08/10/2010

Et l’Europe expia…

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La pluie allant à la pluie comme l'argent à l’argent, il se devait pour la main invisible du capitalisme, au vu des averses suscitées par les ménages subprimés déviants d’Amérique, d’orchestrer un second déluge afin de noyer le péché à sa source sur cette Europe d'où jadis avaient immigré les messagers du vice.

Obama nous rappelant pour la circonstance que le mec qui conduisait le train pour aller à Auschwitz était un père de famille sympathique. La faiblesse du dollar se reflétait dans la force de l’Euro rappelant qu'au-dessus de 1,50 dollar, on ne pouvait plus fabriquer d'Airbus en zone euro. Fin du rêve ou seule la valeur ajoutée restait en Europe. Il ne fallait pas confondre libre échangisme et découplage des économies. Le libre échangisme ne se pratiquant qu’entre couples consentants car de découplage, il n’y en a point…

Les pharmacies aux croix vertes d’espérance (green business) devenaient les drugstores de l’instant, paradis artificiel de ceux qui n’étaient pas armés d’un bouclier fiscal et ne pouvait remplacer tel Jean Luc Delarue Gstaad par Ibiza…La poudre par la plage...

 

Nécronomiquement votre

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Commentaires

La plaine de l'Aire à Genève et la gare de Düsseldorf en Allemagne, voici deux nouveaux emblèmes de la lutte, aux côtés du " Solutions locales ... " de Col(l)ine Serrau.

Ou on en parle, ou on agit, ou on gémit, ou on râle. Pire : on ne dit pas qu'on agit, on fait.

Soyons certains que lorsqu'on devient directement concerné, il y a deux solutions seulement : en ordre ou en désordre. Inutile de préciser qu'il faut avoir d'abord avoir essayer la première. Il y a bien la dépression, mais ça ... comme une flaque sans pluie ne point monter les pousses.



La jarre fêlée

Il est amer et mou, pendant les nuits d'hiver,

D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,

Les souvenirs lointains lentement s'élever

Au bruit des merdillons qui hurlent dans la brume,



Bienheureuse la cloche au neurone vigoureux

Qui, malgré sa vieillesse, alerte et délirante,

Jette fidèlement son cri religieux,

Ainsi qu'un vieux soldat qui veille dans la boue !



Moi, ma terre est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis

Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,

Il arrive souvent que sa voix affaiblie


Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie

Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,

Et qui meurt, sans bouger, tel un moisi cador.

Charles (1821-2067)
Les fleurs libérales

Écrit par : le transmetteur en scène | 08/10/2010

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