05/06/2009

Vie et Mort des Démocraties de Marché

special dedicace to MC
983109680.jpg

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Commentaires

bien vu !




une comparaison entre 29 et 09 en quelques graphiques.

c'est intéressant (si on maitrise la langue d' Obama)

http://www.voxeu.org/index.php?q=node/3421

Écrit par : Jacques | 05/06/2009

Excellent !!!
Tous sous perfusion depuis le berceau jusqu'au tombeau.

Écrit par : tartocassix | 05/06/2009

LE GRAND RETOUR DU TRICOT

broderie
crochet

ainsi qu'autres passe-temps utiles, sans pétrole, archétypiques et délassants


jus (46) :

+ kit de survie +, fruits de saison, cueillette, cerises, + tendances de fond +, petit cigare, Loire sauvage, partout, mondialité, + philosophie pratique +, OVNI, maman(s), copine(s), laser nano, Necro Phone, épigénétique, trompeur, utile/futile, dopage, TdF, marronnier, tsunami, ouragan, antimédia, bulle de l'eau, vends ton rein !, degré, °, dépannage, plomberie, tarte, dénoyautées, avignonnaise, greque, ponctuation, interdépendance, proximité, Mercerie & Co, les jours malins, prix du café en terrasse, jus divers, Monkey entre 0 et 1, primaire-tertiaire aller|retour, ( 0SS 117 ) Rio ne répond plus, plouf, noir *

* c'est ce que l'on appelle une chute.

Écrit par : Jedi in the Dark | 06/06/2009

Joli coup!
L'ennui, en matière d'économie, c'est que ceux qui ont droit à la quatrième bouteille ne sont pas tjrs passés par les phases antérieures... c'est dommage pour eux, et c'est un euphémisme que de le dire!
On a tjrs "droit" à la quatrième bouteille : la potion est moins amère quand on a su profiter des trois premières!!
"buvons encore, une dernière fois, à l'amitié, l'amour, la joie... " ce n'était pas Graeme Allwright qui chantait ça?

Écrit par : marie-christine | 06/06/2009

De craquelure en craquelure, de miroir en miroir brisé, lentement mais sûrement, une forte minorité d'humains reste chez elle, ne sort plus, ostracisée, sombre et plus sombre et déprimée. Regardant les ruines de la citadelle, avant-hier encore fière, puis doutante et enfin, telle un Roméo et Juliette sans poison ni poignard, la foule s'affaisse, insensible aux douleurs de son temps, sans gouvernail avec juste la becquée et l'aumône.
Voilà la véritable histoire de la dépression, phénomène endogène
" montant " en Occident, dont le prix du riz n'augmente pas, et pour lequel la déflation n'a de pareil que " la classe de la crasse ".
Seule l'inflation permet la révolte.
Les petits Bilderbergclubräumen de quartier et de nations auront beau faire, tels un Jacques Attali des grands jours, des plans pour la planète, rien ni fera, le matérialisme est cliniquement mort et cela est finalement bon.

Écrit par : Jedi in the Dark | 06/06/2009

De craquelure en craquelure, de miroir en miroir brisé, lentement mais sûrement, une forte minorité d'humains reste chez elle, ne sort plus, ostracisée, sombre et plus sombre et déprimée. Regardant les ruines de la citadelle, avant-hier encore fière, puis doutante et enfin, telle un Roméo et Juliette sans poison ni poignard, la foule s'affaisse, insensible aux douleurs de son temps, sans gouvernail avec juste la becquée et l'aumône.
Voilà la véritable histoire de la dépression, phénomène endogène
" montant " en Occident, dont le prix du riz n'augmente pas, et pour lequel la déflation n'a de pareil que " la classe de la crasse ".
Seule l'inflation permet la révolte.
Les petits Bilderbergclubräumen de quartier et de nations auront beau faire, tels un Jacques Attali des grands jours, des plans pour la planète, rien ni fera, le matérialisme est cliniquement mort et cela est finalement bon.

