25/03/2016

Méfiez vous des barbus bleus en pyjamas

La pensée du Week end :

Elle est celle de G.Steiner qui fut en son temps éditorialiste à The Economist et à ce titre apte à comprendre le versant des choses.

Le cri le plus inoubliable, le plus prophétique, du dix-neuvième, est siècle, est pour moi le " plutôt la barbarie que l'ennui" de Théophile Gautier. Si nous parvenons à définir le point de départ de cette aspiration perverse, de cette passion, nous aurons avancé dans la compréhension de notre propre situation et du rapport de notre condition présente à l'idéal vengeur du passé."

Georges Steiner, Dans le château de barbe bleue

 

Visiblement, deux siècles après, on en est encore au même stade...On peut pas mettre des Start up post coloniales sur le coup...???

12/03/2016

les rencontres temporales intemporelles

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La secte disait-on du temps de Louis XV des économistes pour ricaner des économistes.

Les économistes sont des gens qui passent leur temps à expliquer après, ce qui s’est passé avant, contrairement aux nécronomistes qui expliquent avant ce qui va se passer après. Depuis maintenant plus de dix ans, que je chronique la crise, je suis toujours aussi stupéfait de la non compréhension des experts qui se bousculent sur les plateaux TV.

Ma vision des choses a toujours été différente mais cette différence s’est accentuée au fil des ans peut-être du fait que je souffre d’épilepsie partielle psychique. Je ne vais vous faire ici un cours sur cette maladie, vous trouverez sur You tube des vidéos de gens qui comme moi sont atteints de ce trouble que Jules César qui en souffrait appelait la maladie des rois.

Disons qu’en certaines occasions, ma mémoire du passé se superpose à ma mémoire instantanée.

Beaucoup de gens pensent être médium à cause de cela mais en ce qui me concerne, je sais qu’il s’agit juste d’un problème de lobe temporal.

J’ai donc des impressions de déjà-vu. D’autrefois, j’ai le sentiment que tous les gens se ressemblent physiquement comme dans un célèbre film. Enfin en des occasions plus rares, ils m’arrivent de voir des morts et même de parler avec eux. Rassurez-vous, chers amis nécronomistes, je me soigne, je prends de la Depakine le fameux médicament dont on parle tant en ce moment et qui est à l’origine de nombreuses malformations chez les bébés dont la mère en prenait.

Mais, bon en ce qui me concerne, je ne suis pas une femme enceinte et la dernière crise m’ayant propulsé huit jours dans le coma avec une épaule brisée et un bras cassé par la puissance des convulsions, je ne trouve que des effets positifs à ce médicament. Je ne suis d’ailleurs pas étonné que la plupart des mass murders dans les lycées américains étaient sous depakine ou médicament du même type. Ce médicament supprime toute peur de la mort et en cela me parait promis à un grand avenir.

Enfin, tout cela pour vous dire que hier, j’ai parlé avec un mort. J’aime bien parler avec les morts, ils sont beaucoup moins assommants que les invivants avatars avares et bavards qui peuplent les réseaux sociaux. J’ai donc eu hier le privilège, car c’en est un, de m’entretenir avec John Maynard Keynes et j’ai compris pourquoi il était le plus grand économiste de tous les temps. Keynes et sa politique de la demande ont été fort décriés ces dernières années. Tous les experts ne juraient que par la politique de l’offre pour relancer l’économie arguant comme Guy Debord en son temps (mais dans un autre registre) que le consommateur ne trouve pas ce qu’il désire, il désire ce qu’il trouve. Il suffisait donc, pour les tenants de la politique de l’offre d’aider les entreprises CICE) qui pourraient ainsi développer leur offres et hop…Tout repartirait….

Tout le monde semblant omettre pour l’occasion que nous avions vécu la pire destruction d’emploi depuis la Très Grande Dépression et que cette destruction d’emploi était jumelée à une mutation, véritable saut quantique…

 

Par ailleurs nous le constatons tous les jours l’effet ruissellement-austérité Hayek/Rand ne fonctionne pas. Il faudra bien un moment ou un autre relancer la machine. Les individus veulent travailler mais il n’y a pas de travail. Les consommateurs veulent consommer mais ils sont fauchés et tétanisés à l’idée de perdre leur travail pour ceux qui en ont encore un. Les entreprises gardent leur argent.Les banques ne prêtent qu’aux riches et les pauvres qui restent encore dans la compétition, épargnent. Le nombre de sans abri augmentent car sans CDI, impossible de louer et il y a une pénurie de logements sociaux;

Acheteurs, vendeurs, financiers et Etat sont incapables d’agir ensemble.

« C’est pour cela que j’ai inventé le stimulus. Précisément pour débloquer les situations comme celle que vous vivez. N’oublie pas mon cher JPC, cher portier de nuit de l’économie qu’il ne faut pas réfléchir à long terme car à long terme nous serons tous morts. »

Necronomiquement votre

12/02/2016

Entertainment et enterrement

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Pays émergents engloutis…

Guerre des devises qui dévissent car comme nous n’avons eu cesse de le répéter taux zéro à l’apéro, déclaration de guerre pour le dessert.

Pétrole Ane en chute libre et shampoing dope qui rend les cheveux raides qui n'agit plus…

Bref tous les ingrédients sont réunis.

Michel « ça sent le Sapin »a beau psalmodier « l’économie réelle n’est pas touchée, c’est une crise de la finance » c’est exactement ce que l’on nous disait en 2008.

Maitrise t on depuis cette période l’art étrange d’enlever ses chaussettes sans enlever ses chaussures ? Comment fait-on tourner l’économie réelle sans la finance ? Les sociétés ne vont pas en bourse pour dépouiller (quoique) les petits actionnaires mais pour lever de l’argent nécessaire à leur développement.

La fameuse reprise des chaussettes à 1,5% s’installe définitivement. Varoufakis d’ailleurs ne s’y est pas trompé avec son projet à dix ans car d’ici là, les gouvernements vont surtout devoir s’employer à éviter le lot de grèves et d’insurrections quotidiennes. Le tout en berçant les peuples de nouvelles illusions comme le paradis vert, le miracle du numérique et des biotechnologies qui nous permettront de vivre plus longtemps. Crevards pour l’éternité…

Les galvanisés et autres perfusés des Marchés constatent avec effarement que la fête du slip est définitivement terminée. Finito le viagra au petit déjeuner…

Mario Trou de secours a beau hurler son no limit ; les 280 000 Milliards de dettes du monde occidental sonnent le glas du glabre.

La dette, on peut s’y pendre pas s’y suspendre (axiome nécronomique).

Seuls les nécronomistes, enfants du Kaos né de la grande fissure de 2008, survivront avec joie parmi les invivants. Eux seuls n’ont rien à perdre et laissent gicler l’amour de la crise comme un jet de mélasse qui ne viendrait pas salir mais nettoyer. Nous aiderons donc la crise à évacuer tous ceux qui étaient médusés de respect devant les génitoires de Mario trou de secours et qui révéraient son rectum ; le considérant comme une partie du Grand Dessein économique.

Champagne ...

https://www.youtube.com/watch?v=AJvFeWbm3QY

Nécronomiquement votre

JPC