17/01/2018

Autre surgissement désordonné lucide

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Mouvement pour l'Extinction Volontaire de l'Humanité
“Puissions-nous vivre longtemps et disparaître”
 
 
 
 
 
 
 

Commentaires

« Combien de fois par jour, dans les sociétés industrialisées, une personne est-elle confrontée à la mort ? À la sienne et à celle de ses proches, de façon peu fréquente à moins d’imprévus, d’accidents ou de mauvaises nouvelles. On a retenu de ce fait, avéré et vérifié, la conclusion que le rapport à la mort ne se vit pour les occidentaux qu’à distance. Et lorsqu’elle « gagne » en proximité, la mort prendrait le statut d’objet problématique, voire tabou, dont les individus ne savent quoi faire. À distance pourtant, la mort est omniprésente : à travers l’actualité mais également par les produits culturels consommés quotidiennement. Paradoxalement, on a pu voir dans ce fait la confirmation de ce rapport problématique que les cultures occidentales entretiennent avec la mort, certaines analyses allant même jusqu’à évoquer une mort « pornographiée ». Et s’il en était tout autrement ? Et si cette omniprésence de la mort abordée le plus souvent à la troisième personne – puisqu’il s’agit le plus souvent de la mort des autres – n’était pas le signal que, partout et en tout temps, l’humain ne peut se débarrasser aussi facilement de la mort et qu’elle se situe inévitablement au cœur de son existence. »
- Conférence de Yannis Papadaniel, chercheur en anthropologie à l’Université de Lausanne, à l’occasion de la programmation du film "Mrs. Fang " de Wang Bing.

Écrit par : Un mec si sérieux | 24/01/2018

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