17/01/2011

Evolution consumériste ou révolution islamiste ?

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Dans le monde intraconnecté les révolutions se font en une semaine et seul un nom de Dieu sépare les deux rives de la méditerranée.

 

D’un coté de la méditerranée, des émeutes de la faim liées à l’augmentation des matières premières et dont la vieille Europe craint qu'elles ne génèrent un avènement des partis islamistes devenus dernier opposant à un mode de vie sensé devenir commun et qui semble poser à tous la question l’islam peut il se dissoudre dans les Démocraties de Marché ?

 

De l’autre coté comme en Grèce sous le joug du FMI, des pillages de magasins, véritables émeutes consuméristes.

Pour quiconque vit sous le seuil de pauvreté, s acquitter d’une TVA en hausse, c’est contribuer à financer son propre malheur.

C’est également demander aux pauvres de participer au naufrage collectif organisé par quelques-uns, ce qui revient à leur demander un véritable acte de foi en une économie future et un Eden Mondial lointain « La bulle verte de la consommation durable ».

 

Concernant notre beau pays, la croissance revue récemment à la baisse ( 1,5% en 2011)

par Dame Christine Hagarde sera encore obtenue ( ?) péniblement grâce aux dernières dépenses publiques et sociales. Chacun sachant désormais que pour notre beau pays, la fête du slip s’arrêtera avec le respect du pacte de stabilité en 2013.

A moins que d’ici là, comme elle en manifeste le désir, Dame Christine Hagarde réussisse à changer le business model du pays en transformant notre société de consommation en société de production, autrement dit créer un tissu de PME exportatrice comme en Allemagne.

Un miracle économique…

 

 

La balance des paiements des démocraties de Marché  n’est qu’une appellation occidentale du jugement dernier des républiques islamistes. 

 

La charia d’un Marché non Mollahrisé…

 

Nécronomiquement votre

 

 

09/01/2011

Jury populaires consuméristes

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Dans la mythologie Viking, l hiver glacial « fimbulvetr » précède le Ragnarök la fin du monde. Nul doute que nous sommes à l’aube d’une mutation si l'on juge par les températures sociales rectales.

Comme je l’écris souvent, la politique de civilisation tant de fois évoquée était une priorité.

Guaino vise juste mais sa pensée est restée un vœu pieu.

A quoi sert une pensée si vision et diagnostic ne peuvent pas se traduire en actes ?

A quoi sert un homme juste si son sang se glace dans ses veines au moindre froid ?

Pourquoi persister à essayer de faire tourner une roue carrée qui ne peut générer que plus de violences comme le prouve l’actualité sans qu’on puisse y remédier ?

Au même titre (demandez à Jeudi Noir) que l’absence d’habitant augmente la valeur spéculative des immeubles. L’absence de salariés ou le nombre réduit par rapport au chiffre d’affaire, ce qu’on appelle pudiquement la marge opérationnelle augmente la valeur des entreprises.

L’entreprise est faite pour créer des richesses pas des emplois.

Par conséquent, on ne peut faire reposer sur elle, une dimension sociale qui vient grever sa rentabilité.

Alors pourquoi s’étonner si l’on braque et que l’on tue pour des tee shirt à 20 euros dans les zones d'exclusion par le travail à la consommation ?

La jungle des ghettos n’est que le pendant de la savane du consumérisme comme unique projet de vie.

Les jury populaires bientôt mis en place ne sont rien d’autre que la déportation de la responsabilité d’un Etat démissionaire qui ne souhaite plus la prendre, incapable de moraliser la répression dans un monde où l’on suscite le désir de consommer chez les plus pauvres jusqu’à chez eux.

Les prisons ne sont que le fruit de la délocalisation sociale du consumérisme des démocraties de Marché dont l’humanisme est le lubrifiant, les banlieues l’anus, et la police le préservatif.

Nécronomiquement votre.

06/01/2011

Madame Michu et Lady Gaga

Meilleurs voeux nécronomiques à tous...

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Quand un cinéphile me demande : quel est le plus grand rôle d’Omar Sharif  ?  Docteur Jivago ou Lawrence d’Arabie ?

Je  réponds sans hésiter :

« Tiercé magazine !»