Écrit par : Jedi in the Dark | 06/06/2009

technique d'ailleurs, sorry, pas do°ble-cliqué, passe, s'enlève et revient
enfin.. vive l'écume des J

Écrit par : Jedi in the Dark | 06/06/2009

le mégalodon (un énorme requin) avec ses 15 mètres de long et ses dents de 15 cm de long pour 20 de large était le plus gros prédateur marin jusqu'à peu mais il a disparu faute de nourriture.

remplacé par des cousins plus petit et par des organisations différentes de chasse basées sur la coopération (orque).

la leçon de cette histoire est que quand on est seul, énorme et que la nourriture se fait rare et ba on disparait.

to big to fail... to big to survive !

ainsi, vu que je crois qu'une nouvelle révolution verte est techniquement impossible (ou au moins pas avant très longtemps) il est temps de s'apercevoir que le régime minceur plus plus fitness spécial k devra être de mise dans les prochaines années.

a cela s'ajoute bien sur les matières premières et l'eau !


alors adam smith avait il raison ?

est ce la main invisible (tao) qui joue formidablement bien son role ou est ce un dysfonctionnement du capitalisme sachant que j'ai vu paul jorion dire que cette crise n'était pas prévisible car macro et microéconomie n'étaient pas interconnectés, donc pas de libre circulation de l'information (je penses).

quoiqu'il se passe cette crise sera salvatrice pour certains et destructrice pour d'autres, question de point de vue.

Écrit par : Jacques | 06/06/2009

" Si vous pouvez passer un après-midi vraiment inutile de façon vraiment inutile, vous aurez appris à vivre ".

Lin Yutang ( 1895-1976 )


jus (19 ou 21 selon le décompte) :

érotisme séduction décontracté sorbetière yoghourtière
+ mutation psychologique + valeurs de crise + philosophie appliquée spiritualité littérature-concrète antinomie-paradoxale média/antimédia vide constructif réparateur
même-pas-polar comprenne-qui-pourra chaise-longue
yoga-occidental contemplation dépollution-psychique

Écrit par : Jedi in the Park | 07/06/2009

A Jacques,

micro et macro pas connecté, c'est exact, c'est pourquoi comme marx, je ne fais de difference entre la macro et la micro autrement dit je pratique la macro economie dans la rue.

Pour le reste je ne considère pas des nationalisations comme le fruit de la main invisible chère à Adam smith..
Necronomy power...We are the future...

Écrit par : Necronomie | 07/06/2009

Y aura-t-il ?

un raz-de -marée, une nouvelle I Betancourt, des émeutes farine/patates/riz, un ouragan ( pas encore la saison, sniff ! ), de la glace qui fond, une vraie grippe en été ( zut, ce ne sont pas encore les frimas automnaux ), un crash au pays des hommes bleus, un pétrolier qui fuit, un premier de classe cycliste dopé ( donc sans vélo ékectreique ), une môme de douze ans qui flingue ses parents adoptifs, une Marie Trintignant version skin ( c'est censé voter ), une nouvelle mouture du traité de Lisbonne genre qu'on essaie de fourguer en Summertime à des irlandais pas dûpes ( We aren't Noodles ), un zodiac parralléle feuilleton bôf avec menottes télécommandables irrationnel barbacoam ( nb : qui donna barbecue aux arrivants blancs au Nouveau-mexique, littérairement pour épater les lecteurs, accessoirement afin de remettre un peu à sa juste place les " inventeurs " de la grillade-ketchup, genre " la Chine vue par Krugman ", nul, nul, nul hors occident ),
ou alors des HUI ( minières ), WTIC ( pétrole ), DBA (MP agricoles ) plombant l'ambiance des actifs " papier " car actifs " tangibles " [ ça c'est vraiment comique car de toute façon cela se passe derrière ou devant un ordi et ça fait toujours chier le peuple qui gagne son pain gris sans trader, " tangible " parce que c'est du riz ou du pétrole, aussi stable que nos factures et le prix de la galette au Caire ] ?





ou
une
surprise ?

imaagine

Écrit par : Jedi in the Square | 07/06/2009

a Jedi in the park

érotisme séduction décontracté sorbetière yoghourtière
à ne pas confondre avec érotisme séduction contracté sorbetière cimetière à la carradine.
Sois prudent, j'ai besoin de toi dans un proche avenir immédiat...
PS nous ne sommes plafonnés que par la hauteur de nos ambitions...

Écrit par : Necronomie | 07/06/2009

A jedi in the square

les milliards de liquidités déversés alimentent actuellement
la plus grosse chasse aux papillons de tous les temps afin de faire revenir les investisseurs à la bourse ce qui a pour conséquence de faire augmenter les prix du pétrole,
vaine tentative de préempter une reprise version en attendant Godot...

