28/12/2011

Un petit résumé avant le grand splaaash

 

Une banque centrale qui prête aux banques qui en retour y redéposent leurs excédents ne trouvant nulle part où investir.  Il apparait  désormais à tous que l’argent est ce qui manque le moins.

Alors que se passe-t-il ?

Les investisseurs n’ont plus confiance dans les citoyens des pays :

" Les citoyens eux-mêmes n’ont plus confiance dans leur pays: la preuve : leur jeunesse se barre massivement (Irlande, Grèce Espagne,…Faudra en plus payer la retraites de leurs vieux qu’on rien foutu si ça continue…"

Les investisseurs n’ont plus confiance dans les consommateurs : 

« Salaud de pauvres…Sans dépenses publiques et sociales, ils n’y arriveront pas…Ils sont gros parce qu’ils mangent mal…Va falloir mettre le hamburger et les sodas à 100 Euros pour qu’ils comprennent l’incidence et le coût que cela a sur les dépenses de santé…et c’est comme ça sur tout puis qu’on leur a vendu que de l’inutile lucratif ces trentes dernières années. »

Les investisseurs n’ont plus confiance dans les travailleurs : 

« Ils ne sont pas assez flexibles,…Ils ne veulent pas assurer leur employabilité en se formant tout au long de leur vie, dans certains pays, il faut même les payer lorsqu’ils ne travaillent pas…Ils veulent que le travail soit aussi durable que la consommation qu’on veut leur vendre pour créer une bulle verte qui les sortirait de la crise et nous permettrait de faire un max de profit en vendant du Durable/Jetable/Consommable. Eh oui... Si c’était vraiment du durable, on ne le consommerait qu’une seule fois et nous serions alors sur un Marché scorpionesque où en consommant, on meurt en tant que client. C’est pour ça qu’on a inventé la croissance verte perpétuelle dans un monde aux ressources limitées. Mais bon, allez leur expliquer...C'est pourtant simple...»

 

Les investisseurs ne croient plus aux BRICS… 

« En Chine, leur bulle immobilière vient déjà d’exploser, c’est comme leurs produits, ça dure moins longtemps…En plus ça prend du temps de transformer des paysans en bobos, faut au moins attendre 2025 pour que leur consommation intérieure supplée leur exportation et que ça équilibre le reste du monde qui en est à vouloir se réindustrialiser pour avoir des travailleurs localisés dans leurs propres pays.... En Russie, ils en poutinent plus les ingrats… »

 Bref, vous l’avez compris, chers amis nécronomistes, nous venons de franchir allègrement l’étape dite de la dernière porte avant la cave et nous nous dirigeons en sur accéléré vers la dernière étape qui fera de cette magnifique récession, une Très Grande Dépression. A savoir la fameuse trappe nigaud à liquidités. Celle de laquelle le Japon n’est jamais sorti…Règle nécronomique « en période de crise même les billets font la planche…

Nous voilà dans les livres d’histoires

Nccronomiquement votre

Commentaires

Disons que l'argent créé par les banques centrales est siphonné par le trou noir que sont devenus les bons d'état. L'argent des investisseurs pourrait suivre le mouvement par peur de se retrouver seul sur des actifs dont personne ne voudra demain (pour l'instant il reste quelques liquidités sur les actifs, mais comparé à la création de monnaie de ses trois dernières années, on se rend compte que les marchés des actifs ne pèsent presque rien face aux obligations). C'est l'effet pervers de la monétisation des dettes : plutôt que de faire fuir les investisseurs des bons d'états, elle les encourage à passer en mode hibernation et à conserver leur dette. Comment une entreprise productive pourrait-elle être aussi sûre qu'un marché obligataire directement soutenu par la banque centrale ? Draghi aura le dernier mot en 2012. S'il ne monétise pas l'Euro explose et les conséquences sont imprévisibles, s'il monétise la dette c'est la trappe à liquidités.

Écrit par : dany | 29/12/2011

exactement ...Donc en route vers la trappe et le chatiment des neufs orifices à la japonaise

Écrit par : necronomie | 01/01/2012

Mes meilleurs vœux pour 2012 Jean Pierre.

Écrit par : dany | 02/01/2012

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