18/04/2010

PIPOTI PIPOTA / THE END

 

Allons nous rester pendant une décennie à observer la Chine au télescope nécronomique ???

En attendant que ses habitants aient les moyens de consommer ce qu’ils produisent...???

La fameuse demande intérieure qui réglerait l’équilibre du monde … car cela signifierait que les salariés chinois sont mieux payés et bénéficient des mêmes droits sociaux que nous ???

La réalité Marketing est encore plus terrifiante que la réalité économique…

Dans un monde où dés les années 50 est apparu que le capitalisme tirait moins de profit du travail des salariés que de leur propension à acheter n’importe quoi et où le capital qui importait le travail, s’exporte désormais vers lui,  le citoyen des Démocraties de Marché réalise au bout de soixante ans qu’il est bien moins utile en tant que salarié qu’en tant que consommateur…

60 années durant, nous aurons passé notre temps à acheter n’importe quoi à des prix exorbitants sans même se rendre compte à quel point nous nous faisions arnaquer dans les achats les plus quotidiens quand il ne s’agissait pas d’acheter des produits qui ne nous étaient d’aucune utilité.

Nous sommes tous contaminés, raison pour laquelle la bulle verte, la seule qui puisse nous sortit de la Très Grande crise, aura du mal à décoller.

D’ici là, compression des budgets oblige, les uns et les autres contraints de modifier leurs comportements de consommateurs (comme pendant les guerres), la plupart des gens étant à 1000 euros près, beaucoup d’arbitrages (comme à la bourse) dans nos habitudes devrons s'effectuer. Nous entamerons collectivement la phase de décontamination et nous tirerons le bilan de ces Marques qui nous ont tant aimés (France telecom, vous aime, votre banquier vous aime…)

 

Pendant toute cette période, il sera quasi impossible pour les gouvernements et pour les entreprises de communiquer avec leurs publics…sans l'appui d'un nouveau type d'ONG, agence de notation sociétale contrepoids des agences de notations financières.

Cela sera la période de l’ Huzun au sens d’Orhan Pamuk : c'est-à-dire un sentiment collectif ressenti par des millions de gens à l’aube d’une mutation…Une sorte de nostalgie, mélancolie collective…l’effet culminant de la crise…Cela sera aussi la période de graves troubles sociaux…

En pourrait-il être autrement au lendemain d’une cuite qui aura duré soixante ans… ???

La promesse d’un monde meilleur conditionnant la vente de la bulle verte n’est pas certaine de recueillir l’adhésion du plus grand nombre

La floraison d’annonces de bonne volonté type taxe carbone, de petits autocollants verts sur des produits rebaptisés green ceci green cela n’y feront rien…

Zéro crédibilité…

Ceux qui n’ont de cesse de nous vendre du jetable veulent maintenant, nous vendre du durable.

Les mêmes…Dont l’unique stratégie marketing aura été l’obsolescence programmés des produits pour générer leur renouvellement.

 

La perte du bonheur dans les démocraties de Marché engendrera l’épuration des besoins…

Cela sera alors l’Apocalypse des Marques…

En route vers le grand Splaashhh…La piscine des ténèbres de l’économie…où mêmes les billets font la planche…

13/04/2010

LA FËTE DU SLIP EST TERMINEE (part 3)

Nous vous l’avions annoncé dans les notes du 24 10 2008 et du 29 04 2009 :

 

La fête du slip est terminée….

Petit rappel pour ceux qui ont loupé les épisodes nécronomistes précédents :

Pour Alan Greenspan, l'ancien timonier de la Réserve fédérale américaine, les ventes de slips sur le territoire américain étaient un indice économique comme un autre, à l'image des ventes de logements, de l'indice ISM manufacturier ou encore des chiffres du chômage. Greenspan s'intéressait tout particulièrement aux données dites «prolétaires» pour prendre le pouls de l'économie. Les ventes de slips en faisaient partie. Il estimait ainsi que l'homme, contrairement à la femme, considérait cet achat secondaire, et qu'il était prêt à faire l'impasse si les conditions économiques se détérioraient…

 

Nouvelle preuve que l’indice du slip est devenu l’indicateur économique ultime de la très grande crise et de la mutation qui va suivre et que la crise que nous connaissons est sans précédent.  La route de la soie qui menait autrefois de la Chine à l’occident s’est désormais inversée

Et nouveauté, les femmes aussi sont impactées…

Comme le prouve cet article paru dans la Tribune

Un marché en baisse, des coûts de production trop élevés en France : l'industrie de la lingerie et des sous-vêtements se retrouve à nouveau face à des difficultés.  Lejaby doit annoncer officiellement aujourd'hui la fermeture de trois de ses quatre ateliers de l'Hexagone et la suppression d'un tiers de l'effectif.  Un CCE est aussi convoqué demain chez Dim. 

Mais le choc pour les entreprises du secteur remonte à environ quatre ans avec l'invasion de produits à bas prix en provenance d'Asie achetés 3 dollars, et revendus 9,99 euros dans les chaînes. « On a alors assisté à un déplacement des achats en volume vers ces tranches de prix, au détriment des marques proposées entre 30 à 40 euros. Beaucoup de consommatrices sont passées à l'ère du soutien-gorge jetable », explique Philippe Berthaux, le président d'Empreinte et de l'association Promincor, chargée de la promotion de la corseterie française à l'international.

 

Durant, la période que j’ai passé à Shenzhen, j’avais constater que mes amies et collègues chinoises y compris les cadres sup sup sup ne portaient que des culottes en coton.

Lorsque je leur demandai pourquoi elles ne portaient pas de lingerie, elles répondaient invariablement : La lingerie, c’est pour les stars comme Madonna, pas pour nous…

 

5 ans après, il semble désormais acquis que la route de la soie qui menait de la chine à l’occident se soit totalement inversée

 

Aux chinoises les délices de la soie, aux occidentales, le confort du coton

Slip et petites culottes ne sont qu’une affaire de croissance et de décroissance...comme le reste...

Nécronomiquement votre....

12/04/2010

Necronomy power

couverture crise et mutation.jpg

 

http://www.revue3emillenaire.com/lire/lire.php?pid=505&am...