03/03/2019

Je suis gravement malade

index.jpgHier matin, je me suis réveillé, mouillé de sueur et d'une humeur massacrante. J'ai allumé la TV et suis tombé sur une chienne info et mon humeur a encore empiré lorsque j'ai entendu Cohn Bendit le consultant en émeutes. Je me suis mis à gesticuler tout seul dans mon salon en brandissant le poing et en lançant des injures à la télévision. Dans l'incapacité de faire quoi que ce soit et toujours animé par une furie difficilement contrôlable, j'ai donc appelé ce bon Docteur Benway.

Le Docteur Benway me connaissant bien et sachant les exactions que j'étais capable de commettre dans pareil état, m'a demandé sans plus tarder de passer à son cabinet. Heureusement, il habite non loin du ghetto dans lequel je réside et m'a reçu immédiatement sans rendez-vous. Après m'avoir dûment examiné il me posa un certain nombre de questions l'air de rien.

"Vous avez entendu ce qu'il a dit l'acteur François Berléand ?"

https://www.gqmagazine.fr/pop-culture/article/gilets-jaun...

" Ouais... je lui ai fait mais je partage pas ses idées..."

" JPC, est ce que vous pensez que le peuple doit être consulté par référendum sur des sujets qui engage son avenir ?"

"Oui Docteur..."

"Est ce que vous pensez que les revenus des grands prédateurs comme Jeff Bezos qui fait de la marge en sur le dos de ses travailleurs sont scandaleux..."

"Oui Docteur..."

Le Docteur posa son stétoscope, s'assit derrière son bureau et me regarda d'un air grave. Je ne lui avais jamais vu jusqu'alors cette mimique.

" JPC, nous nous connaissons depuis longtemps, je vous apprécie et nous pouvons tout nous dire, n'est ce pas ?"

"Oui Docteur" Je le regardai interloqué, mesurant la gravité soudaine qui gagnait notre conversation.

" JPC, vous souffrez d'un début de peste brune. La bête immonde vous a contaminé. Vous êtes en train de basculer dans le populisme."

" Mais Docteur, vous connaissez mes idées"

" Mon cher JPC, les choses ont changé avec la Macronerie. Désormais le populisme est une variante du fascisme rampant. C'est le grand philosophe de l'Hypermaché mondial, BHL qui le dit et vous connaissez son influence."

" Mais que dois je faire Docteur"

" Il n'y a pas le choix, je vous prescris douze seringuées de solutions surconcentrées de Morphine en espérant que cela vous calmera. Revenez me voir après. Nous verrons si le mal progresse avant les échéances Européennes.

" Merci Docteur, vous me sauvez la vie, je cours de ce pas à la Pharmacie"

 

 

 

 

19/02/2019

Popoème nécronomique

 

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Je suis un surgissement désordonné

Je suis une explosion

Je suis un raciste

Je suis un alcoolique

Je suis un Beauf

Je ne sais pas compter

Je roule au Diesel

Je fume des clopes

Je suis antisémite

Je suis violent

Je suis sexiste

Je déteste les journalistes

Je hais les politiques

Je suis homophobe

Je fais de la prose aux toilettes

L'espoir c'est joli le matin emballé de papier rose entre les jambes

L'espoir vous laisse tomber après le petit déjeuner

ça ne se digère pas l'espoir

popoème

La Société anonyme me rend grâce

Je suis un gilet jaune

 et j'ai pris quatre mois de prison pour avoir jeté un pot de rillette

popoème je vous dis

https://planetes360.fr/un-giletjaune-a-ete-condamne-a-4-m...

Inspiré par l'œuvre de Gaston Criel

12/02/2019

le passage de l'homo Economicus à l'Homo Debitor

" L'économie c'est la méthode mais notre but c'est de changer le cœur et l'âme de l'être humain"

Margaret Thatcher

Sunday Times 3 mai 1981

 

 

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Celui qui appartient organiquement au système capitaliste et puise son bien être dans l'idéologie libérale ne saurait identifier la nature du mal qui le ronge. Son diagnostic ne compte guère, pas plus que son expertise. Le jugement qu'il porte sur le système le concerne, il le ménage par un égoïsme cher à Adam Smith. Il est prisonnier de son historique et gouverné par son profit particulier et son intérêt privé.

Récession, dépression, précariat à la place de salariat ne font pas partie de son jargon et c'est à cette condition qu'il se verra invité à Cdans l'air ou sur BFM Business. Son discours sera toujours le même : la dette publique est la résultante de notre code du travail trop rigide et de notre système de protection sociale trop généreux et d'un assistanat qui n'incite pas les gens à se former ou à retourner sur le marché du travail.

Plus degagé, plus libre le nécronomiste examine les faits sans calcul et en saisit mieux les défaillances. Si l'économie s'écroule, il acceptera de s'écrouler avec elle. Si la société se perd, il acceptera de se perdre avec elle et en constatera sur lui les effets du Fatum.

Des remèdes, il n'en possède pas et n'en propose pas plus que des recettes. Comme il sait qu'on ne soigne pas le destin, il ne s'érige pas en guérisseur ou en solutionniste.

Sa seule et unique ambition, être à la hauteur de l'incurable.

Ne pas avoir de dettes, ne pas avoir d'intérêt tel qu'il est écrit dans l'Hagakure la bible du samouraï, est son seul secret. Par conséquent, il n'a même a briser les chaînes qui ont transformé l'Homo Economicus en Homo Debitor par le crédit à mort.

Imaginez le sort des endetté sur 20 ou 30 ans même à des taux tres faibles. Salut les nouveaux esclaves. Il n'y a plus de Spartacus pour libérez de leurs chaînes les précariens. 

Nous ne pouvons accepter la manœuvre et le conditionnement qui en suit de la Money Power qui après s'être enrichie comme jamais dans l'histoire de l'humanité présente la note à l'Euro près (ou au dollar près) à la légion des damnés à qui de surcroit l'on fait porter non seulement la charge mais aussi la culpabilité de la dette.

Nécronomiquement votre