Écrit par : Necronomie | 07/06/2009

les pieds dans le plat


le gouvernement mondial n'est pas gouverné par J A , trop complexe

le kéa, perroquet de N Zélande, a un niveau intellectuel comparable à celui du singe
->merci qui ?

Si Steffi Graf et sa fondation aide les mômes trauma et son Agassi cheveux très longs ou pas du tout de mari scolarise ( une partie ) des bas -fonds de LA, pourquoi Marlène Jobert n'écrit-elle pas des contes pour adultes ? Franchement. Et vive la lumière.

A-t-on tous bien tous lu le rapport Kinsey et ses implications ? Non. La preuve : le France 3 soir est léger sexy et la plantation manque encore de mains d'oeuvre. Ca viendra, et si les maris repartent en guerre, leurs nanas devront forcément descotcher la moindre pour atteindre le sol, pour bêcher et, fatiguées, oublier de rescotcher afin d'éteindre ( sic ) l'arrosage. Vue plongeante des corps de métiers.

Carrément schizo, le $ chute, le yuan n'est pas accessible directement sur un clavier de base, les Taux font faux bonds comme du switch tels un somnifère+café, les indices-relais 4x4 crispent comme des joggeurs texans en songeant vaguement qu'à la bourse, le plafond de certains, ce sont les catelles de cuisine des autres, et ça va dans les deux sens, à la limite dans une bretelle d'autoroute vers une ville parfaitement inconnue, sauf par un GPS à la page mais sans intuition ( encore loupé ).

le festival de Cannes, c'est comme le rôti, meilleur le lendemain


Vaste programme et golf à huit trous ( débutants : twin ) avec pause pipi vers Aldébaran, étoile chaude mais calme, visite des Pléiades toutes proches et enfin retour vers la terre. Viser juste ou cannes-commandes automatiques.


Vous n'avez pas pris vos antibiotiques. Non, mon général.
Quand au cholestérol, la colonelle de coléoptère viendra sous peu vérifier.
Pas de question ?
Comment ? Le feuilleton de l'été ?!
Alors ça.....disons que ça commence par T

Écrit par : Jedi in the Sky | 07/06/2009

l'economie repart ouff! j'ai eu un moment de doute...

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20090607.REU1873/le_groupe_allemand_arcandor_menace_de_depot_de_bilan.html

et pour ceux qui auraient des vélléités envers la world compagny voila le tarif :

http://www.rfi.fr/actufr/articles/114/article_81701.asp

Écrit par : gabelle/presque convaincu par les medias | 07/06/2009

Désolé Jean-Pierre

Un manque chronique de prudence, le risque, m'obligerait à trouver ce moment pathétique, l'avant-première, avec ses drames et ses trames, son trac fabuleux, avant la folle avancée du néant vers lui-même [ nous ne sommes que poussière et nous redeviendrons poussière ] un tantinet lancinant, si la solitude des champs de coton ne subodorait de façon aussi intrinsèque qu'exogène, la permissivité faite à l'homme ( Das Mensch ) de choisir soit la douleur, soit le plaisir, ou encore le désir, ou la puissance, enfin le pouvoir, l'échange un peu abject ou l'arrêt des hostilités, les grosses manigances et le peuple qui semble aimer la servilité, oui, mais jusqu'à un certain point, avant de se trouver un nouvel idéal, fusse-t-il tyrannique comme un corset au nouveau bon moment de l'Histoire, après la fin de l'espoir, la chute qui demande son constat, sa Grande Leçon, cette solitude donc, qui au final ne m'appartient pas, ne guidait les éclaireurs et les phares en des contrées absurdes et quelque part enivrantes, au détour desquelles les silences et les amours profonds, tels des étoiles fourbes autant qu'attirantes, se révèlent au meilleur du tragique, avec ce que l'on veut vraiment, ce que l'on est sûrement, et ce à quoi la foi nous demande d'obéir, les yeux bandés, le mystère de l'après-armaggedon, à savoir ce qui se trouve au-delà du non-retour, tel un jeu d'enfant dedans la cour, éventuellement au-delà, où commence l'étrange et s'endort.
Le réconfort tenace des champs à venir pousse en des lieux que l'ancienne morale réprouve et que la nouvelle n'a pas encore mis en boîte.



