14/02/2008

DSK,futur sauveur de la France ?

Ave Caesar morituri te salutant

Fraîchement auréolé de sa stature mondiale de Directeur général du FMI, DSK sera-t-il un jour le premier président de la république à parler Anglais ? ? ?
Remarquons, en tous cas, que lui qui a accès à tous les chiffres et qui dispose d’un overview complet de la situation, vient de s’exprimer pour la première fois dans le sens de la thèse que je défends sur ce blog à savoir un double Krach mondial (immo et Bourse) et une contamination à la consommation.

NEW DELHI (Reuters) - Les conséquences macro-économiques de la crise financière mondiale seront graves et aucune région ne s'en sortira complètement indemne, a estimé le directeur général du Front monétaire international.

Dominique Strauss-Kahn, qui se trouve en Inde pour une visite de trois jours, a estimé que les autorités devraient répondre à un éventuel ralentissement économique, via un mélange de mesures budgétaires et monétaires pour soutenir la demande intérieure.

Selon le patron du FMI, l'économie mondiale est entrée dans une période difficile, avec l'extension de la crise financière à l'économie réelle.

"Je pense que les effets se feront de plus en plus sentir en Europe et je ne pense pas que les économies émergentes soient immunisées contre la crise", a déclaré l'ancien ministre français de l'Economie qui s'exprimait lors d'une réunion organisée par un important groupe de réflexion indien.

"C'est devenu un problème mondial qui demande une solution mondiale. Les marchés émergents doivent se joindre aux pays industriels en ce qui concerne les réponses en matière économique et de régulation."

Prenons le Pari qu’il démissionne avant la fin de son mandat au FMI pour venir au chevet de la France qui en 2012 sera à genoux…

Nécronomiquement votre

10/02/2008

Stagflation ou Stagdéflation : Préparez vos mouchoirs….

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Etes-vous prêt à emprunter le toboggan mondial de la Très Grande Dépression ?

(AFP) - La Banque centrale européenne (BCE) s'est montrée jeudi plus inquiète concernant l'impact de la crise financière sur l'économie de la zone euro, s'ouvrant l'option de baisser ses taux directeurs dans les mois à venir si nécessaire.

En bref, après la Federal Reserve, la banque d’Angleterre, c’est à un Français gouvernant la BCE, Jean-Claude Trichet d’avoir le doigt sur le détonateur et de s’ouvrir la possibilité d’appuyer dessus, probablement en avril, quand les résultats du premier trimestre dans la zone euro confirmeront la dégradation de la croissance et des perspectives économiques.
Par ce simple geste de baisse des taux, il ne signifiera pas qu’il ne craint plus l’inflation, mais qu’il faut fluidifier un peu le crédit car désormais les banques ne prêtent même plus aux entreprises dans le cadres des LBO (rachat avec fort endettement) Le marché européen du LBO est presque revenu à son niveau de 2005. Les transactions de plus de 1 milliard d'euros ont quasiment disparu en Europe. ...

Dans cette gigantesque fuite en avant, lorsque Jean-Claude Trichet appuiera sur le bouton, l’histoire de la Très Grande Dépression (2008-2012) s’accélérera…
Car après la stagflation (stagnation et inflation) , nous allons entrer dans une période de Stagdéflation (stagnation et baisse des prix) avec une chute des prix de l’immobilier comme partout dans le monde (entre et 30 et 50 aux USA)
Entre 30 et 40 % ici, quand à l’Espagne, cela pourra atteindre 90 % dans certains endroits si les choses s’accélèrent encore…
Sans parler des flux migratoires car l’Espagne a absorbé à elle seule, les deux tiers de l’immigration africaine et a régularisé massivement pour faire face aux besoins dans la construction, secteur qui s’écroule désormais avec une surabondance de biens à vendre.
L’immobilier ayant été depuis 8 ans le moteur de la croissance mondiale.

Mais sans crédit plus personne ne peut acheter et les entreprises ne peuvent plus financer leur développement, c’est la raison pour laquelle, Monsieur Trichet sera contraint d’appuyer sur le détonateur.

Mais hélas pour lui, les crises du crédit ne se terminent pas par de l’ inflation puisque distribuer du crédit, c’est précisément distribuer de l’inflation…
Les crises du crédit finissent en déflation (baisse des prix)
La déflation, c’est par exemple de qu’a vécu le japon de 1991 à 2006 suite à l’explosion de la double immobilière et financière et être passé de l’euphorie à la dépression, les japonais angoissés par leur avenir se remirent à épargner (tenez-vous bien) à 0,3%
et cessèrent de consommer massivement ce qui plongea le pays dans la déflation…
et les fameux taux d’intérêt à Zéro %
(Zero Interest Rate Policy)
Bref, on te passe de l argent sans intérêt pour avoir le droit de continuer dans le marché…
Les petits malins de l’époque empruntant de l’argent au Japon à 0% pour le placer ailleurs (principalement aux USA à 4% voir beaucoup plus (Carry trade).
C’est maintenant que nous allons encore savoir si il y a encore un pilote dans l’avion mondial ou une multitude de pilotes avec des objectifs et des destinations différentes.
A nous de survivre dans ce contexte...
Nécronomiquement votre

09/02/2008

La récession traverse l'océan

Vous connaissiez l’histoire de Bonny and Clyde, maintenant vous allez connaître l' histoire de Northen Rock La banque britannique en difficulté, dont vont avez pu voir sur les chaîne de télé, les gigantesques queues de clients paniqués qui voulait retirer leur argent, sera désormais classée parmi les entreprises publiques, annonce l'Office national de la statistique, ce qui aura pour conséquence d'ajouter ses dettes à la dette nationale.
Cette décision était attendue après le renflouement de l'établissement par la Banque d'Angleterre, à hauteur de 25 milliards de livres sterling (33,3 milliards d'euros).
La Banque d'Angleterre, la banque centrale britannique sera elle aussi considérée désormais comme un établissement public, ce qui signifie que toute aide future à un établissement de crédit privé sera intégrée dans les comptes nationaux.
Sa décision, avec effet rétroactif au 9 octobre, devrait avoir pour conséquence de faire franchir à la dette nationale britannique le seuil de 40% du produit intérieur brut (PIB), un plafond sous lequel le gouvernement entendait jusqu'à présent la contenir.

Est-cela, le fameux modèle Anglo-saxon que gauche et droite voulait nous vendre? il y a encore très peu de temps...

C’est simple le modèle Anglo-saxon : quand ça réussit, ce sont les riches qui gagnent de l’argent, quand ça perd ce sont les pauvres qui paye une deuxième fois pour renflouer les riches qui les ont arnaqué.
Une fois en tant que consommateur, une fois en tant que contribuable...


On privatise les profits et on nationalise les pertes...