27/07/2019

La mort de la grève

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La grève telle que nous l’avons connu est morte. Aujourd’hui le capital est en mesure de laisser pourrir toutes les grèves, nous l’avons bien vu avec la SNCF ou même les hôpitaux. Au mieux, la grève arrache au capital ce qu’il aurait de toute façon concédé à terme. Si donc la lutte des classes s’enlisent dans les rapports sociaux orchestré par le gouvernement, cela veut dire que seule une irruption, un surgissement désordonné comme celui des Gilets Jaunes est capable d’influer le cours des choses
Il faut donc ne plus appartenir à une instance représentative ou à une instance historique. Seuls ceux qui échappent au tourniquet de la production et de la représentation peuvent en dérégler les mécanismes et peuvent fomenter une lutte en dehors du pré carré installé par la politique.
Beaucoup de français sont déjà exclus de la représentation nationale, le surgissement désordonné qui a vu s’allier autour du pouvoir d’achat 1/3 d’électeurs du rassemblement national, 1/3 de la France insoumise et un dernier tiers qui n’appartient à aucune sensibilité prouve qu’un combat contre le libéralisme peut rencontrer des aspirations aussi diverses que variées. Même des royalistes et des vendéens…Parmi les GJ, grand nombre de jeunes qui habités par une indifférence sauvage au travail rationnel analysent comme un jeu truqué où l’on perd cette collectivisation forcée par le travail que l’on a érigé en valeur suprême et dont on a fait une morale et une culture presqu’un mythe alors que le travail n’est rien de plus qu’un bien de redistribution sociale qu’il faut cher payer.
Comme Marx l’avait analysé, le capital n’a pourtant besoin de moins en moins de force travail pour fonctionner alors qu’on exige de lui qu’il en fournisse de plus en plus. La roue carré a de plus en plus de mal à tourner. Dans le ghetto où j’habite les perspectives d’emploi pour la jeunesse oscille entre sécurité dans la grande distribution, maître chiens dans les entrepôts ou autoentrepreneurs livreurs pour Amazon. Quel bel avenir ! Et pourtant cette jeunesse pour l’instant n’a pas fait jonction avec la France périphérique que l’on a vu manifester et continue d’attendre les promesses d’un système qui a fait migrer leur parent.

18/03/2019

le chemin de la Nécronomie et le sentier du rebelle

 

Enchaîner les jeunes à la dette est une façon de les forcer à accepter l'exploitation, et de détruire par avance leur capacité d'organisation et de révolte contre la violence du capital. Présenter comme une opportunité extraordinaire aux jeunes générations la possibilité de reconstruire ce que leurs ainés ont détruit relève du pur foutage de gueule. Le recyclage du capitalisme et surtout l’opportunité de revendre tout à tout le monde approved by Ecology est perçu par la Money Power comme un relais de croissance alors qu’en matière d’écologie, ce qu’il nous faudrait surtout, c’est un relais de décroissance.

Dans ce contexte, si les gouvernements  sont incapables de dissiper la réalité (pas le sentiment) de l’injustice sociale que la dette et l’austérité produisent, si les travailleurs précaires sont incapables de trouver les moyens de l'autonomie financière, la vague de révolte qui a grossi durant cette dernière décennie du XXIe siècle va gonfler jusqu'à former une marée. Là uniquement est l'issue. Dans un surgissement désordonné comme celui auquel nous assistons avec les gilets jaunes qui demandent un RIC.

Franchement, je ne pense pas que l’encartage politique soit un bon traitement pour notre maladie. Pas plus qu'une présence à des élections pipées d'avance.

 

La plupart des gens savent désormais que la dictature financière détruit leur vie ; le problème est de savoir quoi faire. 

Il est possible que rien ne puisse être fait, que le pouvoir soit si établi dans les automatismes réglant la vie quotidienne, liant nos échanges et infiltrant nos mots, que le biocontrôle financier ne puisse être défait ou évité.

Alors, que faire quand il n'y a plus rien à faire?

J’avais autre fois tenté dans Crise et Mutation de répondre à cette question avec le philosophe corse Charles Antoni.

Je pense que la nécronomie cynique est la solution.

C'est-à-dire l'inverse de la participation, l'inverse de la responsabilité, l’inverse de la foi. Les gouvernements nous exhortent à participer à leur grand débat. Les économistes, nous exhortent à être responsables, à travailler plus, à consommer, à stimuler le Marché. Tout comme des prêtres pédophiles qui nous exhorteraient à croire.

Si vous suivez toutes ces injonctions programmées à la participation, vous êtes piégés. Ne jouez pas le jeu, n’attendez aucune solution de la politique, ne vous attachez pas aux choses, n’espérez rien. Je concluerai en citant un grand philosophe :

Le cynisme est ce qui peut être atteint de plus haut sur la terre. Il faut pour le conquérir, les poings les plus hardis et les doigts les plus délicats. 

 Nietzsche

Ecce homo

14/03/2019

Pour ceux qui n'ont pas vu l'Emission

https://www.youtube.com/watch?v=C53yyBHoB0E