20/06/2011

Marketing viral bactérien

Vous vous êtes reproduit mécaniquement ?

Vous avez hypothéqué l’avenir de vos enfants surendetté dés leur naissance dans un monde sans avenir ?

Vous angoissez à l’idée qu’un jour, il devienne un indigné  sans travail et ingrat ?

Il existe encore une solution….

Mieux que Western union, Fedex, Chronopost, colissimo….

Envoyez un E-coli à vos enfants….

Bougez avec La Poste frontière

Commentaires

Intelligence Collective,
la révolution invisible
Jean-François Noubel

extraits : (A



La grammaire – et le langage en général – est l'eau de l'aquarium dans lequel nous baignons : un effort mental important est nécessaire pour s'en extraire et comprendre son impact sur notre structure mentale et nos niveaux de conscience. L'évolution de notre grammaire peut-être laissée à l'état inconscient, ou conscientisée et rendue active. La discipline de l'Intelligence Collective vise non seulement à instaurer ce processus de conscientisation et d'évolution active, mais aussi à dépasser la seule forme verbale afin de libérer la pensée vers les nouveaux espaces d'expression qui l'attendent.
page 25

Holoptisme

L'holoptisme, nous l'avons succinctement évoqué dans le cas de l'intelligence collective originelle, est un espace qui permet à tout participant de percevoir en temps réel les manifestations des autres membres du groupe (axe horizontal) ainsi que celles provenant du niveau supérieur émergeant (axe vertical).
Ainsi une équipe de sport fonctionne en situation d'holoptisme car :
- chaque joueur perçoit ce que font les autres joueurs…
- chaque joueur perçoit la figure émergente de l'équipe…
… et réagit en conséquence, ce qui change la figure globale, et ainsi de suite. Ici l'espace holoptique est celui de l'espace naturel en 3D dans lequel nos organes sensoriels naturels communiquent.

L'opposé de l'holoptisme est le panoptisme. Il consiste en une architecture spatiale organisée de telle sorte que la totalité de l'information converge vers un point central, tout en n'étant que partiellement – voire pas du tout – accessible aux autres. Les systèmes de surveillance vidéo, les banques, les services de renseignement, les prisons sont des milieux fondés sur le panoptisme, tantôt physiquement spatial, tantôt purement informationnel. Les systèmes d'information dans les entreprises sont un mélange hybride de panoptisme et d'holoptisme; s'ils offrent une certaine transparence, il n'en demeure pas moins que l'étendue des droits de regard diminue au fur et à mesure que l'on descend dans la hiérarchie. Ils reflètent pleinement les hiérarchies.

L'holoptisme absolu étant une condition nécessaire (mais non suffisante) de l'intelligence collective originelle, il en va de même pour l'Intelligence Collective globale. Sur le plan technique, comment constituer de tels espaces artificiels pour des collectifs constitués de nombreux participants ? En inventant des espaces d'échange et de savoir qui :

- se montrent accessibles et disponibles à tous en temps réel ;
- ne surchargent pas d'information, mais au contraire offrent à chacun des synthèses artificielles "angulées" (qui donnent un angle, un point de vue pertinent et adapté à la situation de utilisateur, et non des visions généralistes identiques pour tous) ;
- permettent la matérialisation (au sens d'un objet perceptible par nos sens, même s'il est virtuel), la visualisation et la circulation d'objets-liens destinés à organiser la convergence et la synchronisation du collectif.

C'est dans ce sens qu'évoluent aujourd'hui, dans les forges du logiciel libre, la plupart des logiciels dits relationnels.


Les objets-liens de l'Intelligence Collective

Ballon, objectifs, idéaux, ennemis, proie, mélodies, art, symboles… les collectifs – quelle que soit leur structure – s'organisent toujours autour d'objets en circulation, que ces derniers soient réels ou symboliques.

Dans notre équipe de sport, c'est très simple : la position du ballon ainsi que la configuration globale du collectif sur le terrain fournissent à chaque joueur une information suffisante, riche, angulée (qui diffère suivant sa position et sa situation), que son expérience et son expertise permettent d'interpréter et d'exploiter au mieux. Dans les collectifs de la vie sociale et professionnelle, ces objets sont souvent flous, (trop) nombreux, fluctuants, voire indéterminés, au point de souvent devenir aussi nombreux que les participants… ce qui ne va pas sans poser les problèmes de désynchronisation et de dissolution que chacun connaît.
On peut séparer les objets-liens en trois grandes catégories : [...]
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Écrit par : Orsitel Bousse que la Dais | 23/06/2011

extraits : (B


Peu de ces technologies sont aujourd'hui accompagnées d'outils permettant l'holoptisme, peu encore permettent la création et circulation d'objets-Art synthétiques offrant des représentations du niveau émergeant du collectif en temps réel, si ce n'est les univers virtuels multi-joueurs que nous allons succinctement aborder. Holoptisme et objets-Art arriveront en deuxième vague, poussés par le besoin de conscience collective.


