25/02/2012

Boire la lie jusqu'à l'Halal

 

 

Le monde virant au gouffre blanc gouverné par les icebergs qui dérivent, les nécronomistes savouraient le modèle hypnotique composé d'exil exportateur et d'aliénation spatiale (Grande Germanie), chère à Angela Merkel, qu'ils considéraient comme l'histoire d'une ancienne basilique mérovingienne devenue un temple païen : Une ombre dont seul le soleil aurait eu pitié tel un bobo insomniaque et glacé dans le flux savant des temps , nourrissant son hémorragie interne dans l'habit de lumière du solutionniste de la crise: « Si peu à offrir et rien à espérer...»

L'arrogance de celui qui en achetant des meubles dispose de sa mort et peut affronter n'importe que enjeu tel un agent, autrefois immobilier, qui prend du viagra à son petit déjeuner pour avoir RV avec Sharon Mégastone pour un bien à crédit sur trente ans mariée qu'elle est avec avec un homme dont elle divorcera en moins de cinq ans.

S' incarner devant les humains devenant une activité à hauts risques, les nécronomistes devaient, en leurs contrées boire le calice de la non possession nécronomique jusqu'à l'Halal , relais de croissance, où la religion épouse la consommation et meilleure thérapie conte l'addiction genre idées floconneuses et mocassins blancs des laboratoires Roche off shore sans ordonnances à des âges où il était préférable de goûter la torpeur d'une fugue thaïlandaise où une fille se love contre vous par un mécanisme de pré-retraite.

Nous n'en étions pas là, plafonnés par la hauteur de nos ambitions, mais nous n'avions jamais voulu vivre comme cela; Gare du Nord , c'est la loi du Score...

L' heure État était au paiement des dettes que nous n'avions pas contractées et désormais payables métaux précieux sur l'ongle (faites des cadeaux à vos enfants/ce sont eux qui les paieront...)

la fête du slip se terminait et le rendez vous avec la NASA était annulé dans le monde de la croissance permanente résumée en cette phrase sublime

« Mon âme trime jusqu'à la mort».

 

Nécronomiquement votre.

 

21/07/2010

Fin de la schizophrénie économique...

 

 

 

 

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Pourquoi le nier ??? Nous vivons en France dans une société Post coloniale et nous en subissons le retour de bâton.

 

L’Allemagne a mis 40 à 60 ans pour se sortir du nazisme…

Ceci sera notre ticket minimum…Car une fois encore, nous allons payer pour des périodes que nous n’avons pas connues et dont nous ne sommes pas les bénéficiaires mais les déficitaires….

Notre société semi-ouverte a drainé en son sein…Des garçons sauvages transmutés d’un monde religieux à un monde de la consommation où le bonheur s’achète dans les points de vente. Un saut Quantique dans un univers géométrique...

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12/03/2010

Crise et mutation : L'ultime produit consommable/durable

Un bel article de Rémi Boyer

 

 

La Lettre du Crocodile

 

Année 2010 N° 1

 

CIRER BP 08 - 58130 GUERIGNY

 

Crise & mutation

de Charles Antoni et Jean-Pierre Crépin, Editions Charles Antoni – L’Originel.

 

 

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C’est une conversation épistolaire. Une rencontre entre deux approches, l’une philosophique, au sens où elle interroge les évidences, l’autre économique, entre deux expériences du monde, deux pessimismes aussi, deux ouvertures peut-être.

Cette dialectique entre deux se révèle créatrice. Situés à deux niveaux logiques différents, les propos se nourrissent d’un effet miroir. En dressant un bilan accablant du monde économique tel qu’il peut nous apparaître, Jean-Pierre Crépin offre une riche matière à Charles Antoni qui se saisit du monde comme une projection de ce que nous sommes.

La conversation devient voyage, géographique parfois, culturel souvent, poétique par éclair. Riche en références, en indications, en suggestions, en provocations aussi, recadrant avec humour les préjugés et les clichés courants, ils invitent à l’entendement. Le monde n’est-il pas là que pour cela ? Nous aider à entendre ce qui est.

Jean-Pierre Crépin ne propose pas de solutions, à peine éclaire-t-il le début de quelques pistes connues et toujours non explorées. Tel n’est pas l’enjeu. Il n’est pas là pour ça. Peut-être même s’en lave-t-il les mains…

« Comment sortir du merdier dans une société où la consommation tient la Barack… qu’on appellera bientôt bicoque ? La réponse est d’une simplicité biblique : prendre l’argent de ceux qui ne consomment pas assez et qui le placent (les riches) pour le donner à ceux qui consomment trop (et le dépensent)… Les pauvres… Avantage : évite l’endettement des Etats et des particuliers…

En attendant cette prise de conscience improbable, à quoi tient le nouvel équilibre mondial économique que les dirigeants des démocraties de Marché appellent si fort de leurs vœux pieux ?

Pour faire nécronomiquement simple : il faudrait que les Américains apprennent à épargner et que dans une synchronisation absolue, les Chinois désapprennent cet art étrange pour zapper vers celui de consommer donc de dépenser (pas évident lorsqu’on croit à la réincarnation…)

Autrement dit, il s’agit d’organiser le zapping dans le zapping par des régulations tout en uniformisant mondialement tous les comportements des citoyens consommateurs mondiaux.

Ce qui, tu en conviendras, relève plus de la mission impossible que de la mince tâche. »

Il dénonce bien les affres du Marché, nouveau dieu de la religion de la consommation. Toute religion n’est-elle pas consommation ? Mais il croit ou espère, de manière plus ou moins consciente, plus ou moins avouable, encore quelque part au Marché, à une capacité de réforme. Il invite toutefois à ne plus jamais se laisser duper et à construire un bonheur, individuel ou collectif qui ne cesse de s’échapper.

Charles Antoni, de manière récurrente, par propos direct ou par référence culturelle, invite plutôt à la présence à soi-même, à la conquête de cet ici et maintenant, qui constitue la « porte de l’éveil ». Ce faisant, il sait bien que l’éveil n’est jamais une solution à un problème, juste l’état naturel.

Si Jean-Pierre Crépin invite à la résistance, Charles Antoni invite au lâcher prise, non au renoncement, non à l’abandon des objets, mais plutôt à ce jeu de la conscience qui permet aux objets de nous abandonner.

L’Originel-Charles Antoni, 25 rue Saulnier, 75009 Paris, France.