05/07/2016

La Grande Reconversion

th9GFFODJK.jpgLa Grande Reconversion

 

Ce qui s’annonce n’est rien moins qu’une révolution car il ne s’agit pas du dépassement de la survie mais de sa sauvegarde. Ce n’est pas un hasard si le libéralisme s’est induit ces derniers temps à valoriser l’entreprenariat (source de recettes fiscales) et la créativité (nous sommes tous des Excaliburs qui demandons à être retirés de notre rocher).

Il se trouve confronté par la digitalisation à un nombre croissant d’hommes et de femmes s’affairant pour des métiers en voie de disparition. Conséquence de la croissance molle d’une économie impuissante à renouveler son mode production sans détruire massivement des emplois et faire converger des formations sur des métiers encore en devenir peu dopés par un plan Juncker maigrichon.

Les 500 000 personnes prévues en formation (il en faudrait cinq fois plus) ne trouveront donc pas d’employeurs. Ils seront donc consultants zotoentrepreneurs ou en formation tout au long de leur vie...Le principal étant qu’ils sortent des chiffres du chômage.

 

Il est sans doute significatif que les nouvelles orientions issus de la bulle verte commencent par le traitement des immondices et donc la suppression des sacs plastiques comme vient de l’annoncer Ségolène. C’est beau le recyclage du capitalisme. Ça rappelle à quel point on a fait n’importe quoi. 

A quand la technique islamiste de la main gauche pour remplacer le papier toilette ?

Ecolo mais pas racines chrétiennes…

Dans le même temps, confronté à la crise sans fin, l’affaiblissement de l’Etat se conjugue à un repli nationaliste de l’argent dans toute l’Europe (Brexit), corporatisme (taxi, bureaux de tabacs médecins…) régionalisme (avec le changement de nom et le regroupement), séparation (Corse).

D’ici peu les sans dents dépendants des caisses d’allocations familiales et des organismes caritatifs devront, spoliés de tous leurs droits sans contre parties, se laisser guide sans broncher par la loi du Marché. Cela sera facile pour un Etat en phase de délabrement d’exclure de ses bienfaits ceux qui n’auront pas mérités ses faveurs en accrochant un drapeau français dans leur cuisine.

L’art du commentaire est tout ce qui reste aux hommes politiques qui ont depuis longtemps renoncé aux projets de société. Ce qui va mieux est ce qui ne va pas trop mal.

Tous les plateaux TV rengorgent d’économistes ce qui m’amuse énormément car aucun d’entre eux n’a vu venir la crise? Ils sortent du bois et pavanent prisonnier à jamais d'un histotique dont ils ne peuvent se défaire, incapables qu'ils sont de concevoir un solution hors d'eux mêmes Rien n’est plus important qu’un économiste. Si peut être un footballeur…

Qu’on t ils à nous apprendre depuis Jean de La Fontaine le plus grand économiste de tous les temps ?

Que la compétition et la concurrence régissent l’économie. Une propagande sans effet sur moi car à s’économiser, on en finit par ne plus RIEN vivre. Les hommes, à part quelques psychopathes, ne veulent pas être les meilleurs mais avoir une vie meilleure.

NDLR Pour le reste, à propos de psychopathes :

Si Sarko revient contre l’avis de 70 % des gens par un simple calcul tacticien et un speech sur la tyrannie des minorités, cela sera la preuve que nous sommes dans une démocrature de Marché.

29/06/2016

l'article 2 de la franc macronnerie

 

Tous les jeunes hommes ont connu cela adolescents. On appelle cela le complexe du vestiaire.

Le moment trouble où après une séance de sport, on doit aller prendre sa douche avec ses petits camarades et que l’on s’interroge sur notre compétitivité. Les hommes sont un peu cons, je sais…

C’est pourquoi il a été décidé qu’une économie compétitive devait hurler sa supériorité de manière visible, un peu comme on prend du viagra à son petit déjeuner, pour attirer les investisseurs.

Dans l interzone Euro, les gouvernements affaiblis par les conflits appelaient après être entrés par le bas dans le corpus économique à une sortie par le haut sans résultat.

La croissance molle précèdait la débandade.

La seule chose qui se durcissait, c’était le contrôle et la répression, Julien Coupat et ses amis de Tarnac allaient en faire l’expérience.

Pour le reste, l’épargne  continuait toujours à se diriger vers un immobilier qui produisait des loyers délirants dans un contexte de dévaluation compétitive, c’est-à-dire de baisse des salaires et d’augmentation du temps de travail sans rémunération supplémentaire.

L’austérité ne payera pas les loyers des emplois aidés, des zotoentrepreneurs , des startupers qui s’auto exploitent et des banlieusards néolarbins des uberbobos bien nés.

Même au Prisunic, on peut changer les articles défectueux. Il n’y en a clairement pas la volonté.

Révélation prophétique captée sans modulation de fréquence : Amis Nécronomistes, dans l'éclair de l'orgasme économique, opérez la transmutation des corps :

L’entrée est la sortie

Séquence musicale du réveil

https://www.youtube.com/watch?v=XVCDZHYAbsU

26/06/2016

JPC le roi de l'EXIT

 

 

Il y un an à peine, on nous racontait à propos de la Grèce qu’il n’y avait pas d’Exit Possible.

Nous étions alors parvenus au sommet de la domination de la Money Power. L’Exit n’était plus possible. C’est du moins ce que clamait La Money Power. Nous étions alors tels que l’avait prédit Nietzche sous le règne des hommes supérieurs, des élites et des parlementeurs européens. Ceux qui savaient pour nous, qui guidaient nos vies quitte à nous transformer en consommateur zombie. Mais ne l’étions-nous pas déjà à passer un tiers de notre vie à regarder des écrans de téléphones ?

La dernière marche qu’il restait alors à franchir pour l’économisme triomphant était de s’appropier l’Exit en décidant avant d’annoncer sa mort que celui-ci désormais ne pouvait se faire que par le haut. Ainsi, dans toutes crises ou négociations il fallait impérativement chercher l’Exit par le haut.

L’Exit dont on disait encore lors de l’épisode grec qu’il était impossible et dont nous nous apercevons aujourd’hui que non seulement, il est possible mais qu’il suffit tout simplement d’envoyer un courrier à Bruxelles. On a connu plus dur comme démarche.

 exit.jpgPersonnellement, j’ai trouvé mes seuls vraies joies dans l’Exit. L’Exit de chez mes parents, l’Exit de ma scolarité imposée par un conseiller d’orientation. L’Exit de toutes les relations forcées et des choix prédéterminés puis progressivement de tous les moyens qui m’étaient donnés pour rester intégré à une société dont Margaret Thatcher, grande prêtresse si ’il en fut, convenait qu’elle n’existait pas réellement.

L’Exit est mon royaume. C’est là que j’ai mon canapé-lit. L’unique endroit où je ne sens pas ma liberté aliénée et où je peux me reposer.

L’Exit est le meilleur moyen de n’avoir besoin de personne

Il est certes plus facile de se laisser porter par les flux, fussent-ils économiques, mais c’est en nageant à contre-courant que l’on se rapproche de la source.

C’est pourquoi, il y a bien longtemps que j’ai apprivoisé l’Exit et que je sais qu’il n’y a rien à en redouter.

Ne nous laissons pas priver d’Exit.