MMOGs, univers persistants et technologies holoptiques

" Car il est probable que derrière les projets de communautés virtuelles, que ces communautés soient ou non considérées comme des jeux, se dessine lentement un nouveau paradigme de la communication, une sorte d’espace complexe, totalement systémique, persistant donc, permettant aux générations futures de réaliser diverses expériences des plus traditionnelles et universelles. […] Face au sujet, il convient de sortir des a priori toujours. Lorsque les gamers tirent sur des monstres, au fond ce ne sont pas seulement des montres qu’ils tuent. Les joueurs poursuivent un apprentis-sage vis-à-vis d’interfaces techniques et symboliques, qui demain s’ingénieront peut-être à remplacer les créatures par des symboles signifiants pour la culture dite classique, et leur permettront, comme le défend l’auteur et producteur de jeux vidéo et de jeux de rôle Frédéric Weil, « de voyager dans un tableau, d’explorer la forêt des symboles ». Ainsi, les joueurs ou usagers des univers persistants, ne font pas qu’échanger, ils apprennent à lire et à écrire sur ce qui pourrait être les prototypes d’interface culturelles systémiques de demain. Leur science tactique, leurs vitesses d’exécution, leur connaissance des règles de game-play, leur habileté à s’aventurer dans des systèmes complexes, leur culture du réseau, leur culture des interfaces interactives, leur permettront peut-être d’avoir sur la culture le même avantage que les informaticiens ont aujourd’hui sur l’usager lambda d’internet ou d’un PC. "
Franck Beau – article " L'internaute, co-producteur de monde ? "

Écrit par : Dais de saison re-Tumihi-Ko | 23/06/2011

extraits : (C


C'est certainement dans les jeux multi-joueurs en ligne ( MMOGs dans le jargon – MassivelyMultiplayer Online Game ) que se forme une partie les futurs espaces de l'écologie sociale de demain. On y crée de nouvelles réalités, univers, personnages, entités, process, artefacts, lois physiques, codes sociaux, concepts, arts… qui s'entre- mêlent et font monde ; on y conçoit des holoptismes toujours plus étendus, parcourus d'objets-liens (miam-miam, sorcière et Art) toujours plus débridés. Nous voici à l'ère des cathédrales sans pierres, celle des univers persistants, dans des nefs toujours plus larges, toujours plus vertigineuses, tenues par leurs arcs-boutants logiciels, peuplées de gargouilles, saints, marmousets, magiciens, monstres, dragons, elfes, trolls et autres personnages fantasmagoriques. Le savoir-faire architectural s'y développe dans les empirismes du compagnonnage open source.

Déjà des écosystèmes et économies inédites y grandissent et se testent, dans une sorte de film accéléré de l'évolution. Ces univers sont encore pour la plupart fortement masculins : compétitions, alliances, massacres, domination, prises de pouvoir, stratégies, loi du plus fort, allégeance… mais on voit déjà poindre des créations plus féminines, tournées vers l'empathie, la rencontre, le dialogue, la préservation et la transmission de la vie.


Nous serons des cyborgs


Nous l'évoquions succinctement plus haut, aujourd'hui seuls deux de nos sens sont impliqués dans notre nouvelle existence cyber-sociale : la vue et l'ouïe.

Les progrès réalisés dans les interfaces homme-machine permettront peu à peu à nos autres sens d'entrer dans la danse. Odeurs, saveurs, toucher, peut-être même notre corporalité tout entière (la sensation globale que nous avons de notre propre corps)… s'engageront dans les espaces holoptiques de demain. Le mariage de la génétique, des nanotechnologies et de l'informatique miniaturisera ces interfaces et les rendront vivantes en nos corps faisant de nous des cyborgs.

