17/09/2015

Trop de BlaBla...

Que la start up française BlaBlaCar ait levé 200 millions de dollars ne me surprend nullement.

Cette société est un modèle hybride de ce que souhaite nous vendre la Money Power dans un contexte d'appauvrissement généralisé.

Une fusion entre la bulle verte et la bulle du collaboratif

En clair le recyclage du capitalisme...Comme je l'explique souvent la bulle verte de la consommation durable, c'est la promesse d'un monde meilleur...La bulle du collaboratif est un nouveau moyen de s'enrichir sur le dos des pauvres en leur faisant croire que des nouveaux comportements de consommation sont des modèles de progrès alors qu'ils sont des modèles de régression.

Ainsi la colocation devient un modèle d'avenir (tu m'étonnes, l n'y a plus que les rentiers qui ont encore les moyens d'acheter dans les grandes métropoles ou les fils de...)

De même le covoiturage est donc très à la mode...La vérité se cache pourtant dans la loi Macron qui veut mettre des réseaux d'autocars privés partout car bientôt avec le covoiturage cela sera l'unique moyen de se déplacer pour les pauvres qui ne pourront plus se payer les prix de la SNCF.

Les jeunes partent en vacances dans des fermes et travaillent gratuitement moyennant la bouffe et un gîte, on appelle ça le woofing, histoire de faire du travail gratuit une mode...

Et mieux que tout et c'est l'escroquerie du siècle on nous fait croire maintenant que les gens ne veulent plus être salarié mais indépendant en bossant à leur compte pour plusieurs sociétés et en ayant même plusieurs métier à la fois...Comme aux USA...We play together we pay together...

Bon je vous laisse et puisque notre vie dépend des banquiers centraux, je vais voir si ce soir Janet va appuyer sur le bouton...

27/02/2014

Invente-moi des maux

Le spectre d’une stagdéflation pouvant succéder à la stagnation ne signifie rien d’autre qu’il faut désormais pour le gouvernement, contrôler jusqu’à diriger la consommation afin d’obliger le peuple à consommer uniquement ce qui peut remettre l’économie sur les rails d’une croissance durable, la fameuse bulle verte telle qu’elle a été définie par la Money Power.  Les gouvernements étant dans l’incapacité d’accélérer le rythme de la mutation tout l’enjeu devient pour eux de transformer un sentiment négatif de retour vers le passé en sentiment positif. Autrement dit, l’économie de Marché essaye de nous décontaminer en nous faisant redécouvrir les vertus du passé où l’on ne confondait pas la vie avec une accumulation de gadgets. Plus fort encore, on essaye de faire passer des comportements de crise comme des modeles de progrès en utilisant les ficelles les plus grossières du marketing pour tenter de créer des tendances de nouveaux comportements. Pour combattre les maux, on invente des mots pour faire oublier qu’Il n’est pas pire destin que celui de l’homme condamné à s’appauvrir sur le lieu même de sa richesse. Les jeunes et les plus pauvres vont chez des fermiers et travaillent gratuitement moyennant nourriture et hébergement. Cela devient le Woofing. Le fait de déjeuner avec des personnes que l’on ne connait pas devient le co-lunching. Comme si tout cela n’était pas possible sans s’inscrire préalablement sur un site Internet. On vante aussi pour ceux qui n’ont pas d’argent les mérites de la co-location comme si c’était une expérience extraordinaire.  On se déplace en rickshaw dans les grandes villes européennes. Le top du top de l’écologie. Bref, on réinvente le pousse pousse... Le covoiturage devient un must du consommateur citoyen prêt pour la mutation. A Paris, nous nous en rendons compte particulièrement car nous sommes dans le temple des bobos. Nous les croisons quotidiennement, nous les voyons aller en short et en en tongs au Monoprix, manger des produits naturels à des prix exorbitants, acheter des jouets en bois pour leurs enfants  Le « c’était mieux avant » est pour les bobos la piste de décollage de la prochaine bulle de la consommation durable. Le SAS de décontamination….Piste de décollage pour les bobos, piste d’atterrissage pour les prolos .

necronomie,crise et mutation,la grande deconnexion

08/09/2013

Séquence cult-urelle nécronomique

 

L’avantage d’être un héraut des bistrots, c’est qu’on finit immanquablement par y créer des salons littéraires.

J’ai donc croisé ce jour l’amie Ingrid Naour Le bar des menteurs et son compagnon Pierre Drachline dont le dernier ouvrage vient de sortir. Nous avons disserté des reproches habituels que l’on nous fait sytématiquement : A savoir ne pas être des solutionnistes...

Vous remarquerez au passage que cela soit sur la bulle verte ou le reste, nous avons beaucoup de points communs.

 

Pour en finir avec l'espèce humaine et en partculier les français.

 

Pour en finir avec l'espèce humaine, Pierre Drachline (Cherche-midi 5 septembre 2013) - Sophie Galabru

 

 

 

 

Ci dessous critique parue dans Les Echos.

 

 

Il y a de tout dans ce pamphlet du romancier Pierre Drachline. Un style jubilatoire, mis au service d'une férocité sans limite. Un sens aigu de l'observation qui aiguise votre propre regard sur la société française. Un goût prononcé, surtout, pour la posture libertaire, réjouissante certes sur le papier, mais n'apportant au final aucune solution aux problèmes qu'il évoque. Qu'importe. On se régale devant ses charges contre « les "indignés", ces ravis de la crèche découvrant la nocivité du capitalisme ». On se surprend à acquiescer quand il dénonce le goût de plus en plus prononcé de nos concitoyens pour la réglementation, réprimant à peine son mépris « pour ce troupeau nourri au principe de précaution, qui a le goût de l'abattoir ». On opine, encore, lorsque l'auteur s'en prend aux « écologistes vendant des peurs collectives après les religions ». Sarcasme, misanthropie, désenchantement forment la musique de ce livre sans concession. A lire, en guise de défoulement.