"
Dans la solitude des champs de coton se passerait avant les coups, avant le véritable conflit. Le théâtre classique a souvent montré le conflit jusqu'à sa résolution, son « dénouement ». Koltès nous donnerait à voir ce qui se déroule juste avant le conflit.
« Le premier acte de l’hostilité, juste avant le coup, c’est la diplomatie, qui est le commerce du temps. Elle joue l’amour en l’absence de l’amour, le désir par répulsion. Mais c’est comme une forêt en flammes traversée par une rivière : l’eau et le feu se lèchent, mais l’eau est condamnée à noyer le feu, et le feu forcé de volatiliser l’eau. L’échange des mots ne sert qu’à gagner du temps avant l’échange des coups, parce que personne n’aime recevoir de coups et tout le monde aime gagner du temps. Selon la raison, il est des espèces qui ne devraient jamais, dans la solitude, se trouver face à face. Mais notre territoire est trop petit, les hommes trop nombreux, les incompatibilités trop fréquentes, les heures et les lieux obscurs et déserts trop innombrables pour qu’il y ait encore de la place pour la raison » (Bernard-Marie Koltès, dans Prologue).
"
wikipédia

-----
« La frontière entre le vendeur et l'acheteur est incertaine, l’un est le creux, l'autre la saillie avec moins d'injustices encore qu'il y a à être mâle ou femelle parmi les hommes et les animaux ».

comment un machin comme wikipédia a-t-il pu désobéir à ce point que les autres ne peuvent que suivre, imiter, ou alors creuser un sillon différent mais inconnu ?

Écrit par : Jedi on the Floor | 07/06/2009

c oqp [ tendance lourde ]


Le chapitre des sports de masse avec artistes est-il définitivement clos pour dix ans, avec des nouveaux jeux du cirque encore plus brutaux, barre à mines, tasers, crochets de boucher, pleine lune en larmes et autres accessoires donnant dans la dignité de rencard sombre à la Scarface, ou alors à main nu, cependant il peut s'agir d'art martial, les danses contemporaines ne demandant pas ce statut envieux de " lutte de proximité avec identification du public " ? *

Rester en vie va devoir / commence à ( eh oui, ça se voit à peine, mais quel doux scoop ) détrôner les idéaux décrépis - non les fondamentaux, enfin je n'y crois pas une semelle.

Ca va vite pour un krash lent.

Et le chapitre de ceux qui font beaucoup moins de fautes d'orthographe va-t-il complètement écarter les SMS avec squeeze ? Là ouf....

Le golf est-il toujours le sport où l'on marche et où on la fout au fond du trou du par ? Ou un axe de rotation, geste coordonné invisible plus important que la fin , tel une calligraphie chinoise, un jeu de tir à l'arc ?
Une boîte aux lettres où tandis que l'on glisse l'objet dans la fente, l'on sait immédiatement le Lâcher-sans-Retour ?

La mort sans le cercueil ?
Le cimetière rénové thalasso pour futur ex-touristes ?
La bouée homeless, illegal & no worker ?

chic { enfin trashic alors.

* dont proxénète

Écrit par : Jedi without Beach | 07/06/2009

A : Jedi without Beach

Le vampire a moins de dents mais il peut mordre comme avant
Car ses morsures comme hier se font avec les nerfs...
Ravi de te savoir en bonne santé...et toujours à mes cotés...

Écrit par : necronomie | 07/06/2009

[ j'ai besoin de toi dans un proche avenir immédiat...]

La complexité quasi byzantine, c-à-d bordelique, de ce qui est en train d'arriver * m'empêche momentanément ( lundi 8 juin 2009 ) d'avoir l'humeur joyeuse propice à la " mise en scaphandre ".
L'éclaireur double-casquette visualiseur de troupes des deux côtés de l'abîme regarde, vision probablement faussée par un semblant d'émotion ou de tristesse inconnue, une sorte de charnier dont ne s'extrairont que les non-luxes, les non-touristes, les non-illusionnés du désormais Vieux-Monde.

Tout en veillant à ce que le prix de la farine, par exemple, ne fasse pas comme l'année dernière, à savoir l'effet de surprise donnant des exemptions aux traders, vendeurs/acheteurs de terre et autres spécialistes nation-pognon-grands de ce monde, je garde à l'esprit que le diable aime nous surprendre.