Cyborgs… Ne nous laissons pas impressionner par ce terme rugueux et barbare qui évoque plus les mondes de Terminator et de Matrix que ceux d'un paradis tropical. Les prothèses intra-auriculaires pour déficients auditifs sont un parfait exemple de technologie intrusive. Nul doute que les téléphones "portables" de demain y ressembleront, et que la petite pastille posée sur le lobe de l'oreille sera une caméra miniaturisée. Une paire de lunettes – ou même des lentilles – d'aspect standard pourront envoyer des pixels au fond de notre rétine et nous permettre de " voir " ce que nous voyons aujourd'hui sur nos écrans d'ordinateur, ou de nous fournir de la "réalité augmentée".
Ces micro-technologies, logées dans nos habits, nos objets quotidiens ou dans notre corps, nous les porterons et les contrôlerons sans même y penser. Communicantes, elles nous inter-relieront en tous lieux et tous moments. Elles seront nos outils de vie sociale, au même titre que ne le sont le téléphone ou la voiture aujourd'hui ( qui sembleraient parfaitement effrayants à un homme duXIXème siècle ).


Parions enfin que les générations futures connaîtront l'immersion totale dans des espaces de synthèse, un nouvel équilibrage entre le monde objectif " subi " et les mondes intersubjectifs créés s'instaurera.

Écrit par : Layalo Tenocultitlabosu hupmimmifi | 23/06/2011

extraits : (D


Ambassadeurs virtuels et personnalité quantique


Le multimédia a permis de modéliser les savoirs dans une forme digitale commune qui nous est restituée à la demande ou suivant des scénarios précis (consultation de bases de données, jeux, navigation hypertextuelle, etc). On a cru naïvement que le multimédia ouvrirait la voie dorée vers l'E.A.O. (Enseignement Assisté par Ordinateur), c'était oublier que l'apprentissage s'inscrit avant tout une dynamique relationnelle et sociale et ne peut se réduire à une consultation de contenus,aussi interactifs et séduisants soient-ils.
La modélisation des savoirs dans des dialogues interactifs qui sollicitent – et modélisent – notre intelligence émotionnelle et sociale constitue donc la prochaine étape, étape déjà largement franchie par certaines technologies comme Extempo15. Ainsi est-il déjà possible de suivre des formations complètes (et qui marchent !) en dialoguant en langage naturel avec des personnages fictifs qui, au lieu de suivre des scénarios pré-formatés, épousent la progression et le profil psychologique de la personne par un processus interactif, sensible, dynamique et ludique.

Ces mêmes technologies, une fois répandues dans le grand public, permettront à chacun de se créer ses ambassadeurs virtuels, c'est-à-dire des personnages que nous aurons formés ( calqués sur notre personnalité ou bien totalement inventés ) pour nous représenter et dialoguer avec les autres de manière ubiquitaire, un peu comme s'ils étaient notre secrétaire ou notre représentant particulier. Ainsi le dialogue, fonction humaine de l'échange par essence, continuera-t-il de se jouer de manière asynchrone et ubiquitaire, alors que nous serons investis dans d'autres tâches en parallèle.

Ne nous y trompons pas, il ne s'agit pas d'intelligence artificielle, mais de modélisations interactives de nos savoirs inscrits dans la dynamique relationnelle humaine. Alors que pour l'instant les machines échangent essentiellement des données et des informations, elles deviendront capables d'échanger nos propres concepts et phéromones sémiotiques pour nous, sur demande. Il s'agit d'un niveau de complexité supérieur – donc de capacité de création et de réalisation – dans les technologies de l'information.


Notre présence aux autres se jouera alors simultanément, en ces nombreux espaces d'échange, de manière superposée et ubiquitaire, tout comme les particules étudiées en physique quantique qui peuvent se manifester en plusieurs endroits au même moment et posséder plusieurs états simultanés. Alors notre personnalité deviendra quantique.

Écrit par : Sheaor Molek aux vingt Dais | 23/06/2011

extraits : (E


L'économie de l'Intelligence Collective


Une fois que les outils de visualisation holoptiques seront plus aboutis, il deviendra plus aisé pour l'individu de savoir comment faire converger ses intérêts individuels avec ceux du collectif. Cette évolution aura un impact fort sur l'économie puisque l'on évoluera d'un contexte d'intelligence en essaim ( tout le monde engage des actions similaires sans savoir où cela mène ) vers une Intelligence Collective ( chacun construit ses avantages en fonction de l'information que lui renvoie le collectif ).

Mais la question demeure : qu'est-ce qui permet de savoir qu'une action sera bénéfique ou pas, pour soi comme pour le collectif ? Mis à part les cas extrêmes et évidents, et malgré nos bonnes intentions, la prévision reste pour le moins un acte de foi, une recherche d'équilibre.

