31/07/2019

Une dette crée de toute pièce pour vous enchaîner

A Vince

Sauvez la planète, suicidez vous

Appelez la hot line de Nécronomie

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En 1979, sous l’impulsion de Volker
(Président de la Federal Reserve de l’époque) les taux nominaux (les intérêts à payer
pour rembourser la dette) ont plus que doublé, passant de 9 % à 20 %,
alors que sur la période précédente ils avaient été en moyenne négatifs.
Ces taux élevés ont créé de toutes pièces des endettements cumulatifs des États (dette publique) ou pays (dette extérieure). Les classes aisées construisent ainsi un dispositif de polarisation extrême entre créanciers et débiteurs, aux proportions gigantesques, qui est tout à l'avantage des créanciers.

A l'époque L’impossibilité de moyenner la dette sociale (c’est-à-dire la dette del’État-providence) par les mécanismes monétaires (recours du Trésor à la Banque centrale), oblige au développement des marchés financiers,développement qui est encore une fois organisé, sollicité et imposé, pas à pas, par l’État – en France, l’essentiel s’est fait sous les gouvernements socialistes.

C'est donc à travers la gestion des dettes d'Etats crées par le coup de 79 que les marchés financiers se sont structurés et organisés. Les États ne se sont pas limités à libéraliser les marchés financiers, mais ils ont accompagné l’organisation et la structuration de leur fonctionnement.
Ils ont donc élargi (en diversifiant la gamme des titres émis sur les marchés primaires) et approfondi (en augmentant les volumes de transaction sur le marché secondaire) les marchés de titres publics attractifs pour les épargnants. La courbe de taux d’intérêt pour ces titres est devenue la référence pour la formation de prix des actifs,
en lieu et place de taux de base bancaires; A partir de là,
Les politiques monétaires, ), les politiques de l’État-providence (réduction de dépenses
sociales) et les politiques fiscales (transferts vers les entreprises et les couches les plus riches de la population de plusieurs points de PIB dans tous les pays industrialisés), convergent vers la création d’énormes dettes publiques et privées. Pour mémoire les dettes privées dans la zone euro sont bien plus élévées 135% que la dette publique qui est de 100%
La dette agit à la fois comme machine de capture, de « prédation » ou de « ponction » sur la société dans son ensemble, comme un instrument de prescription et de gestion macro-économique, et comme un dispositif de redistribution des revenus. El elle fonctionne également en
tant que dispositif de production et de « gouvernement » des subjectivités collectives et individuelles. Pour rendre compte des nouvelles fonctions de la finance, la théorie économique hétérodoxe d’André Orléan parle de « pouvoir créancier » et de « puissance créancière » dont
la force « se mesure à cette capacité de transformer l’argent en dette et la dette en propriété et, ce faisant, à influer directement sur les rapports sociaux qui structurent nos sociétés ». La pensée d’Orléan définit la
relation créancier-débiteur comme le pivot autour duquel se fait la transformation de la « gouvernance » (mot de la novlangue du pouvoir qui signifie commandement) capitaliste : « On est passé de la régulation
fordiste qui privilégiait le pôle industriel et débiteur à une régulation financière qui met en avant le pôle financier et créancier. »
Ainsi mais là je parle d’un point de vue sociologique, La relation créancier-débiteur se superpose aux relations capital-travail, État-providence-usager, entre-
prise-consommateur et les traverse en instituant les usagers, les travailleurs et les consommateurs en « débiteurs .
Voilà pour le démarrage de l'histoire de laquelle nous sommes devenus des esclaves.

Commentaires

en tout cas boeing et les autres industries n'en ont pas profiter la nécessité de délivrer les a pousser a détruire tout leurs appareil productif .
l'effondrement de l'URSS leurs a certes permit de faire illusion grâce au vol des part de marchés de l'union soviétique et la délocalisation dans des région a bas coût de salaire leur a garantis des marchés solvable pour un temps !
la fête est finis et les institutions financière sont condamnés a imprimer toujours plus de monnaie qui ne peut se logé que dans les marchés boursier !
la finance ne produit pas de richesse !

Écrit par : rocbalie | 31/07/2019

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" Pour mémoire les dettes privées dans la zone euro sont bien plus élévées 135% que la dette publique qui est de 100%. "
Ce qui me paraît aberrant c'est qu'avec tous ces économistes en veux-tu en voilà, on ne sait - à ma connaissance ( sic ) - toujours pas quels pays comptent dans la dette publique le seul Etat central, et lesquels y comptent aussi les régions ( Land, communes .. ).
Du coup, pleins de choses sont faussées, car la méthodologie n'est pas la même pour tout le monde.
Si il y a de vrais chiffres et comparateurs, on est preneur. Mais bon, franchement, autant demander à un castor de s'attaque à la rhubarbe du Zhinhian ou à l'eucalyptus de jouer le rôle de l'ocytocine chez les chimpanzés ( chez nous c'est différent ).

Écrit par : Vince | 31/07/2019

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A Vince
A ce sujet, il faut lire L"Imposture économique de Richard Keene, un des très rares économistes avec Nouriel Roubini a avoir vu venir la crise.
Pour répondre à tes interrogations, la raison plus profonde traduit le fait que les économistes sont si engagés en faveur de leur méthodologie de prédilection qu'ils ignorent ou banalisent les points ou leur analyse dévoile ses plus grandes faiblesses
excellente interview
https://www.bing.com/videos/search?q=gael+giraud+steve+keen&view=detail&mid=5F2DEC7E9865A2D3BB675F2DEC7E9865A2D3BB67&FORM=VIRE

Écrit par : necronomie | 31/07/2019

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A Rochelle

cela va te plaire
j aime bcp le jesuite Gael Giraud et Steve Keen, un des rares avec Roubini a avoir vu benir la crise
Tous les deux pensent comme moi que nous sommes dans une situation à la japonaise
https://www.bing.com/videos/search?q=gael+giraud+steve+keen&view=detail&mid=5F2DEC7E9865A2D3BB675F2DEC7E9865A2D3BB67&FORM=VIRE

Écrit par : necronomie | 31/07/2019

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A Vince

D une manière génerale un économiste est quelqu'un qui explique après ce qui s'est passé avant. Rien d'autre, les "sciences' économiques ne sont pas plus une science que l'astrologie. On en parle comme si c'était de la physique !
En fait, c'est un français Jean baptiste Say qui coupera le cordon en inventant un objet social autonome appelé économie histoire de retirer cela du giron de l"état
C’est la première fois que quelqu’un ose comparer l’économie politique à une science de la nature (physiologie), ou à la physique, et employer le mot “économie” au sens d’un objet social obéissant à des lois analogues à celles de la physique.

Écrit par : necronomie | 31/07/2019

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A Dragonlit sur le concret des choses

L’innovation de Say est fondamentale. Jamais, jusqu’alors, “économie” n’avait signifié un domaine social ; jamais on n’avait parlé de l’économie comme science d’un objet appelé économie. Depuis ce jour, le mot “économie” comporte, du moins en fran­çais, une insupportable ambiguïté : nous ne savons pas si nous par­lons de la science ou de son objet. Et pour cause : cet objet n’existe pas ! Ce qui existe, c’est un discours économique qui fabrique ses propres objets et qui finit par croire à l’existence extérieure de ces êtres fantastiques qu’il a lui-même engendrés.
Lire sur le sujet l'excellent livre de Bernard Traimond
l'économie n'existe pas

Écrit par : necronomie | 31/07/2019

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