03/03/2008

La question du jour : Stagflation ou Stagdeflation

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Les banquiers centraux de la planète devront le déterminer jeudi mais il est probable qu’ils ne seront pas d’accord sur le diagnostic car la situation des pays en zone euro est différente pour l’instant.
L’inflation des produits de consommation courantes est partout mais la déflation (baisse du prix des actifs, immobilier par exemple) n’est pas à ce jour la même partout :
Irlande
UK
Espagne

Tous ces pays possèdent des stocks d’immobilier qui ne seront pas écoulés avant 4 ans minimum (2012) exactement comme l’immobilier US
(Aux USA, l’immobilier est sur un train de perte de plus de 11% par an, et tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le fait que le ticket minimum sera de moins 30%, les plus pessimistes allant même jusqu’à moins 50%.)

Ces 3 pays sont d’ailleurs en ce moment sous surveillance de la coface (principale compagnie d’assurance spécialisée dans l’assurance-crédit à l’exportation).

Sont frappés en premier, les pays où la spéculation immobilière a été la plus importante
Car on y achetait beaucoup pour revendre, c’était comme aux USA, le moyen le plus facile de gagner de l’argent dans une vie.

Le principe de la stagnation étant acquis pour ces pays, autrement dit pas de croissance,
Ils sont confrontés en même temps à une inflation et une déflation
La déflation (baisse de la valeur de leur patrimoine immobilier) allant à terme (et même assez rapidement) devenir plus importante en pourcentage que la hausse des prix (l’inflation)

Autrement dit la baisse des prix risque-t-elle d’être supérieure à la hausse des prix ? ? ?

Sommes nous donc devant une situation de stagflation (stagnation +inflation)
Ou une situation de stagdéflation (stagnation +déflation) ? (voir ma note du 10 février)
De ce choix difficile, dépend l’ampleur de la Très Grande Dépression (2008-2012)

Jean-Claude Trichet appuyera-t-il sur le bouton du détonateur de la baisse des taux ? ? ?
Allez Jean-claude…Un petit effort…

Nécronomiquement votre

14/02/2008

DSK,futur sauveur de la France ?

Ave Caesar morituri te salutant

Fraîchement auréolé de sa stature mondiale de Directeur général du FMI, DSK sera-t-il un jour le premier président de la république à parler Anglais ? ? ?
Remarquons, en tous cas, que lui qui a accès à tous les chiffres et qui dispose d’un overview complet de la situation, vient de s’exprimer pour la première fois dans le sens de la thèse que je défends sur ce blog à savoir un double Krach mondial (immo et Bourse) et une contamination à la consommation.

NEW DELHI (Reuters) - Les conséquences macro-économiques de la crise financière mondiale seront graves et aucune région ne s'en sortira complètement indemne, a estimé le directeur général du Front monétaire international.

Dominique Strauss-Kahn, qui se trouve en Inde pour une visite de trois jours, a estimé que les autorités devraient répondre à un éventuel ralentissement économique, via un mélange de mesures budgétaires et monétaires pour soutenir la demande intérieure.

Selon le patron du FMI, l'économie mondiale est entrée dans une période difficile, avec l'extension de la crise financière à l'économie réelle.

"Je pense que les effets se feront de plus en plus sentir en Europe et je ne pense pas que les économies émergentes soient immunisées contre la crise", a déclaré l'ancien ministre français de l'Economie qui s'exprimait lors d'une réunion organisée par un important groupe de réflexion indien.

"C'est devenu un problème mondial qui demande une solution mondiale. Les marchés émergents doivent se joindre aux pays industriels en ce qui concerne les réponses en matière économique et de régulation."

Prenons le Pari qu’il démissionne avant la fin de son mandat au FMI pour venir au chevet de la France qui en 2012 sera à genoux…

Nécronomiquement votre

10/02/2008

Stagflation ou Stagdéflation : Préparez vos mouchoirs….

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Etes-vous prêt à emprunter le toboggan mondial de la Très Grande Dépression ?

(AFP) - La Banque centrale européenne (BCE) s'est montrée jeudi plus inquiète concernant l'impact de la crise financière sur l'économie de la zone euro, s'ouvrant l'option de baisser ses taux directeurs dans les mois à venir si nécessaire.

En bref, après la Federal Reserve, la banque d’Angleterre, c’est à un Français gouvernant la BCE, Jean-Claude Trichet d’avoir le doigt sur le détonateur et de s’ouvrir la possibilité d’appuyer dessus, probablement en avril, quand les résultats du premier trimestre dans la zone euro confirmeront la dégradation de la croissance et des perspectives économiques.
Par ce simple geste de baisse des taux, il ne signifiera pas qu’il ne craint plus l’inflation, mais qu’il faut fluidifier un peu le crédit car désormais les banques ne prêtent même plus aux entreprises dans le cadres des LBO (rachat avec fort endettement) Le marché européen du LBO est presque revenu à son niveau de 2005. Les transactions de plus de 1 milliard d'euros ont quasiment disparu en Europe. ...

Dans cette gigantesque fuite en avant, lorsque Jean-Claude Trichet appuiera sur le bouton, l’histoire de la Très Grande Dépression (2008-2012) s’accélérera…
Car après la stagflation (stagnation et inflation) , nous allons entrer dans une période de Stagdéflation (stagnation et baisse des prix) avec une chute des prix de l’immobilier comme partout dans le monde (entre et 30 et 50 aux USA)
Entre 30 et 40 % ici, quand à l’Espagne, cela pourra atteindre 90 % dans certains endroits si les choses s’accélèrent encore…
Sans parler des flux migratoires car l’Espagne a absorbé à elle seule, les deux tiers de l’immigration africaine et a régularisé massivement pour faire face aux besoins dans la construction, secteur qui s’écroule désormais avec une surabondance de biens à vendre.
L’immobilier ayant été depuis 8 ans le moteur de la croissance mondiale.

Mais sans crédit plus personne ne peut acheter et les entreprises ne peuvent plus financer leur développement, c’est la raison pour laquelle, Monsieur Trichet sera contraint d’appuyer sur le détonateur.

Mais hélas pour lui, les crises du crédit ne se terminent pas par de l’ inflation puisque distribuer du crédit, c’est précisément distribuer de l’inflation…
Les crises du crédit finissent en déflation (baisse des prix)
La déflation, c’est par exemple de qu’a vécu le japon de 1991 à 2006 suite à l’explosion de la double immobilière et financière et être passé de l’euphorie à la dépression, les japonais angoissés par leur avenir se remirent à épargner (tenez-vous bien) à 0,3%
et cessèrent de consommer massivement ce qui plongea le pays dans la déflation…
et les fameux taux d’intérêt à Zéro %
(Zero Interest Rate Policy)
Bref, on te passe de l argent sans intérêt pour avoir le droit de continuer dans le marché…
Les petits malins de l’époque empruntant de l’argent au Japon à 0% pour le placer ailleurs (principalement aux USA à 4% voir beaucoup plus (Carry trade).
C’est maintenant que nous allons encore savoir si il y a encore un pilote dans l’avion mondial ou une multitude de pilotes avec des objectifs et des destinations différentes.
A nous de survivre dans ce contexte...
Nécronomiquement votre