Par conséquent, il va falloir sortir les protecteurs de jour comme de nuit ( hors spéculation marchande de la " sécurité ", peut-on la vendre comme sa mère ? ) si on en a, et à défaut se dégrouiller ( les retardataires, les naifs,..) d'en enfiler le costard ( valeurs-refuge en temps de crise : premières lettres de l'alphabet, à développer mais c'est tout simple).

* la cascade, ouh-là-làaaaa

A'm here, not overthere, but hence ?
;-)

Écrit par : Vincent | 08/06/2009

Kultourkindmoment mit Agnès Varda

-
Il s’exerçait aussi dans un café près de son école, s’acharnant sur un appareil. J’allais voir. Le programme était celui de Kung-Fu Master. On loua cette machine-là. Le titre du film était aussi trouvé.
Il me semblait amusant qu’un petit héros karateka électronique ait à vaincre mille périls dont des hommes forts et grands pour monter d’étage en étage jusqu’au grenier où une dénommée Sylvia était ligotée. La délivrance de cette dame minuscule, s’agitant en points informatiques, c’était toute une affaire pour Julien qui, par ailleurs, devenait amoureux sans le savoir de la maman d’une copine de classe. Classique? Un peu différent en 87 avec cette nouvelle ombre du Sida qui altérait fortement tout romantisme et toute émotion. Danger? On parlait des nouveaux gestes de l’amour comme il y avait la nouvelle cuisine. Drôle d’époque, et ça continue.
-
Kung-fu Master montre des adolescents qui sont curieux mais sans accepter les dangers (ou alors comme Donjons et dragons). On s’assoit à trois et on invente: tu es un assassin du Moyen Âge, tu es un cavalier, et l’on tire aux dés son intelligence, son courage, sa dextérité, sa personnalité.
-
Mais il [ Jacques Demy, son mari ] était flatté et heureux du projet. Il me voyait m’énamourer de ce petit garçon rêveur et changeant, de cet adolescent bricoleur et révolté et de ce jeune homme bressonien, les trois étaient Jacques, tous les Jacquot d’avant le Jacques que j’ai connu.
-
La toile de fond essentielle, le lieu d’ancrage des premiers émois, découvertes, douleurs et désirs, c’est Nantes. «J’y ai tout connu», dira souvent Jacques Demy,
«la guerre à douze ans et l’amour à seize ans». Nantes, ville disparate, chargée d’un passé capiteux, allumeuse de l’imagination des poètes, élue du surréalisme, offrait ses contrastes grisants à l’esprit du jeune Demy. […]Luxueuse et populaire, pudibonde et luxurieuse, Nantes est toujours double, enracinée dans son histoire et ses traditions, ouverte sur l’aventure, le vent du large piquant de son sel la vie de province aux charmes veinés de neurasthénie.

sourcier :
Cahiers du cinéma/Ciné-Tamaris/Positif/via Ciné-Club universitaire

Écrit par : Jedimobile | 09/06/2009

Bloqué dans une réunion de sarkozistes acharnés, il a fallu toute l'abgnégation et le détachement d'un saint pour que je ne devienne pas amok.
J'ai pu ainsi constaté que Joseph (Goebbels de son patronyme mais je préfère l'appeller par son prénom et non son diminutif car Joe réservé au petit père du peuple. Enfin bref ... continuons), oui... Joseph n'était pas mort. Il avait simplement changé de camp (quoique ...) et repris en main le cérémonial du débarquement en Normandie. La Propagandastaffel tournait donc à plein régime sur les canaux d'endoctrinement télévisuels. Nous avons eu droit à tout ... de l'inaliénable amitié franco-américaine, de la liberté apportés par nos "amis" américains (faudrait d'ailleur voir à changer d'adjectif et utiliser plutôt "etatsuniens d'amérique du nord par respect pour les autres peuples américains obligés de vivre sur le même continent - les pauvres - comme le Canada, ou bien le Mexique et bien préciser ... du nord par respect des Etats Unis Mexicains). Après les gros plans sur les sourire carnassiers des présidents et les popotins des premières dames, le bal des hélicoptères, les dos courbés et les calvities des ramasses-miettes ... nous avons eu droit, en rappel, à des cours d'histore si boursouflés et mensongers sur les Obama beaches que la Corée du nord en est relegué au statut d'amateur.

