16/11/2018

Gilets jaunes,colères noires,zombies

 

 

le-serpent-se-mord-la-queue.jpegDe Macron à Trump, nous vivons dans une ploutocratie mondiale. La colère des "Gilets Jaunes" identifiée comme la colère des classes moyennes, nous repose une question (chère à Huzun):

les classes moyennes sont-elles naturelles ?

Une grande fortune perdure de génération en génération, une grande pauvreté aussi.

Toutefois le statut de classe moyenne ne s'est jamais révélée être stable sans un peu d'aide. Tous les exemples, de classes moyennes stables ont eu recours à des interventions keynésiennes ainsi qu'a des mécanismes durables comme les couvertures sociales par exemple pour tempérer les résultats du marché.

C'est toute la difficulté voire l'impossibilité à laquelle se trouve confronté le gouvernement. Ne plus pouvoir à cause de l'endettement opter pour une politique Keynesienne. On ne peut quand même pas officiellement  créer des taxes ou des impôts pour financer des taxes ou des impôts.

Le gouvernement aura beau mettre en parallèle ce qui baisse et ce qui monte, le gens ne voient que ce qui baisse et ne veulent se livrer à des travaux comptables budgétaires. Ce qui est rendu trop cher par les taxes  doit baisser...Point barre…

Les économistes Keynesiens admettaient l'existence de corner ou d'ornières mais pensaient que l'on pouvait intervenir pour repousser à l'infini le blocage total mais il a été décidé par la ploutocratie que l'infini avait été atteint.

Ce blocage, nous y sommes et le gouvernement si il ne cède pas devra expliquer à des millions de gens qui l'ont perdu de vue que les classes moyennes ne sont qu'une invention du capitalisme pour combattre le communisme.

Bref que les classes moyennes ne sont qu'une légion de zombies comme je le dis souvent.

Mais bon ne dit-on pas, lorsqu'il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre

PS : j'ai entendu dire que du côté de La Rochelle, les zombies s'apprêtaient à bloquer un centre commercial.

Souvenez vous dans les bribes de leur cerveau mort, les zombies répètent les gestes qu'ils faisaient le plus de leur vivant (les courses). 

 

 

 

26/11/2016

Capitalisme et schizophrénie

delmore.jpg

 

 

 Click on picture

 

 

Chacun d’entre nous est double. On pourrait nous découper à la tronçonneuse le long d’un axe longitudinal et l’on se retrouverait avec deux moitiés parfaitement symétriques. C’est précisément cet axe schizophrène en une moitié gauche et une moitié droite qui divise François Fillon.

François Fillon est un libéral conservateur. Sachant qu’un conservateur est quelqu’un qui s’accommode des maux actuels et qu’un libéral est quelqu’un qui veut les remplacer par d’autres maux, qu’est-ce que peut être un libéral conservateur ?

François Fillon est nostalgique de Reagan et de Maggie Thatcher

Il est donc clair que pour lui, un passé libéral idéalisé est un futur conservateur qui a de l’avenir.

Ce n’est tout simplement qu’un conservateur libéré

Vous me suivez … ?

 

30/05/2016

Etau Négatif

 

 

jean pierre crepin,necronomiquement votreComment éradiquer un syndicat qui ne veut pas aller dans le sens du courant réformateur libéral comme les autres syndicats loués par le gouvernement ???

C'est très simple, il suffit d'appliquer la technique dite de l'étau négatif qui met en scène les insiders et les outsiders.

En gros, il s'agit d'expliquer que le trop de protection des salariés nuit à l'embauche des chômeurs.

On oppose ainsi les insiders (les salariés qui travaillent) aux outsiders (les chômeurs qui cherchent un emploi.)

D'en haut, le patronat peut critiquer un syndicat qui pourrait empêcher un employeur de choisir un salarié qui travaillerait pour moins et exigerait moins de sécurité ou d'assurances. Une sécurité dont on nous dit qu'elle bloquerait les  mécanismes correctifs du marché.

D'en bas ceux qui ne bénéficient pas d'une forme particulière de protection comme être membre d'un syndicat (et pour cause si ils sont au chômage) peuvent en vouloir au syndicat de ne s'occuper que de leurs adhérents.

Ainsi ceux qui ne bénéficient d'aucune protection comme l'appartenance à un syndicat vont-ils mettre en doute ce qui semblent être des bénéfices dont seuls les autres profitent et qui créent, plus irritant encore,des barrières à l'embauche.

 Ainsi grâce à cette subtile manœuvre le syndicat passe pour archaique et non réformiste et d’un coup de baguette magique lui incombe la responsabilité du manque d’embauche donc du chômage

 

Il est ainsi pris en étau, on arguera pour achever de le discréditer qu'il est plus facile de dire NON que dire OUI et hop le tour est joué...c'est l'Etau négatif

La vérité, c'est que comme les gouvernements et la banque centrale sont incapables par les politiques monétaires et budgétaires de s'en sortir par de l'inflation malgré les océans de liquidités qui on été deversés, il ne reste plus qu'à s'en sortir par la désinflation compétitive autrement la baisse des salaires.

D'où la fameuse inversion des normes dont on entend tant parler ces derniers temps et qui revient à laisser tous pouvoirs à l'entreprise : la flexibilité et même le paiement des heures supplémentaires comme viennent de l'expérimenter nos amis routiers qui heureusement ont réagit.

Souhaitons toutefois que les réactions ne soient pas uniquement sectorielles...

Nécronomiquement votre