25/12/2007

Marketing géoéconomique mondial

Maintenant que ce que j'annonce sur ce blog depuis presque un an, à savoir une récession US (qui s'eténdra progressivement à l'ensemble du monde) est quasi-confirmée par les plus grands experts qui niaient tout, il y a encore quelques semaines, il est intéressant de constater l'impact au niveau géo-économique.
Vous en entendez regulièrement parler depuis 2 semaines : les Fonds souverains débarquent aux USA

Fond souverain d'Abu Dhabi pour la première mondiale Citigroup
Fond chinois pour Morgan stanley
Fond singapourien pour Merril Lynch

Il ne s'agit pas simplement dans ces opérations de "faire son marché" et de prendre des participations dans l'économie américaine, il s'agit également d'essayer de la sauver.

les chinois ont acheté à ce jour 1500 milliards de dollars de bons du trésor américain, prix à payer pour soutenir leurs exportations vers leur premier client.
La simple vente d'une partie de ces réserves suffirait à faire exploser ce qui reste du Dollar à l'agonie .

Pourquoi donc ne le font-il pas ?

La raison en est simple : quelques soient, leur incroyables croissances la chine et l'inde ne peuvent à ce jour rivaliser avec l'économie américaine, ne peuvent donc s'en passer car leur consommation intérieure ne peut pas encore en prendre le relais.

Les chiffres sont éloquents : les consommateurs américains ont dépensés l'an dernier 9,5 billions de dollars, les chinois 1 billion et les indiens 650 milliards de dollar.
Leurs économies et particulièrement l'économie chinoise ont donc besoin de leurs exportation vers le marché US
avec un problème majeur qu'il leur faudra tôt ou tard résoudre : la création de valeur totalement déconnecté de la création de monnaie (leur propre monnaie le Yuan au détriment du Dollar)

Il est certain que dés qu'ils estimeront que leur croissance n'est plus suffisamment tirée vers le haut par les USA et que leur marché intérieur est suffisamment fort, les chinois appuyeront sur le bouton qui déconnectera definitivement leur monnaie du Dollar.

C'est donc désormais l'empire du milieu qui est le maître du jeu.