28/09/2019

Draghila

Voilà comment est considéré Mario Draghi, l'homme qui a sauvé la zone Euro, en Allemagne. Là-bas, il est l'homme qui a siphonné l'épargne des retraités allemands. Ce que j'aime bien dans cette histoire, c'est qu'elle n'est pas morale. Les bons élèves sont les perdants. Les mauvais élèves, les gagnants. Et tout ça rendu possible par l'inversion des valeurs. Le positif est devenu négatif et le négatif est devenu positif. DRAGHILA.jpgMerci Draghila. Vous connaissez mon leitmotiv : il ne sert à rien de travailler en dehors des périodes de croissance. Vous en avez la parfaite démonstration. Gardez dans vos mémoires qu'il n'y a pas si longtemps, nos élites ne juraient que par le modèle allemand. Il en est où le modèle allemand ? Récession, appareil de production obsolète, aucune grand marques dans le digital ou dans le logiciel et des banques et des caisses d'épargne en faillite. Ainsi, emboîtant le pas au banques danoises qui répercutent les taux négatifs sur les clients disposant d'1 million d'euros sur leur compte, La Caisse allemande munichoise s’autorise aussi à appliquer un taux négatif - donc une taxe - aux dépôts de nouveaux clients particuliers au-delà de 100.000 euros, à partir du 1er octobre. Le tabloïd Bild a accusé le président de la BCE, Mario Draghi, caricaturé en «comte Draghila», de «siphonner» l’épargne des Allemands. Mieux cette même caisse a résilié 30 000 anciens plans épargne jugeant qu'elle ne pouvait plus honorer les avantages du passé. Les allemands sont écoeurés. Un récent stress test sur leurs banques et sur leurs caisse d'épargne a eu des résultats catastrophiques. Conséquence Sabine Lautenschläger membre du directoire de la banque centrale européenne vient de remettre sa démission.

Tout ceci démontre largement que lorsqu'on est un mauvais élève, il ne pas surtout pas copier sur un bon élève. C'est encore plus dangereux...

Taux négatifs pour l'apéritif

Déclaration de guerre pour le déssert

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