Ma sainteté a donc décidé, en accord avec son role de phare de la pensée sur cette terre, Bénis sois-je, de vous éclairer sur la réalité de ce qui fût l'engagement des USA durant la dernière guerre. Et comme votre Sainteté a également du taff à finir, elle se contenteras de vous délivrer une pépite trouvée lors de ses lectures récentes.

Maintenant, le texte ...



A la gloire des vainqueurs
elambe22[at]gmail.com
08/06/2009

La contribution étasunienne à la victoire du 9 mai 1945.

Cette question peut être abordée sous trois angles: celui de la contribution militaire aux pertes (critère imparfait certes), celui de la chronologie des opérations et celui du poids respectif des fronts. Nous citons Omer Bartov, historien dont la notoriété et les travaux sont incontestables.

1- Contribution militaire aux pertes.

Question délicate car s'il existe un certain nombre d'études réalisées depuis 1945 elles n'utilisent pas la même méthodologie et recourent à des contenus et des critères différents. En outre, chaque pays a tendance à réviser au fil du temps ses méthodes d'évaluation de sorte qu'une appréhension globale et unifiée de ces pertes est difficile à percevoir. Par exemple, les Etats-Unis ont tendance à inclure dans leurs pertes les hommes morts de maladie et n'ayant pas participé aux combats. Une évaluation étasunienne plus récente donne 400.000 pour les pertes de l'US Army dont sans doute 230.000 en Europe et en Afrique du Nord. Les pertes de la Wehrmacht ont été revues à la hausse ces dernières années (de 4.000.000 initialement à 5.533.000 aujourd'hui). Les pertes de l'Armée rouge ont été recalculées à trois reprises entre 1945 et 1991. Les tués au combat de l'Armée rouge représentent près de 5.000 morts par jour, soit des pertes journalières quatre fois plus élevées que celles subies par l’armée impériale russe sur ce même front de 1914 à 1917.

Ne sont données ici que les pertes subies en Europe (des pertes britanniques, mais aussi étasuniennes, françaises et allemandes sont subies à la fois en Europe et en Afrique). S'agissant de l'Union soviétique, ces pertes n'incluent pas 18.000.000 de blessés.
La commission d'historiens constituée en 1987 évalua le bilan des pertes à 26,6 millions dont près de 10 millions de tués pour l'Armée rouge, 10 millions pour les pertes civiles directes et 7 millions pour les pertes civiles indirectes (surmortalité). Les chiffres donnés pour l'extermination de civils concerne des civils abattus individuellement ou collectivement par le Reich dans les territoires soviétiques conquis en 1941, 1942 et 1943.

Les chiffres donnés ci-dessous ont donc surtout pour vertu de donner des ordres de grandeur.

Tués de l’Armée rouge. 9.450.000.
dont tués directs. 6.400.000
dont prisonniers de guerre soviétiques exterminés. 2.500.000.
dont morts d’accidents et fusillés par le NKVD. 550.000.

Extermination de civils (Fédération de Russie actuelle). 1.800.000.
dont Juifs. 170.000.
Extermination de civils (Ukraine). 3.500.000.
dont Juifs. 1.430.000.
Extermination de civils (Russie Blanche - Biélorussie). 2.200.000.
dont Juifs. 810.000.
Pertes civiles (siège de Leningrad). 700.000.
Famines, bombardements, maladies, etc... 7.465.000.
Extermination de civils (Lettonie). 670.000.
dont Juifs. 220.000.
Extermination de civils (Lituanie). 650.000.
dont Juifs. 77.000.
Extermination de civils (Moldavie). 165.000
dont Juifs. 130.000.

Union soviétique. Pertes totales. 26.600.000. Militaires. 9.450.000. Civils. 17.150.000.
Royaume-Uni. Pertes totales. 388.000. Militaires. 326.000. Civils. 62.000.
Tchécoslovaquie. Pertes totales. 405.000. Civiles. 405.000.
Pays-Bas. Pertes totales. 249.500. Militaires. 13.500. Civiles. 236.000.
Belgique. Pertes totales. 84.500. Militaires. 9.500. Civiles. 75.000.
Yougoslavie. Pertes totales. 1.000.000. Militaires. 300.000. Civiles. 700.000.
France. Pertes totales. 610.000. Militaires. 250.000. Civiles. 360.000.
Pologne. Pertes totales. Militaires. 5.420.000. Militaires 120.000. Civiles. 5.300.000 (Juifs 3.000.000).
Etats-Unis. Pertes totales (Europe). 230.000. Militaires. 230.000.
Canada. Pertes totales. 39.000. Militaires. 39.000.
Grèce. Pertes totales. 687.000 (partisans et civils).
Allemagne. Pertes totales. 8.533.000. Militaires. 5.533.000. Civiles. 3.000.000.
Italie. Pertes totales. 400.000. Militaires. 300.000. Civiles. 100.000.
Hongrie. Pertes totales. 1.050.000. Militaires. 750.000. Civiles. 300.000.
Roumanie. Pertes totales. 680.000. Militaires. 520.000. Civiles. 160.000.
Bulgarie. Pertes totales. ?. Militaires. ?. Civiles. 10.000.

