14/01/2019

2019 année mortifère

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L’hypercapitalisme opère donc un tri sélectif des existences, entre celles qui vont consacrer leur existence entière à l’hypertravail, et celles qui seront détruites.Le suicide est le mode de sélection idéal, car aucune forme de tri sélectif autoritaire des existences n’est viable.

 

 

 

 

Mortifère était le nom

Mortifère était Macron

L’enfer est à lui

Le roi est nu

L'Europe est perdue

 

Mes cieux les anglais tirez-vous les premiers, de ce paradisette, de ce paradis du stress et des paillottes. 

Il est des brexit intérieurs dont on ne revient pas, des kracks lents, où l’âme minée se perd en dépression, s’alourdit d’hypothèques, de dettes et sombre.

La dépression est une condition mentale des plus désagréable, invalidante et impliquant une grande détresse, mais ce n’est pas le seul symptôme qui hante la nouvelle génération née dans ce meilleur des mondes — alors qu’il ne semble pas affecter, du moins pas dans les mêmes proportions, la génération immédiatement précédente.

La « génération Z » de jeunes adultes nés dans les années deux mille, connaît des souffrances que les générations précédentes ne connaissaient pas ; pas nécessairement plus de souffrances, ou des souffrances plus aiguës, mortifiantes et déprimantes, mais distinctement nouvelles, différentes — on pourrait dire des maladies et des  afflictions  spécifiquement modernes, liées à ce monde où comme dirait l’ami Vincent la réalité dépasse l’affliction.

https://www.inc.com/jessica-stillman/gen-z-is-anxious-dis...

L’un des diagnostics les plus couramment proposés est le chômage et en particulier les piètres perspectives d’emploi pour ceux qui quittent l’école et se retrouvent sans expérience sur un marché du travail concerné par la hausse des profits grâce à la baisse des coûts du travail et au dégraissage d'actifs plutôt que par la création de nouveaux emplois et la construction de nouveaux actifs. L’un des remèdes le plus largement envisagé est celui des emplois aidés. En attendant, l’une des recommandations macronienne le plus communément proposées aux jeunes est d’être flexibles, et pas spécialement difficiles, de ne pas attendre trop de leurs emplois, de les prendre comme ils viennent, sans trop se poser de questions, et de les considérer comme une opportunité dont il faut profiter sur le moment tant qu’elle dure, plutôt qu’un chapitre d’introduction à un « projet] de vie », une question d’estime et de définition de soi, ou une garantie de sécurité à long terme.

Amore A mort comme dirait Salvini

No futur is back mais n'est pas punk qui veut

Conseil : relire l'Hagakure et évitez les amoks

 

Séquence musicale

https://www.youtube.com/watch?v=1woMEExMZXg

https://imvdb.com/video/kate-tempest/europe-is-lost

05/01/2019

La chenille (des gilets jaunes) qui redémarre…(un récap nécro)

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Dans l’idée que se fait la Macronerie des gilets jaunes, ils sont désespérément ringards et provinciaux : gaulois réfractaires, fumeurs qui carburent au diesel. Il sont peu au fait de l’économie, ils sont obnubilés par le foot et par les émissions de Patrick Sébastien…Abrutis par une surdose de télévision, ils sont à la fois absurdes et menaçants parce qu’ils ne souhaitent pas renverser l’Ancien monde mais qu’ils le défendent avec une irrationalité si profonde qu’elle s’exprime parfois avec violence... Dans leur élan pour s’isoler du risque  les Upper class (élites) désormais retranchés dans des métropoles citadelles se sont séparées non seulement du monde commun mais aussi de la réalité opérant ainsi une Grande Déconnexion. Nous sommes donc bel et bien dans une guerre des classes dans laquelle une Elite éclairée (telle est l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes) entreprend d’imposer ses valeurs à la majorité qu’elle perçoit comme incurablement xénophobe, raciste, homophobe, sexiste, banlieusarde et provinciale. Dans ce cas précis a surgi sous la pression l’idée d’un référendum à tiroir censé illustré un grand débat après lequel elle ne sera plus obligé d’affronter les masses ignorantes.

