07/05/2013

Devenez acteur de la mutation, filez nous votre pognon

 

 

Ça y est, c’est parti, on vous l’avait dit « l’éveil va être brutal… »

Bon, si on résume pour faire simple, nos gouvernants ont pris conscience de la situation, ils se déchainent dans un flot de mesures visant à valoriser l’entreprenariat, la promotion du risque, la créativité de tous au pouvoir, afin de  mobiliser une part d’épargne des français sur les PME, épargne, qui était jusqu’à lors consacrée à l’immobilier valeur refuge dans un pays ou le CAC 40 est le même depuis 30 ans comme le rappelait récemment Xavier Niel et que nous rappelons depuis longtemps///

Oui la France est un pays très structuré ou la valeur ne se crée pas aussi facilement qu’on veut bien nous le montrer à la TV des Amis du Marché. C’est pour cela que les marchands d’eaux ont changé de noms comme la plupart de nos fleurons : Tout simplement pour faire oublier qu’ils avaient fait leur cash là-dessus. La mémoire du consommateur forcé des ex monopoles ne laisse pas de traces dans les statistiques de l’OMC

Pour le reste,

L’Energie et l’Entertainment sont décidemment les deux seuls secteurs dans lesquels ils vaillent bien travailler. Le reste n’existe pas ou tout du moins nous en sommes pas sûr…Les fonds souverains et autres mannes après gazières ou pétrolières nous le démontrent chaque jour. Bolloré l’a compris depuis longtemps.

Ce n’est pas un hasard si Brezinski est le père du tittytainment et reste un maitre à penser de la money Power. La finale de la champion s’league entre clubs allemands  commence même à nous être présentée comme la victoire de l’austérité et de la rigueur sur le je-m’en-foutisme des pays du club Med qui sont prêts à mourir pour leurs socios mais qui ne veulent plus payer d’impôts et qui ne veulent pas vendre leurs clubs à des qatari ou des saoudiens comme cela se pratiques couramment dans les règles du libéralisme le plus avancé, celui du je te prends et tu me redonnes puisque ce sont les autres qui prennent…

 

Quel est donc, en clair, le défi que doit relever la France ?

Transformer un rêve français dont le top du top est d’être salarié voire fonctionnaire : tickets resto, carte orange, possibilité de prendre un crédit, dans un nouveau rêve : celui de l’entrepreneur libre, petit génie du numérique ou génial exportateur de machines-outils labellisées bulle verte…

Comme disait Momo : « C’est pas gagné ….

En attendant d’ici peu, on va vous proposer d’être un acteur du changement désocialisé, libéré, contraint ou forcé ou expatrié….Pour les autres, seule compte la créativité…et la non consommation comme modèle insurrectionnel.

Un plan décennal, c’est le ticket minimum…

 

Nécronomiquement votre

 

21/04/2013

Du Big bang au Gang Bang (de Copé à Nabilla).

JF Copek le ptit kennedy veut un big bang économique.

"Une politique économique, c'est de produire avant de consommer."

Fin de la séquence Chômage/RSA/Assistanat

Ne seront désormais encouragés que les groupes auto-aliénés dépendants de la séquence

Travail-Consommation-Mort

Petit rappel nécronomique :

 Assisté : Personne peu recommandable qui a perdu son emploi par manque de compétitivité mais reste un agent économique majeur puisque ce qu’on lui donne repart immédiatement dans la consommation. Bénéficiare d’un plan de relance déguisé afin qu’il ne menace pas la cohésion sociale.

Supprimer le chomage et le RSA ne signifie rien d’autre qu’il faut désormais pour les gouvernements futurs, contrôler jusqu’à diriger la production afin d’obliger le peuple à consommer uniquement ce qui peut remettre l’économie sur les rails d’une croissance durable, la fameuse bulle verte telle qu’elle a été définie par la Money Power.


Stopper la consommation sans sommation est la clef de l'évolution...Ainsi nous n'aurons pas à produire plus et le revenu d'existence deviendra une obligation.


