03/05/2020

Le sacrifice classes populaires suite

coro.pngSamedi 11 avril, les travailleurs français sont appelés par Geoffroy Roux de Bézieux, le grand chef des figures de pain sucé du MEDEF, à mettre « les bouchées doubles » quand l’économie reprendra. « L’enjeu est de reprendre le travail plein pot » martèle la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher. « Il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant » poursuit-elle, pour « rattraper la perte d’activité induite par le confinement." 

La fuite dans la cogestion de la crise  ne peut que conduire à la complicité avec le sacrifice humain, qui est objectivé et finalement réalisé consciemment ; non plus comme un sacrifice de l’énergie abstraite du travail jusqu’à ce que le matériel humain usé tombe mort, mais conséquence de l’obsolescence objective de cette coercition, pure ‘‘euthanasie’’ bureaucratique des masses des inutiles du capitalisme, qui prendra des caractéristiques anomiques. Si les métamorphoses de l’argent menant du sacrifice humain à l’objet symbolique de substitution étaient un processus partiel de civilisation sur le terrain non résolu des rapports fétichistes, le fétiche du capital, quant à lui, a mis en route un processus sacrificiel objectivé, qui de ce fait annihile tous les éléments civilisateurs de l’histoire humaine. Les prêtres de sang aztèques étaient bien inoffensifs, voire philanthropes comparés aux bureaucrates sacrificiels du fétiche capital mondial ayant atteint sa borne interne historique.

Commentaires

je me permets quand même de signaler que la gestion de la crise sanitaire, avec un confinement de presque toutes les forces productives et improductives, pour des résultats très relatifs par rapport à d'autres pays aux approches parfois moins strictes, et des résultats pas non plus apocalyptiques comme en parlerait la TV, et une mortalité qui touche essentiellement des personnes très agées et en partie atteintes d'autres pathologies, est d'une idiotie rarement vue par le passé. Le sacrifice économique lui est total, la faillite à venir évidente pour les observateurs. le transfert massif du risque en direction des états et des contribuables annonce une débâcle rarement vue en temps de "paix". J'ai mis des guillemets à paix car je ne sais pas exactement ce qui se passe en ce moment, car pour moi cela dépasse le bon sens.

Écrit par : dan_y44 | 04/05/2020

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Nulle part des tombereaux de dizaines de millions de corps de personnes terrassés par le virus n’ont mis à genoux directement, sans médiation, la machine à exploiter de la fin en soi de la valorisation de la valeur. C’est moins le contenu biologique même du virus traversant les corps que la réaction politico-étatique au risque de propagation de ce virus, qui a mis à l’arrêt l’économie mondiale et provoqué un commencement de crise économique et financière.

Écrit par : necronomie | 04/05/2020

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