24/04/2015

Personne ne sortira d'ici vivant

 " La vie est brève, nous devons tous disparaître un jour" disait avec à propos le Président Mohamed Boudiaf qui allait être assassiné à l'instant même où il finirait cette phrase.

 Cette constatation a toujours été très vraie, elle prend seulement un goût d'intensité plus vif dans le monde intra connecté.

Combien sont morts aujourd'hui alors qu'il ne se passait rien dans ma journée ?

En cela, le spectacle des migrants et la réponse de l'Europe sont assez éloquents.

J'ai souvent eu l'occasion de le dire et de l'écrire, si l'on avait voulu cesser d'importer de la pauvreté, peut être aurait il fallu exporter de la richesse bien avant surtout dans un monde où le capital s'exporte vers le travail là où il est le moins cher.

En attendant, comme disait le commandant Schill, héros de l'insurrection manquée contre Napoléon qui finit fusillé " Mieux vaut une fin dans  l'horreur que l'horreur sans fin". C'est sans nul doute ce que doivent penser ces centaines de migrants journaliers qui font regretter aux dirigeants européens l'existence d'un Kadhafi qui les avait pourtant prévenu et qu'ils ont contribué à dézinguer.

Ainsi donc, nos représentants européens veulent faire une distinction dans l'accueil de ces pauvres africains entre l'immigration politique et l' immigration économique. Les immigrés économiques embarqués seront reconduits chez eux.

Personnellement, l'économie étant une maîtresse tyrannique,je ne fais  pas de distinction entre le politique et l'économique. Quitter son pays parce qu'on y crève de faim équivaut même si la mort est plus lente à quitter son pays parce qu'on est menacé de mort.

Nos experts les plus libéraux style BFM Business ne nous rabâchent ils pas à longueur de temps que la jeune élite française s'exile à la City à Londres ou au USA à cause de la politique en France qui les privent de s'épanouir. On ne peut pas être pour les choses uniquement quand cela nous arrange.

 Dans un monde global économie et politique sont désormais décloisonnés et'il ne peut y avoir que les capitaux qui circulent librement.

Nécronomiquement votre et bon week

 

23/04/2015

Comment triompher de tous ses soucis ?

 

Imaginez le pire et assumez le....

C'est visiblement ce qu'a choisi de faire la Grèce et c'est ce qui commence à faire paniquer les Marchés...et la BCE qui après avoir joué les gros bras a reculé hier devant le risque de rupture.

Hé oui les technocrates faut pas jouer aux rockers si on est pas assez fort, on apprend ça dans la rue....

Les menaces de la Draghinette n'étant plus crédible, le " je te préviens,je t'aurais prévenu" non suivi d'effet à ses limites.... les créanciers ont des soucis à se faire. La peur vient de changer de camp.

Réponse probable mi juillet Dégréçage ou Grexit volontaire...A l'heure où Game of thrones triomphe mondialement, il vaut mieux tomber à genoux que s'agenouiller...

Séquence musicale

Barry Adamson Lost highway soundtrack (c de circonstance)

https://www.youtube.com/watch?v=mncLxVCJt_o

 

 

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21/04/2015

Avatars avortés

« L’intégration technique et économique du système est si dense que son éclatement en un seul point clé peut facilement provoquer un sérieux dysfonctionnement de l’ensemble »

                                                        H. Marcuse

                                                                                                               

 

A entendre hier sur BFM business, le vice-président d’Ethic, organisation patronale fondée par Yvon Gattaz, le père de l’actuel président du MEDEF annoncer dans un élan d’enthousiasme que l’entreprise allait suppléer la nation dans la vie de l’homme, je me disais que notre vie n’est plus qu’un immense décor de film où l’on change les accessoires en permanence. Un film qui appartient à quelqu’un d’autre. Keynes, si décrié ces temps ci, avait raison nos vies ne sont que le fruit de scénarios d'économistes défunts.

Ce n’est que rôles, distribution et multiples écrans.

Coincé entre le Big data et la loi sur le renseignement, à la tentation d’exister en mettant sa vie en ligne sur les réseaux sociaux, viendra sous peu le besoin d’être contrôlé par ceux qui ont besoin de contrôler. Preuve de l’existence fantômisée car désormais on ne peut plus vivre en soi sans le faire savoir et donc sans accentuer le joug et renforcer le contrôle.

La réponse des pouvoirs et de la Money Power consistera donc en un élargissement jusqu’à l’infini des mondes virtuels et des désirs programmés et connectés au détriment du choix libre et spontané de l’action.

 S'en sortiront les démocrateurs (consommateur citoyen) divisionnistes adonnés à la multiplication de leur image et à sa gestion réputation/consommation.

L'homme du futur est schizophrène ou nécronomiste...

J'ai fait mon choix....

Nécronomiquement votre