01/06/2019

En route vers le (révolution) la TGD (Très Grande Dépression)

A Gabelle Homme d'exception approved by Necronomie

Traduction d'un article de  ZERO HEDGE

Alors que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine reprend de plus belle, les investisseurs jettent de nouveau un regard inquiet sur la baisse des volumes d’échanges mondiaux, qui, comme l’écrit Bloomberg aujourd’hui, « menace de ralentir le rebond tant attendu de l’économie mondiale et pourrait même plonger sa longue décennie d’expansion dans le doute si le conflit devient incontrôlable. »

« Juste au moment où des signes présageant une reprise se préparaient, les tensions commerciales sont redevenues une menace crédible et significative pour le cycle économique », a déclaré le chef économiste de Morgan Stanley, Chetan Ahya, soulignant un « grave impact sur la confiance des entreprises » suite à la guerre de taxation des échanges commerciaux.
Certes, même avant la dernière guerre commerciale, la croissance mondiale et le commerce souffraient déjà, comme l’ont récemment confirmé les tristes données économiques de la Chine, qui montraient que la production industrielle, les ventes au détail et les investissements ont tous reculé en avril, dépassant les prévisions des économistes.

Une détérioration similaire a été observée aux États-Unis, où les ventes au détail ont diminué de manière inattendue en avril, tandis que la production industrielle a reculé pour la troisième fois en quatre mois. En Europe, même si l’économie allemande est sortie de la stagnation et a connu une croissance de 0,4% au premier trimestre, « les perspectives restent fragiles face à un effondrement du secteur manufacturier qui sera à nouveau mis à l’épreuve par la guerre commerciale ». En conséquence, la confiance des investisseurs dans la plus grande économie d’Europe s’est affaiblie de manière inattendue ce mois-ci pour la première fois depuis octobre.
Pour cadrer la menace, une étude de Bloomberg Economics a calculé que environ 1% de l’activité économique mondiale est en jeu dans les biens et services échangés entre les États-Unis et la Chine. Près de 4% de la production chinoise est exportée vers les États-Unis et tout ce qui frapperait ses fabricants se répercuterait sur les chaînes régionales d’approvisionnement avec Taiwan et la Corée du Sud parmi les pays à risque.
Les livraisons des États-Unis vers la Chine sont plus limitées, mais 5,1% de sa production agricole y est dirigée, tout comme 3,3% de ses produits manufacturés.
Les craintes macro-économiques se répercutent une fois de plus à la base et la semaine dernière, le géant des puces Intel a chuté après avoir évoqué une « vision plus prudente de l’année », et le fabricant de boissons italien Davide Campari-Milano SpA a noté ce mois-ci « des incertitudes géopolitiques et macro-économiques. »
« L’économie mondiale connaît un ralentissement important depuis un certain temps », a déclaré James Bevan, directeur des investissements de CCLA Investment Management. « Les gens doivent juste se réveiller et regarder les données commerciales. »
Mais le meilleur moyen de visualiser à quel point la menace pesant sur les flux commerciaux mondiaux et sur l’économie mondiale en général est grave est le tableau ci-dessous illustrant l’évolution annuelle du commerce mondial, mesurée par la Direction des statistiques commerciales du FMI, fournies par Ian Lyngern de la BMO [Banque de Montréal]. Il montre l’effondrement absolu des exportations mondiales, réparties en trois catégories :
Exportations vers le monde (les plus faibles depuis 2009),

collapsologie,collapse,grand collapse,tres grande depression,tgd,vivement la depression,on n'en peut plus,gilets jaunes,macron

 

 

 

 


Exportations vers les économies avancées (également au plus bas depuis 2009),
Exportations vers l’Union européenne (flirtant avec le plus bas de 2009).
En bref, même avant la dernière vague d’escalade des querelles commerciales, le commerce mondial était tombé à des niveaux jamais vus depuis la dernière crise financière. On ne peut que se demander ce qu’il adviendra après cette dernière escalade entre les États-Unis et la Chine …

https://www.zerohedge.com/news/2019-05-15/global-trade-co...

29/05/2019

Les lundis de la Nécronomie

 

gilets,jaunes,recession,grand effondrement,ecologie,futur société,election,democratieLundi dernier, j'ai été invité en tant que théoricien du surgissement désordonné à participer à une réunion qui rassemblait différentes sensibilités de la Nécronomie.

Je vous joins donc le texte de l'ami YMD que j'approuve sans modération 

Bonne lecture

 

YMD NL MAI 2019 - surgissement pour le 27-5-19.docx

 

Nécronomiquement votre

 

 

26/05/2019

On hérite ou on mérite, en France les deux vont de pair !

Désormais avec le concept de société du mérite, la possibilité de réussite professionnelle et d’épanouissement dans la consommation se voit menacer par ceux qui ne souhaitent ou ne peuvent pas s’élever. Tout cela dépendant de l’individu et non plus de la collectivité.
La réussite face à la concurrence, ainsi que les promesses de l’univers de la consommation, seraient l’expression de la volonté de réussite individuelle. De l’autre côté, l’échec révèlerait les déficits personnels, et c’est sur ces déficits qu’on demande à ceux qui sont déjà perdus pour le système de travailler. S’ils ne le font pas bien, on les «aide» volontairement avec les moyens coercitifs de l’Etat social sous la bannière du slogan cynique des « droits et des devoirs». La caractéristique centrale du processus de crise capitaliste, c’est-à-dire le fait qu’une partie de plus en plus grande de la population devient superflue, peut ainsi disparaître derrière la façade de la responsabilité individuelle. Le fait que «ça» n’allait plus très bien, qu’il devenait difficile de s’en sortir, que les dettes s’accumulaient, tout cela relevait uniquement de la responsabilité des sujets individualisés. L’évacuation de la logique capitaliste de l’exclusion, à travers la projection sur l’individu, va de pair avec la création d’une société basée sur la volonté de la réussite et du mérite. L’exclusion hors du système du travail et de la valorisation entraîne l’expulsion hors du «collectif du mérite». Si par contre on veut y rester intégré, cela demande une autodiscipline inconditionnelle ainsi qu’une soumission aux impératifs de la concurrence comme viennent d’en faire l’expérience les salariés de chez Cora qui doivent travailler le dimanche.

Ainsi se crée un mythe progressiste de notre propre avenir qui voit sa réalisation menacée par les «bons à rien». C’est de leur faute si toute la potentialité productive ne se réalise pas pleinement et que la société du mérite tombe en désuétude.