Mais une chose est certaine, on prévoit mieux quand :
1. l'expérience collective est sollicitée
2. des méthodologies précises d'évaluation holistique sont menées
( incluant des mesurables qualitatifs et quantitatifs )
3. les actions sont clairement acceptées et soutenues par le collectif


Aujourd'hui rares sont les actions entreprises dans la vie publique qui passent par une évaluation préliminaire fondée sur ces trois phases. Des produits sont lancés sur le marché, des entreprises avec des objectifs précis sont fondées, des politiques sont menées, des actions sociales sont initiées sans l'assentiment moral et éthique du public et des citoyens, sans qu'aucune méthodologie d'évaluation des avantages et inconvénients pour le collectif ne soit conduite.


Prévoyons que des systèmes collectifs d'information et d'évaluation seront un jour à disposition de tous pour peser, soutenir et investir dans les projets estimés bénéfiques pour le collectif. Du point de vue de l'entrepreneur, l'acceptation sera non seulement une garantie de pérennité, mais une source de soutien accru du marché en amont. Pour le public, c'est la garantie de plus de sécurité. Pour les investisseurs, c'est un moyen de parier dans la dimension éthique et sociale, dans le développement durable, fondement même de l'économie. Ces paris financiers sur l'avenir peuvent être rémunérés à la hauteur de la justesse de leurs prévisions et du risque pris dans le temps ( une prévision à trois mois est moins risquée qu'une prévision à cinq ans ).
pages 34, 35, 36

Écrit par : Le tronc de Héron propiciel | 23/06/2011

extraits : (F i_n



La pensée magique, puis la pensée mythique, puis la pensée rationnelle devinrent, en leurs époques respectives, les véhicules successifs de l'esprit humain (noosphère) au moyen desquels s'organisa, se synchronisa et s'élargit la société des Hommes, de la tribu aux États-Nations d'aujourd'hui. Les objets interactifs, dynamiques et ubiquitaires du cyberespace permettent déjà de dépasser les limites présentes du rationnel dualiste, pour les transcender et les inclure dans une pensée post-rationnelle, "glocale", holistique, transpersonnelle, non-dualiste, systémique. C'est en ces nouveaux territoires noosphériques, portés par le cyberespace, que l'humanité pourra se mettre en scène, se négocier, s'évaluer, se douter et naviguer dans ces eaux complexes.
Les collectifs de l'intelligence collective originelle n'étaient pas à même de bâtir des cathédrales ni d'inventer des vaccins, pas plus que les collectifs de l'intelligence collective pyramidale ne sont faits pour appréhender la complexité systémique du monde d'aujourd'hui. Ni les gouvernements, ni les partis, ni les idéologies, ni les grands organismes (Banque Mondiale, OCDE, UNESCO, ONU, OMC…), ni les entreprises dans leur forme actuelle ne sont taillés pour cela.

Encore très jeune, le cyberespace commence tout juste à former, par catalyse, les collectifs qui supplanteront peu à peu la vieille garde des organisations à intelligence collective pyramidale. Ce n'est qu'une question de temps. Chaque jour des millions de nouveaux liens interpersonnels se tissent, de nouveaux collectifs émergent. L'Intelligence Collective globale est en route, il ne lui reste qu'à grandir. La planète est enceinte d'une nouvelle humanité.


Notre choix individuel consiste à nous inscrire dans cette évolution ou la refuser.

La résistance au changement s'avère bien souvent une force plus forte que la vie, l'Histoire nous l'a sans cesse montré, à l'échelle des individus, des entreprises, des civilisations. Pourtant le savoir-faire pratique de l'Intelligence Collective est à la portée de chacun, nous en possédons les briques. Pour beaucoup, la conscience de cette absolue nécessité de les assembler se fait chaque jour plus pressante.

Acquérir et développer ce savoir relève d'un engagement individuel profond, non sans une dimension spirituelle, qui s'exprime très concrètement par une pratique inscrite dans nos espaces professionnels, dans notre vie quotidienne, dans l'éducation de nos enfants, dans la relation avec l'autre, ce voisin par lequel nous existons.

Tout ceci a déjà commencé.
page 41


tiré de
http://www.thetransitioner.org/Intelligence_Collective_Revolution_
Invisible_JFNoubel.pdf

et pour développer ( en Dais? )
http://www.youtube.com/watch?v=sU0BGb2KcmU&feature=related

Écrit par : Shinophal enn Mélhoé | 23/06/2011

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