26/12/2008

Productivité et chômage

A lire le Figaro, ce matin, je m'aperçois qu'une fois encore nous avions raison.
Les 35 heures jouent le rôle d'amortisseur de la crise
Il y a six mois, il fallait les liquider. Aujourd'hui, elles sont bien utiles car elles évitent, provisoirement, à l'économie française une déroute sur le front de l'emploi. Elles, ce sont les «35 heures», mises en place il y a onze ans et que Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse d'assouplir, depuis qu'il s'est installé à l'Élysée, pour mettre fin au «carcan» que représentait la réduction du temps de travail en France. Aux yeux du chef de l'État, le retour de la croissance était alors à ce prix. Mais, depuis, la crise est passée par là et le discours a changé. Plus question en effet de tirer à boulets rouges sur la «RTT»
source le figaro

Ainsi donc notre discours qui était politiquement incorrect , il y a 6 mois, s'avère aujourd'hui l'inverse.
Cela aussi nous avons été les premiers à l'expliquer.
Raison pour laquelle, je republie notre note du 14 08 08

14.08.2008
Job Crash : Quand le gouvernement crée du chômage

Un bonne décision prise à contretemps peut s' avérer désastreuse. En économie comme partout , il y a un temps pour faire les choses. C' est ce que l'on appelle plus communément le time to Market.
Ainsi la loi de modernisation de l économie et la réforme du temps de travail sur laquelle compte ardemment Dame Christine Hagarde va coûter plusieurs dizaines pour ne pas dire plusieurs centaines de milliers d'emplois à notre pays. L’erreur est monumentale car étudiée pour créer de la croissance à un moment où la récession approche à grand pas. En effet vouloir améliorer la productivité du pays qui par ailleurs est déjà excellente et même supérieure a celles des USA relève du non-sens le plus absolu.
Le camion France est chargé d essence, un mur est en face de nous
Que décide le chauffeur ???
ACCÉLÉRER
S'il y a un enseignement à retenir des crises économiques contemporaines, c' est bien justement qu'en pareille période de récession, les pays qui résistent le mieux à la crise et ceux qui connaissent le moins de chômage sont précisément ceux qui n’augmentent voire qui abaissent leur niveau de productivité pour maintenir les emplois et continuer à en créer.

En résumé : en période de croissance, hausse de la productivité signifie hausse du pouvoir d achat et produire plus permet de consommer plus. Dans ce cas, les gains de productivité permettent aux entreprises de vendre plus, sans augmenter les salaires et par conséquent de ne pas avoir à reporter sur les prix de leurs produits, les augmentations salariales.
Donc de ne pas générer de l' inflation.
En période de récession, la hausse de la productivité signifie toujours hausse du pouvoir d’ achat mais de certains au détriment des autres donc chômage pour les moins performants et baisse des créations d'emplois.
Cette variable est à prendre en considération dans les sociétés de consommations car l’ équilibre se fait sur le global de la population (tout finit toujours dans la consommation ou dans l'épargne) Il ne sert donc à rien en pareille période de vouloir accroître la productivité de certains car en final cela revient à faire baisser la consommation de ceux qui se retrouvent au chômage ou de ceux qui ne trouvent pas d’emplois au profit de ceux qui restent dans la course et épargnent.
Suis-je clair ???
Les gains de productivité ne servent à rien si ils sont supérieurs à la croissance du pays.
Encore des propos blasphématoires ...!!!
Nécronomiquement votre

20/11/2008

Necronomy power...Fin de l'histoire...

"Nous travaillons, dans les prochaines semaines, sur un plan de relance des infrastructures françaises" et "la mise en pratique concrète du concept de développement durable", a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement dans le Loir-et-Cher.

ce qui valide nos propos sur la relance keynesienne d'hier ainsi que la bulle verte...


Par ailleurs Sarkozy organise un meeting avec Stiglitz le Nobel "de gauche" de l'économie et Francis fukuyama
l'immortel auteur et théoricien de "la fin de l'histoire" pour réfléchir au nouveau monde...

Bref , nous avons eu raison sur toute la ligne, le scénario de la TGD se valide jour après jour...

Necronomiquement votre







09/11/2008

OBAHAMAS : l'indicateur du monde meilleur

Dans le portail social que dresse l'INSEE de la France, publié jeudi dernier, nous apprenons qu' à partir du vingtième anniversaire de l'individu, le sentiment de bien-être commence par baisser lentement puis plus rapidement jusqu'à la quarantaine. Ensuite il opère un net retournement vers la cinquantaine et connaît son apogée entre 65 et 70 ans. Au-delà il décline très rapidement.

Compte tenu du fait que dans la même semaine, nous venons d'apprendre qu'il nous faudra travailler jusqu'à 70 ans, ce ne sont rien moins que les 5 meilleures années de bonheur qui viennent de disparaître pour la plupart des gens.
Il est curieux que personne ne le note, mais à droite, comme à gauche ou au centre commercial, les partis considèrent que le bonheur sans travail est une impossibilité et ne cessent de vouloir réhabiliter ce dernier en lui prêtant des vertus qui n'existent pas.
Comme si ils craignaient que l'homme de la rue ahuri prenne conscience que le travail ne serve qu'à gagner de l'argent et à consommer jusqu'à se consummer dans le blitzkrieg du crédit-vie.
L'équation est pourtant simple dans les démocraties de Marché

VALEUR DU TRAVAIL=CONSOMMATION=BIEN ETRE

L'autre alternative comme modèle aux démocraties de Marché étant les républiques islamistes où là, effectivement , on peut raccorder travail et religion et raconter que le travail épanouit l'homme, le sublime, le fait accéder à un monde meilleur etc...
Tout cela en dit évidemment très long sur le potentiel dépressif des sociétés de consommation.
Nicolas Sarkozy qui a confié à Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie la mission de créer un indicateur de bonheur économique autre que le PIB à sa réponse.
Pour constituer son indicateur, il devrait selon moi retirer des interviews, les alcooliques, les drogués, et les 1 français sur 6 de la population active qui sont sous anti-dépresseurs ou camisole chimique sans parler de tous ceux qui ont déjà perdu la tête ou sont en voie...les prisonniers, les exclus...
A part lui et Carla, et leurs poteaux bien nés, y aura pas grand monde dans l'indicateur bonheurométrik de l'année 2009, la future soi-disant année du Monde Neuf.
Le bonheur, même à la télé va devenir dur à supporter pour ceux qui ne font que le croiser car qu'on le veille ou non, le bien être dans nos sociétés est identifié à la consommation.
D'ou l'urgence de créer un autre indicateur qui soit plus favorable et surtout d'entamer la vente de la bulle verte du monde neuf.
Tiens j'ai trouvé un nom pour cet indicateur : obahamas...l'indicateur du monde meilleur.

Bienvenue dans la TGD