On continue, on ne change rien….

PS Dans toutes les démocraties de Marché, les Upper class ne voient plus l’intérêt de payer pour des services qu’elles n’utilisent plus puisqu’elles vont dans des cliniques privées et que leurs enfants vont dans des écoles privés

03/01/2019

Bonne Année 2019 et en route vers le Grand Effondrement

 


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La tentation d’exister, le syndrome du manque d’attention dont étaient victimes la légion des damnés et tous ceux à qui l’on faisait croire que l’on avance bien mieux le ventre creux…Tout cela s’entremêlait dans le surgissement désordonné des gilets jaunes. Un surgissement qui au-delà de la contestation procréait une autre vie, invitation à parader en phalange, à s’anéantir au cubi sous le ciel étoilé des ronds-points. Là était cette vraie physique et ses liens sociaux dont beaucoup avaient été privé jusqu’alors. Et peu importait si d’aventure, on venait à les traiter d’alcooliques, d’illettrés, d’homophobes, ou de racistes, ultimes crimes que reconnaissait l’intelligentsia et qui servait d’alibis au libre échangisme des produits et des hommes. Les chaînes infos avaient tombé le masque devant ce mouvement qui mettait en péril leur équilibre économique. Ainsi que l’avait prophétisé Debord, le vrai n’était plus qu’un moment du faux.

La crise quelle crise ? répétait la Money Power en boucle…la crise était terminée. 2019 serait l’année du pouvoir d’H.A

La prochaine bulle était désignée : la bulle verte, le recyclage du capitalisme. Saupoudrez cette bulle avec de l’innovation (voitures électriques et autonomes) de la robotisation et surtout de l’intelligence artificielle et tout ira bien.

La promesse d’un monde meilleur avec en simultané des gains de productivité. Elle n’était pas belle l’histoire ? Et pour les jeunes générations le défi était de taille puisqu’il s’agissait de reconstruire tout ce que leurs aïeux avaient détruit dans la seconde révolution industrielle (le “ fordisme)  Dans l’intérêt de la production automobile et de la circulation individuelle massive, on avait bétonné et enlaidi la campagne, empoisonné l’environnement et accepté sans trop rechigner des millions de morts de et de mutilés sur les routes.

Alors comment orienter de force les consommateurs citoyens vers cette bulle. La réponse était d’une simplicité biblique : par des taxes. Une petite saignée forcerait les uns et les autres à revoir leurs habitudes nocives. L’affaire était entendue, le capitalisme vert était l’occasion d’une amélioration du capitalisme pas d’une rupture avec lui mais c’est de là que venait l’erreur car ce type de raisonnement revenait à promouvoir l’art étrange de mettre ses chaussettes après avoir mis ses chaussures. Le remède du remède précèdent qui était lui-même aussi le remède du remède précèdent/ L’Originel perdu de vue depuis longtemps/ La crise écologique est liée à la logique du capitalisme même. L’ouvrier chinois qui se voit augmenter et qui achète une voiture participe à la croissance de son pays et à ses conséquences néfastes sur le plan écologique et social. Le seul salut possible serait un rapprochement entre les luttes menées pour améliorer le statut des exploités et des opprimés et les efforts pour dépasser un modèle social basé sur la consommation individuelle à outrance. Nous sommes évidemment très loin de tout cela et c’est pour cela qu’il faut considérer, chers amis, le Grand effondrement, le big collapse comme une planche de salut. Pas de mutation sans dépression

 

 

Parmi les produits toxiques que j’ai classés comme des drogues générant le non agir figure évidemment au panthéon de celle-ci le crédit instrument d’esclavage du royaume Mort-dans-la-vie nuisible aux instruments de l’action. Le crédit de trente ans même à taux très faible ne vaut pas harcèlements et burn out derniers échos de

ses vies en points de suspensions.