16/11/2008

Nécronomiste : Un Métier...

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Du gravier électronique : c'est ce sur quoi s'éveillait JPC, face contraire du Marché dans le Marché.
Les images maintenant filaient : vitamines soniques, images modernes chantant le futur proche et la catastrophe annoncée.

JPC était sous influence ottomane, la fraicheur du raki baignait ses tempes.
Le requiem K 626 tournait dans le lecteur.
Le temps approchait où son cerveau pourrait être échangé contre un IPOD.
Les maladies ne seraient plus alors que des 1 et des 0 connectés directement aux assurances privées contrôlées par l'état..
Le médecin traitant ne serait plus localisé mais glocalisé
et l'homme absent, régnerait sur un Éden vert, supra-bulle qui devait vaincre la TGD.

L'alternative étant comme chacun sait : le châtiment des neufs orifices à la japonaise...la Déflation de dix ans...

JPC savait que l'Economie de Marché était un immense aéroport mythique sur lequel chaque nation se voyait attribuer sa note et sa piste d'atterrissage : Soft landing ou Hard landing
Seul au sommet de la tour de contrôle, Le messie noir tel un muezzin multimédia distillait ses convictions dans un bruissement de neutrons froissés iraniens.
« Yes we can...»

JPC se sentait superficiellement européen. il savait que le temps demain ne s'écoulerait plus qu'en milligramme d'informations parfaitement dosées pour l'opinion publique et qu'un trait de G 20 relierait le monde entier aux USA.
La phase d'impact approchait c'était la panik dans l'hypermarché mondial.
En France notre Président parti sur la queue de la comète n'allait pas pouvoir chercher avec les dents une croissance morte, mais l'addition à payer (la ruine de plusieurs générations)
We play together we pay together...

Soucieux de rester le captif de Mozart, JPC se servit un verre et trinqua mentalement avec ses amis nécronomistes.
Là étaient des fondations porteuses de sens et d'avenir.
Nécronomiste devenait un métier.



22/09/2008

Social-libéralisme VS Capitalisme d'état.

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Nous sommes tous des libéraux avec l'argent des autres




Comment passe t’on de l’euphorie à la dépression en économie ?

Réponse d’un nécronomiste : c’est très simple en passant de l’inflation à la déflation….


Risque systémique , il y avait, et plutôt que de voir les bourses du monde entier qui avaient acheté des titres pourris des banques et des assureurs américains :

« Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable de dollars du contribuable", a précisé le président américain, tout en insistant : "Il s'agit de protéger votre argent", et vos emplois, s'adressant au public devant les caméras de télévision.

Le prix : 1000 milliards qui viendront s'ajouter aux 10 000 Millairds du déficit Américain, tout va dépendre du Krach immobilier et des dépréciations.

Mais ce retour à l’état va avoir un coût monumental pour les contribuables. Du jamais vu dans l’histoire de l’Amérique.

Peu importe ainsi que nous l’avions prévu, il n’y avait pas le choix, nous allons donc désormais rentrer dans la phase 2 qui nous mènera de l''euphorie à la dépression entre rixes et réverbérations mondiales.
Autrement dit de la crise financière à la crise économique dont la véritable phase d’impact se situera probablement en janvier, le nouveau Président Américain étant à cette période élu, et devant communiquer ses choix pour faire partager cette addition priceless au monde entier suivant le précepte bien connu We play together, we pay together…

Nous passons donc de la crise financière à la crise économique ou malheureusement il ne s’agira pas de nationaliser des entreprises et des hommes, ce traitement de faveur restant à la Money Power.

De son coté Helicopter Ben qui pourtant ne cesse de parler d’inflation ne semble pas véritablement inquiet des poussées de celle ci.
La hausse même du baril de Brent à plus de 100 dollars après l’annonce du plan de sauvetage ne l’a même pas contrarié.
Charge au prochain Président des URSSA d’appuyer sur le détonateur de la baisse ou de la hausse des taux et de prendre la décision au regard des pertes d’emplois et des faillites d’entreprises non bancaires.
Car dans ces conditions, c'en est fini des relances de la consommation par le crédit d'impôt et reste toujours à éviter la récession dans un pays ou le PIB dépend à 70 % de la consommation.

Il y a plusieurs mois, nous avions déjà évoqué le risque qu'une baisse des taux aux USA engendrerait sur l’économie mondiale. Les taux actuels étant déjà plus de deux fois inférieurs aux notres.

Autrement dit le passage de l’euphorie à la dépression, avec une dévaluation du dollar qui entraînerait les autres monnaies dans sa spirale et donc une déflation mondiale de tous les actifs planétaires et un retour au protectionnisme forcené auquel Obama a déjà annoncé qu’il n’était pas hostile. Coté Mac Cain, c déjà réglé…

Bref, l’économie américaine et ses super-consommateurs devenus super-contribuables ne sortiront pas indemnes de cette première crise mondiale de la croissance par endettement.
Reste à définir par la Money Power, comment on va partager l’addition avec les autres pays? terrorisés qu'ils sont d'avoir vu leur dépendance
et leur extrême vulnérabilité (y compris les Chinois et les Russes) en attendant le fameux découplage des économies qui ne sera effectif que dans plusieurs années.


En route pour la phase 2 de la TGD, celle qui nous concerne tous…et pour laquelle nous allons devoir payer par solidarité avec Wall Street.

En France Martine Aubry va reprendre des forces parce que ce capitalisme là, elle le connait bien, les nationalisations de pan entier de l'économie, on apprend plus ça à L'ENA que dans les écoles de commerce, camarade Président.
Etat fort, Impôts forts.les socialistes devenus libéraux (social libéralisme dixit Delanoé)
le font aussi bien que feu les libéraux devenus depuis les événements des capitalistes d'état, partisans de l'interventionnisme.
ça en dit long sur les convictions économiques des uns et des autres....


Nécronomiquement Votre

24/05/2008

Préparez vos fesses et vos mouchoirs

L'actualité économique me contraint désormais à faire dans le pipi caca.
Après la bataille du thermomètre, je suis maintenant contraint de vous signaler
à quelle point la consommation a été contaminée par la crise.
Wall street et demain le monde commence à le comprendre :
Ainsi Kimberley-Clark, le fabricant des Kleenex et du papier toilette Cotonnelle, a perdu hier 1,43% à 62,79 dollars après avoir annoncé qu'il relèverait ses prix de vente de 6% à 8% pour compenser le renchérissement de ses coûts provoqué par la hausse des cours des matières premières et de l'énergie.

Il s'agit donc pour ceux qui vont tout perdre (immobilier et actions) d'éviter de pleurer...
Quand à ceux qui ont pris des crédits de trente ans pour acheter des maisons
loin de leurs lieux de travail, il va leur falloir garder les fesses propres, ce qui ne doit pas être évident lorsqu'on s'est fait enfiler de pareille manière et que l'on est contraint de travailler plus pour gagner moins.

Comme le dit le proverbe croate : Croix de bois, croix de fer, si je t'e....., c'est par derrière....

Nécronomiquement votre.