Total pertes en Europe: 46.422.000 dont militaires 17.877.000 et civiles 28.545.000.
Total pays camp des Alliés: 35.749.000 dont militaires 10.774.000 et civiles 24.975.000.
Total pays de l'Axe: 10.673.000 dont militaires 7.103.000 et civiles 3.570.000.

Constats:

.Le total des pertes militaires et civiles de l'Allemagne et de l'Union soviétique réunies représentent 75% du total des pertes humaines subies en Europe (87% avec la Pologne, en quatrième vient la Yougoslavie avec 2,1%).

.Si l'on ne considère que les pertes militaires, tous camps confondus, les tués de l’Armée rouge constituent 53% du total des pertes militaires connues en Europe, ceux de la Wehrmacht 31% et ceux de l’armée nord-américaine 1,3% (Royaume-Uni 1,8%, France 1,4%). Le total des pertes militaires seules de l'Allemagne et de l'Union soviétique réunies représentent donc 84% du total de toutes les pertes militaires subies en Europe.

.Les pertes militaires de l’Union soviétique représentent 88% du total des pertes alliées en Europe (Royaume-Uni 3% - France 2,3% - Etats-Unis 2,2%).

.De 1941 à 1945, 80% des pertes de la Wehrmacht sont subies sur le front russe. "Fin mars 1945, la totalité des pertes de l’Ostheer (la Wehrmacht sur le front russe) s’élevait à 6.172.373 hommes, soit prés du double de ses effectifs initiaux, au 22 juin 1941. Ce chiffre représentait 80% des pertes subies par la Wehrmacht sur tous les fronts depuis le déclenchement de l’invasion de l’Union soviétique. En termes relatifs, les unités combattantes sur le front russe avaient subi des pertes encore plus importantes". O. Bartov.

2- La chronologie des opérations.

Début 1944, l’Armée rouge met en ligne deux fois plus de chars, quatre fois plus d’avions d’assaut que le Reich. Engagée dans une guerre totale contre la Russie, l’industrie de guerre allemande « tourne » pourtant au maximum de ses capacités et ne cesse de se développer jusqu’au début de 1945 (ses dépenses militaires passeront de 35% du PNB en 1940 à 65% en 1944). Dés 1943, la poussée des armées soviétiques vers l’Allemagne, parsemée de batailles dont l’ampleur et la férocité sont sans équivalent à l’Ouest, apparaît irrésistible. Même si en 1943 la Wehrmacht peut encore aligner 258 divisions en Union soviétique (5 millions d’hommes sur le papier, en fait probablement moins de 3 millions, soit prés de 80% des effectifs totaux de l’armée allemande qui compte en tout 320 divisions fin 1943) il s’agit d’une armée saignée à blanc, anémiée, qui a perdu ses capacités d’initiative et ses meilleures troupes, et que les Russes détruiront méthodiquement au terme de grandes batailles d’anéantissement.

Les armées soviétiques attaquent sans interruption depuis août 1943, sur un front continu de plus de 2.000 km. La Wehrmacht subi défaite sur défaite. Les Russes ont adopté les techniques de la guerre-éclair, et font des centaines de milliers de prisonniers (en mai 1945 on dénombre plus de 3 millions de prisonniers allemands détenus en URSS). Le 5 août 1943 une salve d’honneur fête la libération d’Orel.

Le 5 août 1943 est ainsi le début du temps des « Salves de la Victoire ».