PS  /
4000 ans de civilisation pour en arriver à Frigide barjot et à Nabilla...Pense t'on réellement que seules les marques survivront à la TGD (Très Grande Dépression) ?

09/02/2013

Le réel et l'imaginaire

 

 Et si l'on parlait réellement marketing...


L’imaginaire

Le gouvernement souhaite donner un coup de pouce aux exportateurs français en mal de compétitivité en renforçant l'attractivité du pays. Mercredi, il a ainsi annoncé avoir confié à un publicitaire, le PDG du groupe McCann France,  Philippe Lentschener, la mission d'inventer une «Marque France» avant le 1er mai.

 

Le publicitaire désormais chargé de créer la marque et de proposer des actions pour la propager a affirmé vouloir s'inspirer de «l'American Dream», le «rêve américain» qui a attiré aux Etats-Unis des ambitieux du monde entier. «Le fait d'avoir ce référentiel commun, ça n'existe pas» pour la France, a plaidé le publicitaire. «Il faut le faire d'une manière non nostalgique, mais tournée vers le futur», a-t-il insisté

Source Le Parisien

Pipoti Pipota….

Le réel

Au cœur d’une crise sans fin ou tous ceux qui nous ont vendu du jetable veulent maintenant du vendre du durable, un gigantesque voile  recouvre progressivement l’orchestre de l’économie Européenne.

Un sentiment collectif gagne des millions de gens en même temps, pays par pays venant briser tel un tsunami le paradis du strass et des paillettes du progrès éternel, celui qu’avaient connu nos parents et grand parents.

Ce voile perçu comme noir qui heurte de plein fouet la promesse du monde meilleur pour lequel chaque pays a hypothéqué sous forme de dette l’avenir de ses enfants, s’exprime désormais de la rue au bureau mais est pourtant inaudible par les gouvernants qui ne basent leur légitimité que sur la promesse d’un avenir meilleur héréditaire.

«  C’était mieux avant… »

Retour des jouets en bois, des barbiers, du tricot, des vieilles autos, cadres  qui veulent devenir artisans, les exemples sont nombreux. Petit à petit, une mutation s’amorce mais elle n’est pas celle prévue de la consommation durable et de la bulle verte pourtant  la seule capable de faire repartir l’économie mondiale.

Le Pib et l’indice du bonheur ne semblent plus converger mais se croiser sous l’égide  d’une consommation limitée et assumée et d’un mode de vie à l’ancienne.

Lorsque le futur semble si lointain et tellement hostile, lorsque l’instant présent est tout ce qui reste, alors rejaillit le passé. Un passé idéalisé est un passé qui a de l’avenir. Exactement comme le fantasme du bled pour ceux  qui en ont  un.

Ce sentiment collectif ressenti au même moment par des millions de gens n’est ni de la nostalgie ni de la mélancolie mais la redécouverte d’un monde de simplicité bien loin de l’inutile superficiel payable à tempérament et sans cesse renouvelé. Au-delà de la consommation, ce sentiment collectif que l’on éprouve lors d’une mutation, se traduit dans un amour grandissant des Français pour la généalogie, la brocante, à toutes les recherches sur les origines. Le localisme devient l’ultime rempart face à la mondialisation.

C’est pourquoi, plutôt qu’une marche forcée vars un futur hypothétique et hypothéqué, le c’était mieux avant pose les bases d’une vraie  question  à laquelle personne n’ose répondre pour de simples raisons de libre échangisme et de commerce international.

Faites des cadeaux à vos enfants, ce sont eux qui les paieront… (JPC in Crise et Mutation).

PS : JC Michéa  (Le complexe d’Orphée) rappelait fort justement  que Guy Debord dans une de ces dernières correspondances  écrivait que les démocraties de marché ne reconnaissaient plus que trois crimes : Le racisme, l’homophobie, et le « c’était mieux avant ».

Nous sommes en plein dedans : Mariage gay, droit de vote aux immigrés…

L’économie est une maitresse tyrannique…

En route vers la TGD et la perte du bonheur dans les démocraties de Marché…