28/10/2008

Une idée de l'ampleur des dégats

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Entre 2000 et 2007, les Etats-Unis ont produit des biens de consommation et des services d’une valeur de 92 500 milliards de dollars mais en ont consommé pour 97 000 milliards, soit une différence de 4 500 milliards de dollars qui a été empruntée sur la base du credit hypothécaire et des subprimes opération rendue possible par la bulle immobilière.
Contaminés du crédit depuis des décennies, les consommateurs américains se conduisent comme de véritables drogués, c'est en tous cas ce que ces chiffres laissent apparaître.
Dans ces conditions, générer de la dette à travers une politique de relance néo Keynesienne , c'est forcément générer de l'impôt à terme sans traiter les racines du mal.
Bref, il faut soigner les contaminés faute de quoi ils passeront leur vie à s'endetter pour acheter des merdes qui ne servent à rien
et le reste du monde continuera à payer l'addition puisque nos banques achètent la dette des pauvres américains...
Voilà un diagnostic...

Imaginez ce que cela va donner lorsqu' il y aura des taux zéro voir négatifs. Ils vont déferler à nouveau comme des zombies dans les centres commerciaux en toute irresponsabilité.
Rappellons quand même que la crise actuelle est déjà dûe à des politiques de taux très bas...

La vérité, c'est qu'il va falloir modifier en profondeur ses habitudes de consommation et que cela prendra plusieurs années.
On ne sort pas d'une crise comme celle là pour repartir comme avant.
Trop de victimes vont rester sur le carreau ou en survie artificielle.
La décontamination sera longue et doit faire partie d'un vrai projet de société mondiale mais ce projet est une idée aussi utopique que la révolution de Besancenot.

Laissons donc la parole à l'un des pères refondateur du capitalisme à savoir Saint Thomas d'Aquin



Les lois humaines laissent certains péchés impunis en raison de l'imperfection des hommes; elles priveraient, en effet, la société de nombreux avantages si elles réprimaient sévèrement tous les péchés en appliquant des peines. C'est pourquoi la loi humaine tolère l'usure, non qu'elle estime qu'elle soit conforme à la justice, mais pour ne pas porter tort au grand nombre.



Je vous laisse en tirer la confusion...



06/10/2008

Le désarroi de l'elève Rouillan (suite)

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Lorsqu'on découvre Olivier Besancenot, le fonctionnaire révolutionnaire en photo dans le New York Times, on croit tout d'abord avoir une hallucination, on se dit ensuite que le monde va décidément très mal et a basculé dans la TGD.
(D'autant qu'il est vêtu d"un tee shirt BOSS destiné à capter les jeunes de banlieues et leur montrer qu'il partage leur amour des Marques)
Mais lorsqu'on, voit dans la rue les manifestations à NYC de plus en plus véhémentes de Main Street contre Wall street,
on comprend le lien avec la photo de Besancenot car dans l'Union des Républiques socialistes d'Amérique, la colère gronde :
Après, les pauvres déjà décimés, l'épuration ethnique des classes moyennes va commencer avec le plan Paulson.

Dans ces conditions, nous pouvons nous targuer en France d'être à l'origine des deux systèmes économiques de demain :

La capitalisme Refondé et moralisé.
La révolution fonctionnarisée

Dans ce climat ubuesque, il était évident que le pouvoir n'allait pas laisser Jean-Marc Rouillan éminent ennemi armé du capitalisme, en liberté. Son passage au sein du NPA de Besancenot n'a pas rassuré les autorités qui lui préfèrent et de loin le facteur révolutionnaire adepte de la non-violence et des plateaux TV.
Jean-Marc ne doit pas en revenir de voir autant de révolutions mondiales en cours et doit rêver secrètement d'y amener sa valeur ajoutée, se disant qu'il est sorti au bon moment car finalement en vingt ans, rien n'a beaucoup changé et le maquillage s'en est allé.


Nécronomiquement Votre