30/05/2016

Etau Négatif

 

 

jean pierre crepin,necronomiquement votreComment éradiquer un syndicat qui ne veut pas aller dans le sens du courant réformateur libéral comme les autres syndicats loués par le gouvernement ???

C'est très simple, il suffit d'appliquer la technique dite de l'étau négatif qui met en scène les insiders et les outsiders.

En gros, il s'agit d'expliquer que le trop de protection des salariés nuit à l'embauche des chômeurs.

On oppose ainsi les insiders (les salariés qui travaillent) aux outsiders (les chômeurs qui cherchent un emploi.)

D'en haut, le patronat peut critiquer un syndicat qui pourrait empêcher un employeur de choisir un salarié qui travaillerait pour moins et exigerait moins de sécurité ou d'assurances. Une sécurité dont on nous dit qu'elle bloquerait les  mécanismes correctifs du marché.

D'en bas ceux qui ne bénéficient pas d'une forme particulière de protection comme être membre d'un syndicat (et pour cause si ils sont au chômage) peuvent en vouloir au syndicat de ne s'occuper que de leurs adhérents.

Ainsi ceux qui ne bénéficient d'aucune protection comme l'appartenance à un syndicat vont-ils mettre en doute ce qui semblent être des bénéfices dont seuls les autres profitent et qui créent, plus irritant encore,des barrières à l'embauche.

 Ainsi grâce à cette subtile manœuvre le syndicat passe pour archaique et non réformiste et d’un coup de baguette magique lui incombe la responsabilité du manque d’embauche donc du chômage

 

Il est ainsi pris en étau, on arguera pour achever de le discréditer qu'il est plus facile de dire NON que dire OUI et hop le tour est joué...c'est l'Etau négatif

La vérité, c'est que comme les gouvernements et la banque centrale sont incapables par les politiques monétaires et budgétaires de s'en sortir par de l'inflation malgré les océans de liquidités qui on été deversés, il ne reste plus qu'à s'en sortir par la désinflation compétitive autrement la baisse des salaires.

D'où la fameuse inversion des normes dont on entend tant parler ces derniers temps et qui revient à laisser tous pouvoirs à l'entreprise : la flexibilité et même le paiement des heures supplémentaires comme viennent de l'expérimenter nos amis routiers qui heureusement ont réagit.

Souhaitons toutefois que les réactions ne soient pas uniquement sectorielles...

Nécronomiquement votre

 

03/05/2016

Lien dernière émission

Lien youtube direct > https://www.youtube.com/watch?v=je4kg_9jvnY

Lien sur site Akasha > http://akasha-webradio.com/jean-pierre-crepin-necronomie3

 nuit debout,rcesssion,insurrection paris,economie,philosophie,sociologie,contre culture

12/03/2016

les rencontres temporales intemporelles

keynes.jpg

La secte disait-on du temps de Louis XV des économistes pour ricaner des économistes.

Les économistes sont des gens qui passent leur temps à expliquer après, ce qui s’est passé avant, contrairement aux nécronomistes qui expliquent avant ce qui va se passer après. Depuis maintenant plus de dix ans, que je chronique la crise, je suis toujours aussi stupéfait de la non compréhension des experts qui se bousculent sur les plateaux TV.

Ma vision des choses a toujours été différente mais cette différence s’est accentuée au fil des ans peut-être du fait que je souffre d’épilepsie partielle psychique. Je ne vais vous faire ici un cours sur cette maladie, vous trouverez sur You tube des vidéos de gens qui comme moi sont atteints de ce trouble que Jules César qui en souffrait appelait la maladie des rois.

Disons qu’en certaines occasions, ma mémoire du passé se superpose à ma mémoire instantanée.

Beaucoup de gens pensent être médium à cause de cela mais en ce qui me concerne, je sais qu’il s’agit juste d’un problème de lobe temporal.

J’ai donc des impressions de déjà-vu. D’autrefois, j’ai le sentiment que tous les gens se ressemblent physiquement comme dans un célèbre film. Enfin en des occasions plus rares, ils m’arrivent de voir des morts et même de parler avec eux. Rassurez-vous, chers amis nécronomistes, je me soigne, je prends de la Depakine le fameux médicament dont on parle tant en ce moment et qui est à l’origine de nombreuses malformations chez les bébés dont la mère en prenait.

Mais, bon en ce qui me concerne, je ne suis pas une femme enceinte et la dernière crise m’ayant propulsé huit jours dans le coma avec une épaule brisée et un bras cassé par la puissance des convulsions, je ne trouve que des effets positifs à ce médicament. Je ne suis d’ailleurs pas étonné que la plupart des mass murders dans les lycées américains étaient sous depakine ou médicament du même type. Ce médicament supprime toute peur de la mort et en cela me parait promis à un grand avenir.

Enfin, tout cela pour vous dire que hier, j’ai parlé avec un mort. J’aime bien parler avec les morts, ils sont beaucoup moins assommants que les invivants avatars avares et bavards qui peuplent les réseaux sociaux. J’ai donc eu hier le privilège, car c’en est un, de m’entretenir avec John Maynard Keynes et j’ai compris pourquoi il était le plus grand économiste de tous les temps. Keynes et sa politique de la demande ont été fort décriés ces dernières années. Tous les experts ne juraient que par la politique de l’offre pour relancer l’économie arguant comme Guy Debord en son temps (mais dans un autre registre) que le consommateur ne trouve pas ce qu’il désire, il désire ce qu’il trouve. Il suffisait donc, pour les tenants de la politique de l’offre d’aider les entreprises CICE) qui pourraient ainsi développer leur offres et hop…Tout repartirait….

Tout le monde semblant omettre pour l’occasion que nous avions vécu la pire destruction d’emploi depuis la Très Grande Dépression et que cette destruction d’emploi était jumelée à une mutation, véritable saut quantique…

 

Par ailleurs nous le constatons tous les jours l’effet ruissellement-austérité Hayek/Rand ne fonctionne pas. Il faudra bien un moment ou un autre relancer la machine. Les individus veulent travailler mais il n’y a pas de travail. Les consommateurs veulent consommer mais ils sont fauchés et tétanisés à l’idée de perdre leur travail pour ceux qui en ont encore un. Les entreprises gardent leur argent.Les banques ne prêtent qu’aux riches et les pauvres qui restent encore dans la compétition, épargnent. Le nombre de sans abri augmentent car sans CDI, impossible de louer et il y a une pénurie de logements sociaux;

Acheteurs, vendeurs, financiers et Etat sont incapables d’agir ensemble.

« C’est pour cela que j’ai inventé le stimulus. Précisément pour débloquer les situations comme celle que vous vivez. N’oublie pas mon cher JPC, cher portier de nuit de l’économie qu’il ne faut pas réfléchir à long terme car à long terme nous serons tous morts. »

Necronomiquement votre