est-à-dire pour les banquiers centraux aller plus loin dans les taux négatifs ou racheter encore plus d’emprunts des États en difficultés ou des sociétés en difficultés avant qu’elles ne deviennent ce qu’on appelle dans le jargon des entreprises zombies.
Cela était considéré il y a quelques années comme le plus grand péché contre la stabilité monétaire et cela non sans raison : une banque centrale qui stocke, pour garantir la stabilité monétaire, à la place de titres rentables des créances pourries déplace la crise sur un nouveau terrain. La dévalorisation de l’endettement public est ajournée et la conséquence est une dévalorisation rampante de l’argent.
La prochaine étape logique du processus de crise est le passage de la crise des budgets étatiques vers la crise du médium argent puisque tous les prix sont faux avec l’argent gratuit.
Le capitalisme dépasse ses crises en préparant les suivantes, toujours plus importantes. Karl Marx disait déjà cela, mais jamais la transmutation du moyen d’éteindre la dernière crise en combustible pour la prochaine crise ne s’est faite aussi rapidement.

 

 

29/12/2019

Greta Thunberg est elle un cyborg ?

Titre trouvé par Marie

 

Nos amis allemands commencent à comprendre ce que j'explique depuis plus de dix ans l'arnaque de la bulle verte, le recyclage du capitalisme

relire ma note de 2008

http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archive/2008/...

Bref voici ce qu'en disent nos zamis teutons

En l’absence de nouvelles percées économiques et technologiques et face au déclin croissant des secteurs financiers et industriels, un grand malaise économique et social s’est propagé dans tous les pays occidentaux. Ce mécontentement large et croissant des masses, de plus en plus exprimé en paroles et en actes, a commencé à ébranler les fondements des élites dirigeantes de l’argent et de leurs experts achetés et payés dans les instituts scientifiques et dans les médias.
Du point de vue des élites dirigeantes, il y avait donc un besoin urgent d’une „réforme“ qui conduirait les masses populaires à renoncer volontairement et à céder volontiers une partie de leur pouvoir d’achat déjà fortement réduit à l’Etat pour une bonne cause sans émeutes dans la rue. Dans cette situation plutôt désespérée, les „ingénieurs sociaux“ et les manipulateurs de masse au service des „élites“ ont réussi un véritable coup de génie avec l’invention et l’exploitation RP de Greta Thunberg.

https://kenfm.de/un-faux-sauvetage-climatique-pour-sauver...

07/09/2019

En route vers la déflation et la trappe à liquidités

 

 

 

deflation,fin partis politiques,recession mondiale,effondrement capitalisme,panique,bulle verte,ecologie,trappe a liquiditésDans une interview à la Croix, Bruno Le Maire semble se rendre compte de la situation

https://www.la-croix.com/Economie/France/Bruno-Le-Maire-L...

Dans le même temps, Le Maire vient d'annoncer sa plus grosse levée de fond : plus de 10 milliards d'Euro en une journée et en taux négatifs à quinze ans. Autrement dit, de grands investisseurs sont prêts à perdre de l’argent pour prêter à un horizon aussi lointain que 15 ans. 

Pour ceux qui doutaient de la crise et du grand effondrement, en voici la parfaite démonstration. C'est la panik dans l'hyperMarché mondial ! Dans ce contexte mieux vaut perdre un peu que tout perdre et prêter à un Etat reste ce qu'il y a de plus sûr.

En 2008 soit il y a onze ans, j'avais annoncé la prochaine bulle : la bulle verte

http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archive/2008/...

En 2010, j"annonçai en simultané la destruction de la valeur d'échange, la vision critique du consumérisme qui allait se développer, le déclin des partis politiques, les émeutes et la mise en place de la supra bulle, j"annonçai également la stagnation puis la déflation et la trappe à liquidités

Sans faute pour JPC

La preuve

http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archive/2010/...

 

Si c'est pas être visionnaire ça !