01/08/2019

Mourir guéri

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Quand l’indicible, enfin, sera gouverné par les cicatrices évidentes de la déflation devenue douleur normale, quand l’écorce brûlée du Nouveau Monde illuminera le règne opaque de l’économie, les journalistes chroniqueurs de la malédiction devenus anesthésistes réanimateurs, qu’ils soient bénis, conteront, si ils content encore, l’histoire étrange d’un petit groupe de personnes fédérées autour d’un blog qui montèrent sur l’échafaud en rigolant.

Il en aura fallu du temps à la Macronie pour se rendre compte de la situation. A-t-on déjà vu pareil déni ? Des bonnets rouges, aux émeutes Nutella en passant par les Gilets Jaunes puis plus récemment l’émeute du robot de cuisine chez Lidl ; pouvait encore soutenir une politique de l’offre alors que l’évidence journalière démontrait que nous étions dans une problématique de demande ? La légion des damnés en avait assez qu’on lui explique que l’on avance bien mieux le ventre creux.
Le fameux ruissellement des plus riches vers les plus pauvres devenu la théorie du premier de cordée n’avait visiblement produit aucun effet. La corde était visiblement coupée car vu d’en bas, la corde, on peut s’y pendre pas s’y suspendre.
Emmurés dans leurs métropoles citadelles, les gouvernants s’étonnaient encore de la consommation de biens qui reste atone et de la baisse d’achats alimentaires et ce malgré les mesures d’urgences liées au mouvement des GJ.
Une question était sur toutes les lèvres : Que font les pauvres de leur argent ? Épargnent-ils en mauvais patriotes pour acheter plus tard des produits coréens ? Renonçaient-ils à la transition intestinale pour mieux préparer la transition écologique ?
Autant de questions qui restaient en suspens à la corde du premier de cordée.

Nécronomiquement votre

31/07/2019

Une dette crée de toute pièce pour vous enchaîner

A Vince

Sauvez la planète, suicidez vous

Appelez la hot line de Nécronomie

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En 1979, sous l’impulsion de Volker
(Président de la Federal Reserve de l’époque) les taux nominaux (les intérêts à payer
pour rembourser la dette) ont plus que doublé, passant de 9 % à 20 %,
alors que sur la période précédente ils avaient été en moyenne négatifs.
Ces taux élevés ont créé de toutes pièces des endettements cumulatifs des États (dette publique) ou pays (dette extérieure). Les classes aisées construisent ainsi un dispositif de polarisation extrême entre créanciers et débiteurs, aux proportions gigantesques, qui est tout à l'avantage des créanciers.

A l'époque L’impossibilité de moyenner la dette sociale (c’est-à-dire la dette del’État-providence) par les mécanismes monétaires (recours du Trésor à la Banque centrale), oblige au développement des marchés financiers,développement qui est encore une fois organisé, sollicité et imposé, pas à pas, par l’État – en France, l’essentiel s’est fait sous les gouvernements socialistes.

C'est donc à travers la gestion des dettes d'Etats crées par le coup de 79 que les marchés financiers se sont structurés et organisés. Les États ne se sont pas limités à libéraliser les marchés financiers, mais ils ont accompagné l’organisation et la structuration de leur fonctionnement.
Ils ont donc élargi (en diversifiant la gamme des titres émis sur les marchés primaires) et approfondi (en augmentant les volumes de transaction sur le marché secondaire) les marchés de titres publics attractifs pour les épargnants. La courbe de taux d’intérêt pour ces titres est devenue la référence pour la formation de prix des actifs,
en lieu et place de taux de base bancaires; A partir de là,
Les politiques monétaires, ), les politiques de l’État-providence (réduction de dépenses
sociales) et les politiques fiscales (transferts vers les entreprises et les couches les plus riches de la population de plusieurs points de PIB dans tous les pays industrialisés), convergent vers la création d’énormes dettes publiques et privées. Pour mémoire les dettes privées dans la zone euro sont bien plus élévées 135% que la dette publique qui est de 100%
La dette agit à la fois comme machine de capture, de « prédation » ou de « ponction » sur la société dans son ensemble, comme un instrument de prescription et de gestion macro-économique, et comme un dispositif de redistribution des revenus. El elle fonctionne également en
tant que dispositif de production et de « gouvernement » des subjectivités collectives et individuelles. Pour rendre compte des nouvelles fonctions de la finance, la théorie économique hétérodoxe d’André Orléan parle de « pouvoir créancier » et de « puissance créancière » dont
la force « se mesure à cette capacité de transformer l’argent en dette et la dette en propriété et, ce faisant, à influer directement sur les rapports sociaux qui structurent nos sociétés ». La pensée d’Orléan définit la
relation créancier-débiteur comme le pivot autour duquel se fait la transformation de la « gouvernance » (mot de la novlangue du pouvoir qui signifie commandement) capitaliste : « On est passé de la régulation
fordiste qui privilégiait le pôle industriel et débiteur à une régulation financière qui met en avant le pôle financier et créancier. »
Ainsi mais là je parle d’un point de vue sociologique, La relation créancier-débiteur se superpose aux relations capital-travail, État-providence-usager, entre-
prise-consommateur et les traverse en instituant les usagers, les travailleurs et les consommateurs en « débiteurs .
Voilà pour le démarrage de l'histoire de laquelle nous sommes devenus des esclaves.

03/06/2019

Revenu universel d'activité : les dessous d'una arnaque

eric-pougeau-pierre-tombale-fils-de-pute-2-336x450.jpgLe géographe Christophe Guilluy a raison lorsqu'il dit que Macron avait imaginé que la France périphérique serait le cimetière de la classe moyenne française et que ces territoires allaient se transformer en zones touristiques peuplées d'assistés sociaux qui rempliraient leur caddie au hard discount du coin.

Le plus incroyable étant que les journalistes animateurs devenus depuis anesthésistes réanimateurs ne comprenaient pas les revendications des Gilets Jaunes qui étaient pourtant simple " NOUS EXISTONS".

Car en 2018 et 2019 plusieurs transferts s'étaient opérés du digital au mental dans la bande son de la révolution macronienne. Une bande son qui démarrait avec la cloche de Wall Street que l'on pouvait désormais entendre au fin fond de la Creuse.

Le plus important de ces transferts était un transfert massif  de revenus vers les plus aisés et les entreprises , ce qui par effet de vase communicant engendrait un creusement des déficits.

Pour combler cela, l'inéluctable réforme du chômage et le contrôle des bénéficiaires des minimas sociaux. sociaux

D'où l'arnaque du revenu universel d'activité

Ce changement de nom n'est pas anodin.

ce revenu qui comprend la fusion de différentes allocations dont le RSA  et l'allocation logement ne sera pas versé sans conditions

L’allocataire recevra son revenu universel d’activité en contrepartie d’une formation ou d’une démarche active de retour à l’emploi. 

 

Concrètement cela signifie avec les déficits transformer les ayants droits en débiteurs. Débiteurs qui ne doivent pas rembourser en argent mais en comportement docile, en attitude genre posture d'offrande à quatre pattes, recherche de sous-emploi, projet d'auto-entrepreneur de soi etc...

Et tout ceci pour compenser comme je vous le disais les transferts massifs vers les plus aisés mais lorsque l'on marche sur la tête le fameux effet de ruissellement se fait à l'envers, Les pleurs des pauvres deviennent les larmes de joies des riches.

Nécronomiquement votre