22/07/2020

MERCI LE COVID

Il y a qq mois, il était impossible de demander de l'argent, on nous rabattait les oreilles avec le discours de la dette. Pas de fric, pour les hôpitaux, pas de fric pour les Gilets jaunes,pas de fric pour la dépendance, l'éducation, pas de fric pour tout...nous allions ruiner les générations suivantes, nos enfants, nos petits enfants qui allaient payer notre inconséquence...L'Etat était en faillite disait Fillon...

Mais le miracle du COVID est passé par là et nous pouvons le remercier...merci Saint-Covid car depuis l'argent coule à flot et des sommes gigantesques. Rien qu'hier 750 milliards et plus remarquable encore la dette, tout le monde s'en fout et s'en cogne les roubinis comme dirait le docteur Doom. Et comment pourrait il en être autrement puisque les taux d'intérêts (négatifs) sont inférieurs au taux de croissance molle. Autrement dit on gagne de l'argent en s'endettant !!!

Que cela ne soit plus vraiment du capitalisme, que cela euthanasie les petits rentiers, les retraités allemands (lol) pas grave, l'argent coule à flot...Désormais le modèle des Etats est devenu celui de la nouvelle économie. On valorise des ressources avenir et du travail non consommé. Qu'importe qu'UBER, Tesla ou Spotify ne produisent pas de bénéfices. Toutes ces entreprises sont plus valorisés que la chaîne Hilton et tout son immobilier....

Olivier Blanchard l'ancien chef économiste du FMI souligne que de faibles taux d’intérêt indiquent que le secteur privé obtient d’assez faibles retours sur investissement : réaffecter plus de ressources à l’investissement privé ne  changera pas grand-chose pour la croissance. Il est vrai que le retour sur investissement est certainement plus élevé que le taux d’intérêt sur des actifs sans risque comme les bons du Trésor américain. Mais Blanchard fait valoir qu’il n’est pas aussi élevé que beaucoup semblent le croire.

 Autrement dit chers amis nécronomistes, il est clair que le capitalisme n’arrive plus à extraire sa plus value de l’économie réelle. Nous ne pouvons compter que sur l’investissement public et cela ne peut passer que par une augmentation des impôts des plus riches et une destruction des paradis fiscaux. Faute de quoi, nous resterons dans une économie à la Madoff.

 

 

 

 

 

 

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