29/12/2018

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Je suis un barbare...et j'en suis fier...

                             

Comme le fait remarquer le jeune écrivain Édouard Louis sur les gilets jaunes : Une violence de classe extrême s’est abattue immédiatement sur ce mouvement social, une partie des médias se moquaient des personnes qui chantaient, qui dansaient sur les barrages. Certains journalistes ou «politiques» passaient les images en boucle, ils les postaient sur les réseaux sociaux, et ça les faisait rire. Ils traitaient les gilets jaunes de ploucs, de barbares, ils parlaient deux comme ils parlent des bêtes, des enfants, ils les qualifiaient d’irresponsables, de brutes qui détruisent l’économie.

À ce point, il devient nécessaire d’approfondir le concept de barbares, dont la définition renferme plus d’une signification. Étymologiquement, ce terme indique l’étranger en provenance d’une autre contrée et s’exprime en balbutiant. Historiquement, il indique un individu qui se distingue par une violence aveugle et dévastatrice, par une sauvage grossièreté. Le barbare est non seulement celui qui ne parle pas la langue de la cité-État, mais aussi celui qui se déchaîne avec fureur. En réalité, il existe un lien profond entre le défaut d’un langage commun et la manifestation d’un inexplicable comportement violent. Dans une société, une langue commune permet aux parties de se connaître, de concilier les différences, de trouver un accord. En cas de conflit, il permet aux adversaires de discerner entre amis et ennemis, en limitant l’usage de la force. Sans cette possibilité de s’entendre, il n’y a pas d’espace pour la médiation, mais seulement pour la violence incontrôlée.

Aujourd’hui, les barbares ne campent plus aux portes du pays. Ils se trouvent déjà à l’intérieur dans les banlieues, dans la France périphérique aux abords des citadelles métropoles. Elles n’existent plus, les froides terres du Nord ou les steppes dénudées de l’Est, d’où faire jaillir les invasions. Ce qui revient à dire que les barbares sont partout. Pour les oreilles habituées à la langue de bois, il est facile de les reconnaître puisqu’ils s’expriment franco de port, sans chichi. Et même si parfois ils peuvent dire  tout et son contraire comme « Plus d’Etat, Moins de taxes », il ne faut pas pour autant les mépriser. Il ne faut pas confondre celui à qui la technocratie a confisqué la langue pour mieux le manipuler avec un ahuri. Si les barbares s’expriment ainsi, ce n’est que la conséquence de la suppression de leur propre conscience individuelle et l’extermination de la signification au profit du tout économique.

“La société la plus barbare serait peut-être celle où, chacun étant traité à son mérite, le pauvre n'aurait même pas la ressource de s'indigner »

Jean Rostand

Les vrais barbares ne sont pas ceux que l’on croit.

26/12/2018

Récap Nécro et remerciements nécro

Natacha Polony est elle sans culotte ?

 

1523639309_2.jpgAu début j’étais un fœtus et puis la main invisible du capitalisme m’avait tiré au dehors (ho hisse ho hisse).

JPC

 

A la question posée au détour d’un hiver 2005 de ce qu’il ferait demain, l’homme seul qu’était par force, devenu JPC, répondit : « Je chroniquerai la crise à venir… ». Ce Seppuku économique fût l’acte fondateur de sa nouvelle vie

Je m’organisais un mode de vie différent et opaque. Je consommais très peu, dépensais le moins possible et me préparais à un effondrement économique dont on sentait déjà les prémices.

La crise de 2008 et son lot de dépôt de bilan me fournit un bon carburant.

L’économie de doucereuse et banale était devenue belliqueuse et brutale. La récession était là. Elle était apprivoisée par satellite et masquée d’un loup blême pour ne pas affoler le consommateur, muselée par la machinerie méthodique des médias et des pouvoirs politiques qui refusaient de la rencontrer. Le lecteur de soixante millions de consommateurs se souvenait-il qu’il était mortel ?

Dame Hagarde la ministre de l’économie appelait à la Charia du Marché dans le cadre du Djihad pour le pouvoir d’achat : pas de jours sans achats, magasins ouverts toute l’année y compris le dimanche, soldes toute l’année. Il fallait à tous prix soutenir l’économie qui reposait sur la consommation. On ne parlait pas encore de compétitivité. Des signaux gouvernementaux motivaient les foules et propulsaient les êtres par légions leur intimant l’ordre de dépasser d’une tête ou d’un talon les peuples voisins avec lesquels nous devions mutualiser nos intérêts divergents, suprême paradoxe. De choc en pacte se précisait l’impact. Les gouvernements tous convertis au libéralisme tentaient de promouvoir l’idée ridicule que le Marché maîtrise la promesse d’un droit au bonheur dans un paradis promis dont il fallait juste prendre la direction. Un paradis de stress et de paillottes pour la légion des damnés dont les rangs grossissaient journellement et qu’il fallait convaincre que l’on avance bien mieux le ventre creux. Beaucoup se sentaient déjà plus près de la mer que des coquillages essayant difficilement de ne pas sombrer vers l’inutile et le hors d’usage.

Quant à moi, je régnais en ange des charniers. Je contemplais les sépultures d’entreprise et comptais les plans sociaux qui précipitaient les salariés perdants du haut des tours vers les banlieues avoisinantes dont ils ne sortiraient plus jamais. Je venais d’inventer un métier : Nécronomiste. Il ne me restait plus qu’à chercher comment en tirer des revenus pour pouvoir en vivre. Ce n’était pas une mince affaire mais lorsqu’on l’on veut vraiment quelque chose on finit par y arriver…au pire, on meurt. Mon plan était simple : Rien ne pouvait m’arriver. Il ne me restait plus qu’à tyranniser les bobos comme Bélial ses laquais. Je les exhorterais à m’écouter, à se tenir avec moi au bord de la récession. Puis, je m’en irais vers d’autres cieux les abandonnant dans la Très Grande Dépression. Là où les chiens noirs n’arrêtent jamais d’aboyer et où l’aube n’arrive jamais ; Je m’en irais en les laissant seuls avec leurs tourments. N’avaient-ils pas crus après tout que l’austérité payerait le loyer des pauvres. Trop occupés à disserter sur  le réchauffement climatique et la transition intestinale que seule procure l’agriculture biologique.

Le blog crée en 2007 me permit de rencontrer des gens extrêmement intéressants que je remercie tous pour leur soutien et leur collaboration. Ce blog leur appartient autant qu’à moi. C’est ce blog qui donna naissance au livre « Crise et Mutation » qui n’a pas pris une ride et dont modestement on peut encore mesurer le caractère visionnaire.

Remerciements Nécronomiques