09/03/2020

Coronavirus et nécronomie

 

 

coro.jpgL’ Italie signale un 2e saut consécutif de 1 000+ cas, les décès bondissent de 60%; le taux de mortalité en Italie atteint 5%
Les chiffres quotidiens en Chine affichent une nouvelle baisse dimanche
L'Albanie confirme les deux premiers cas
Le nombre total de cas aux États-Unis dépasse 500
Le président portugais entre en quarantaine
L'État de New York confirme 16 nouveaux cas portant le total au nord de 100
Santa Clara rapporte 5 autres cas à 37
Mass confirme 15 autres cas liés à la conférence de Biogen
Le maire de Blasio dit que NYC pourrait voir des centaines de cas en 2-3 semaines
Le bilan des morts atteint 21 alors que 2 autres cas sont confirmés dans l'État de Washington
L'Oregon déclare l'état d'urgence
16 millions d'Italiens se réveillent en quarantaine
L'Egypte signale le premier décès d'un coronavirus en Afrique, un citoyen allemand
Le pape François annule son discours de dimanche
Le Dr Fauci USA prévient que la propagation dans la communauté devient hors de contrôle.
'Grand Princess' à quai à Oakland lundi
L'Arabie saoudite met en quarantaine la province
La France et l'Allemagne demandent l'interdiction des événements avec plus de 1 000 personnes
Toujours pas de mot sur le moment où 'Grand Princess' atterrira
Un patient au Japon développe une méningite
Le bilan des morts en Espagne atteint 17, 600personnes sont contaminées
Cuomo dit qu'il veut éviter de fermer les écoles de New York et de voyager si possible
Le bilan officiel des morts en Iran atteint 194
Le maire de Daegu corée du sud dit que l'épidémie pourrait ralentir alors que le nombre de nouveaux cas diminue

Les décombres

 

 

coronavirus,comprendre la crise,déflation,stagnation séculaire,bulle verte,dettes souveraines,banquiers centraux,très grande dépression,futurLa dégringolade actuelle des bourses est la plus forte enregistrée depuis la faillite de la banque Lehman Brothers à l’automne 2008. Depuis les années quatre-vingts, l’industrie de la finance est devenue l’industrie de base du système capitaliste mondial et a subi régulièrement des échecs. Mais avec les événements actuels et le choc exogène du coronavirus qui vient s’ajouter à l’incapacité de relancer les économies naturellement, la crise a pris une nouvelle ampleur. Lors de toutes les crises précédentes qui touchaient les centres capitalistes, c’étaient toujours les banquiers centraux qui jouaient le rôle de pompier suppléant les États. Aujourd’hui les pompiers d’hier sont le foyer de l’incendie.
Ce déplacement du point de départ de la crise n’est pas le fait du hasard, c’est la conséquence logique de la manière dont on a tenté de résoudre les crises précédentes. Que ce soit lors du krach de la nouvelle économie ou à la suite de la grande crise des marchés financiers de 2008, le soin d’enrayer la spirale descendante de l’économie mondiale était laissé aux banquiers centraux. Au moyen d’une politique de l’argent pas cher (taux d’intérêts bas voire négatifs), les banques centrales fournissaient la matière première pour la création d’une nouvelle bulle spéculative encore plus importante puisque les investisseurs avaient la garantie d’être sauvés à tout moment, il n’y avait donc plus de prise de risques. La capitalisme idéal…
Avec cette politique de planche à billets, les banquiers centraux ont freiné la chute de ce qu’on appelle l’économie réelle : l’augmentation toujours plus rapide de la dette devait servir de tampon jusqu’à ce que la dynamique de création de l’économie réelle se trouve une nouvelle sphère prometteuse et privée qui relance la machine.
Dans un premier temps, cette approche a donné satisfaction et certains « experts » estiment que Mario Draghi a sauvé l’Euro alors qu’il n’a fait en réalité qu’ajourner l’échéance de la catastrophe. Depuis plusieurs années, la conjoncture mondiale restait faible mais par la suite en raison du déversement d’argent gratuit de nouvelles bulles successives, comme celle de l’immobilier ou des Marchés actions se sont créés. Grâce à cette politique de taux d’intérêts extrêmement bas, et la nationalisation des pertes de la spéculation, on a réussi à éviter l’effondrement des marchés financiers et même à les faire monter à des plus hauts jamais vu.
. Les programmes de soutien à l’économie comme les baisses de charges en France ou d’impôts aux USA ont permis de stabiliser l’économie réelle, mais la production de l’industrie financière privée est restée en dessous du niveau qui aurait permis une limitation de l’endettement public. Beaucoup d’investisseurs préférant acheter des dettes souveraines, ou des dettes de sociétés cotées plutôt que d’investir dans l’économie réelle.
. Aujourd’hui l’endettement des États est devenu la bulle la plus importante de l’industrie financière.
Depuis la politique économique se trouve devant une question insoluble. D’un côté l’expansion de l’endettement étatique doit se poursuivre afin d’éviter une déflation. En même temps, les États doivent en permanence annoncer le retour vers des budgets équilibrés afin de maintenir leur propre crédibilité pour contracter de nouveaux crédits. Ce casse-tête représente l’arrière-plan de la prochaine très grande crise car dans le contexte actuel les endettements des pays comme la France qui dépasse allègrement les 100% vont être dépassés très largement
Dans la situation actuelle, il n’existe plus que deux solutions
1- Une politique budgétaire qui va accroitre considérablements les déficits et tant pis pour les fameux 3% de Maastricht et tant pis pour l’endettement des générations futures.
2- Une option monétaire
C’est-à-dire pour les banquiers centraux aller plus loin dans les taux négatifs ou racheter encore plus d’emprunts des États en difficultés ou des sociétés en difficultés avant qu’elles ne deviennent ce qu’on appelle dans le jargon des entreprises zombies.
Cela était considéré il y a quelques années comme le plus grand péché contre la stabilité monétaire et cela non sans raison : une banque centrale qui stocke, pour garantir la stabilité monétaire, à la place de titres rentables des créances pourries déplace la crise sur un nouveau terrain. La dévalorisation de l’endettement public est ajournée et la conséquence est une dévalorisation rampante de l’argent.
La prochaine étape logique du processus de crise est le passage de la crise des budgets étatiques vers la crise du médium argent puisque tous les prix sont faux avec l’argent gratuit.
Le capitalisme dépasse ses crises en préparant les suivantes, toujours plus importantes. Karl Marx disait déjà cela, mais jamais la transmutation du moyen d’éteindre la dernière crise en combustible pour la prochaine crise ne s’est faite aussi rapidement.

 

 

06/03/2020

Champion du monde

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Tous les jours c'est dormez braves gens nous avons le meilleur système de santé du monde...cocorico champion du monde donc rien à craindre. Il n'y a pas à avoir peur puisque nous sommes les meilleurs. Tous les autres pays sont des lâches et des peureux qui n'ont rien compris, ce n'est qu'une petite grippette de rien du tout qui tue essentiellement les vieux plus efficacement que la réforme des retraites.

Donc, on s'en fout, ce sont des vieux débris, ils allaient mourir de toute façon et comme ça ils coûteront moins cher à la collectivité

Nous on continue à aller hurler dans les stades...on s'en branle du coronavirus et on soutiendra notre florissante économie jusqu'au bout

Homo Erectus Homo economicus et Vive la France...

Il est à noter que depuis qu'un député a été contaminé dans la haut rhin, le parlement européen qui devait se réunir à Strasbourg va se réunir à Bruxelles

Courage fuyons chez les élites qui donnent des conseils