C’est en tous cas ce qui restera de ce fils des bibliothèques d’Egypte dans la mémoire collective, souvenir ou vestige  d’une époque où l’on considérait que ce qui ne se monétisait pas ne servait à rien et où l’intégration des individus à une société ne se faisait plus que par le truchement des mass média financés par la grande consommation.

Il s’agissait alors de s’enrichir, les médecins n’étaient pas appelés sur le front de guerre des déficits et personne ne prétendait traverser le désert sans boire.

 La sécurité sociale existait encore, le Marché de la dépendance n’était pas entre les mains des dealers. Le jeu en ligne et ses recettes fiscales était l’avenir de l’homme.

 

La révolution consumériste, initiée par la Money Power, le jour ou celle ci a pris conscience qu’il était plus rentable de vendre de l’inutile aux consommateurs que d’augmenter la productivité avec des travailleurs, s’achève.

 Toutes les Démocraties de marché vont devoir muter et redevenir à l'image de l’Allemagne des sociétés de production. C’est en tous cas la volonté clairement affichée de nos politiques.

 

Travailler plus pour gagner plus (Sarkozy)

Travailler plus et mieux (Copé )

Travailler plus et mieux pour gagnez plus (Valls)

Travaillez plus pour gagner autant (Longuet)

Travaillez plus pour gagnez moins et être heureux comme les chinois (Seguela)

Travaillez plus, moins bien pour gagner moins tout en étant malheureux (A suivre)

 

Unique remède prescrit : Avancer vers l’avenir avec comme seule armure : La productivité … Autrement dit, faire des Démocraties de Marché ou sociétés de consommation, des pays à l’image de l’Allemagne, brefs des pays ou l’on produit plus que l’on consomme, ce qui nous parait surréaliste puisqu’on ne cesse de nous répéter que le pays tient grâce à la sacro sainte consommation et qu’on nous dit également que les allemands ne consomment pas assez, ce qui pose problème.

.

Bref changer le business model de la France….en continuant à voir l’avenir dans le marc du passé et à’ignorer la réverbération d’un possible retour en récession consécutif à la réduction massive des dépenses publiques et sociales et aux ressacs économiques de pays proches.

On joue ensemble, on paye ensemble…Le fameux (double dong nécronomique) 

 

Concrètement cela signifie que les partis politiques dans leur ensemble font le pari d’une stagflation d’environ deux, trois ans qui déboucherait sur une croissance retrouvée menant à la supra bulle de la consommation durable «  the next big one » approved by Money Power.

Les nouvelles bulles ne sont jamais que les idées du renouveau nécronomique.

 

Pourquoi en pareille période de stagnation peu créatrice d’emploi s’obstiner a vouloir à ce point augmenter la productivité ? S’agit t’il de préparer une reprise réelle ?

 

Nécronomie Internationale, face contraire du Marché dans le Marché, vous le révèle :

 

Il s’agit simplement de faire un geste en direction des classes moyennes prises en étau fiscal et auxquelles, on ne peut désormais plus rien offrir que le triste privilège de travailler plus pour épargner un peu…

 

Car en pareille période la hausse de la productivité signifie hausse du pouvoir d’achat mais de certains au détriment des autres donc chômage pour les moins performants et baisse des créations d'emplois.
Cette variable est à prendre en considération dans les démocraties de Marché car l’équilibre se fait sur le global de la population (tout finit toujours dans la consommation ou dans l'épargne) Il ne sert donc à rien en pareille période de vouloir accroître la productivité de certains car en final cela revient à faire baisser la consommation de ceux qui se retrouvent au chômage ou de ceux qui ne trouvent pas d’emplois au profit de ceux qui restent dans la course et épargnent.


Les gains de productivité ne servent à rien si ils sont supérieurs à la croissance du pays.

Mieux vaut le savoir maintenant que le constater plus tard…

 

 D ici peu les discours gouvernementaux, qui enflammaient  les foules, enjoignant à chacun de dépasser d’une tête son prochain et qui désormais appelle à se serrer la ceinture collectivement pour continuer à financer une dette de la finance mondiale, n’auront plus l’oreille de millions de gens à qui l’effondrement des valeurs communément enseignées, ôtera toute raison de sacrifice.

 Madame Michu n’a jamais demandé à ce qu'on l'endette pour la transformer en Lady Gaga.

Tous feraient bien de s'en souvenir à l'heure où l'on va devoir lui expliquer qu'elle était bien mieux avant...