12/09/2008

Back in the USSRA (United Socialist State Republic of America

La Bourse de Paris évoluait en hausse vendredi matin, le CAC 40 prenant 1,44%, dans un marché soutenu par le rebond des valeurs financières, après que le gouvernement américain eut annoncé son soutien à la banque d'affaires en difficulté Lehman Brothers.

Boursorama

Merci camarades Bernanke, Paulson, Bush

01/04/2008

APOCALYPSE DES MARQUES

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Le verdict est tombé, ainsi donc, il n’y aurait pas de problèmes de pouvoir d’achat mais de vouloir d’achat. Ce qui n’étonnera personne dans une démocratie de Marché

La séparation entre l’économie et la vie s’exprime dans le non-sens que le discours des publicitaires revêt du langage des désirs.
Consommer de l’inutilité a encourager à produire ce qu’il y a avait de plus vain.
Le marketing a pris une telle importance dans le developpement économique
Que nous nous sommes progressivement éloigné du concret du produit et par delà de sa réelle utilité.
Nous avons ainsi pris l’habitude sans rechigner de payer dans le cout des produits la publicité qui nous était destinée, dépassant dans bien de cas le coût réel du produit (exemple lorsque vous achetez une bouteille d’Evian, les 2/3 du coût du produit sont le marketing et la communication, pas la flotte…
En poussant le raisonnement plus loin, on pourrait dans l’absolu imaginer qu’on donne le produit gratuitement à celui qui accepte de payer pour recevoir la publicité)

Avec le passage du Trade Mark au Love Mark, tout les marques se sont mises à nous aimer.
Notre banquier nous aime, notre assureur nous aime, EDF nous aime, France Télecom nous aime , notre hypermarché nous aime…Il’agissait alors, concept du moment, de « nourrir le consommateur d’une affectivité grandissante ».

De quelle utilité nous aurons été ces marques et enseignes qui nous ont tant aimés ?
C’est à cette question qu’elles devront répondre durant la Très Grande Dépression…
Et ce sera alors l’Apocalypse des Marques, une charia économique beaucoup plus puissante que de timides boycotts.

Nécronomiquement votre

10/03/2008

Achat compulsif et addiction au crédit

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"Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'État intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement."

Nicolas Sarkozy
Interview revue Banque avril 2007

il est curieux qu'au moment, où les USA sont en récession, que le Japon (deuxième économie du monde) y retourne,accompagné par l'Australie et l'Irlande, prouvant que la crise du crédit et le krach immobilier sont désormais sur tous les continents, aucun économiste ne rappelle à notre Président, les propos ci dessus qui démontrent à quel point sa vision économique était erronée (voir ma note du 18-11-2007).

Ce qui se passe aujourd'hui avec la multiplication des saisies aux USA (+54% cette année) et au Royaume Uni, n'étant rien moins que la conséquence de ceci pour des pauvres gens qui ont utilisés ces procédés pour "lever de l'argent" sur la valeur de leur maison et qui ont tout perdu.

Au delà de cet aspect, de récentes études de l'université de Stanford révèlent que 24 millions d'américains souffrent d'addiction à l'achat compulsif.
En Angleterre, une étude réalisée par la société Mintel démontre qu'un britannique sur 4 reconnaît une dépendance à l'achat.
Autrement dit, nous sommes devant un phénomène de l'ampleur d'une pandémie à ceci près que le dépendant n'est pas un malade mental mais un produit de l'industrie du marketing.

En cela, l'addiction à l'achat n'est pas une pathologie à soigner mais une ambition économique à soutenir par le biais d'une autre addiction :
l'addiction au crédit ainsi que le démontre le professeur Robert D Manning auteur de Credit card nation the consequences of America's addiction to credit
qui apparait dans ce remarquable film de 2006 annonciateur de la catastrophe mondiale et que ceux qui parlent anglais peuvent encore se procurer à l'adresse suivante.

http://www.indebtwetrust.com/
Dans la dette nous croyons

Bien que nous ne possédions pas d'études en France à ce jour sur ce phémonène, l'explosion du nombre de demandes à la commission de surendettement nous montre à quel point, il est facile de dépouiller les plus faibles d'entre nous.

Nécronomiquement votre