Minsk est libérée en juillet 1943, Smolensk en septembre. Le 8 avril 1944, alors que les alliés n’en sont qu’aux préparatifs de leur débarquement en France, une salve de 324 canons marque, à Moscou, l’arrivée de l’Armée rouge en Roumanie et en Tchécoslovaquie. Fin avril 1944, les Russes sont aux portes de la Prusse orientale. En juin 1944, avec 124 divisions et prés de 6.000 chars d’assaut, ils infligent sur un front de 600 km une défaite totale aux divisions allemandes qui combattent en Biélorussie. L'"opération Bagration" aboutit à la destruction complète du groupe d'armées Centre, et constitue la plus grande défaite de la Wehrmacht de la Seconde Guerre Mondiale (380.000 tués et 150.000 prisonniers, 25 divisions anéanties). En juillet 1944, les fantassins russes sont sur la frontière polonaise. Le 28 août ils pénètrent en Hongrie (conquise en décembre au terme de combats acharnés), en septembre les pays baltes sont libérés, les divisions russes entrent en Finlande. En octobre, les Russes sont en Yougoslavie. Pour la seule année 1944, les armées russes anéantissent 136 divisions allemandes et 50 des pays satellites.

La Russie lance l’offensive finale sur l’Allemagne en plein hiver, sur un front s’étendant de la Baltique à l’Adriatique, avec 6,7 millions de combattants, prés de 8.000 chasseurs et bombardiers, 5.000 pièces d’artillerie autotractées, 7.000 chars contre 3.500, 50.000 canons. Varsovie est libérée le 17 janvier 1945. Le 19 janvier 1945, les premières unités pénètrent en Allemagne. Les chef militaires soviétiques ont la possibilité de foncer sur Berlin dés février (le 30 janvier 1945 les armées de Joukov sont sur l’Oder, à 70 km de la Chancellerie du Reich) mais ils préfèrent d’abord liquider le corps d’armées de la Wehrmacht en Prusse-Orientale, puis le réduit de Poméranie, qui menace leur flanc nord, et nettoyer le flanc sud (Europe centrale). 60 divisions allemandes ont été anéanties lors de ce premier assaut. Pour ralentir la poussée furieuse des Russes, le commandement allemand transfère encore 29 divisions du front ouest vers l’Est, dégarnissant encore un front ouest qui, pourtant, mobilisait déjà moins de 25% des forces du Reich depuis juin 1944.

Le 13 janvier 1945, l’Armée rouge se lance à l’attaque de la Prusse Orientale avec 1,6 million de soldats. La Wehrmacht attend l’assaut avec 45 divisions, soit 580.000 soldats. Au termes de combats d’une incroyable férocité les poches de résistance de l’armée allemande sont liquidées les unes après les autres. Le désastre est total pour l’armée allemande. Il ne reste pratiquement plus rien de son corps d’armées de Prusse-Orientale après seulement trois mois d’offensive russe. Toute l’Allemagne s’ouvre alors à l’Armée rouge.

Les Nord-Américains ne parviennent à traverser le Rhin que le 7 mars 1945 (le 31 mars pour la 1ère Armée française). Le 13 avril 1945 les Russes ont déjà conquis Vienne. Le 16 avril, la Stavka lance à l’assaut de Berlin (3,3 millions d’habitants) une armée de 2,3 millions de combattants équipée de 41.600 canon, épaulés de 6.200 chars et canons autopropulsés, 7.200 avions (quatre armées aériennes). La préparation d’artillerie sur les hauteurs de Seelow, à 60 km de Berlin, est terrifiante (prés de 9.000 pièces d’artillerie). Le 9 mai, l’Allemagne, représentée par Keitel, signe à Berlin (Karlshorst), devant son vainqueur représenté par Joukov, sa capitulation sans conditions.

3- L'importance respective des fronts.

« C’est en Union soviétique que la Wehrmacht eut les reins brisés, bien avant le débarquement des Alliés en France; même après juin 1944, c’est à l’Est que les Allemands continuèrent à engager et à perdre la majorité de leurs hommes. Pour l’écrasante majorité des soldats allemands, l’expérience de la guerre fut celle du front russe ». O.Bartov.

De juin 1941 à juin 1944, le front de la Seconde Guerre Mondiale, en Europe, est le front russo-allemand. Du déclenchement de l’opération « Barbarossa » aux dernières étapes de la guerre, en mars 1945, la Wehrmacht consacre l’essentiel de ses ressources en hommes et en matériels au front de l’Est. 34 millions de Soviétiques furent mobilisés dans les rangs de l’Armée rouge de 1941 à 1945 tandis que quelques 20 millions d’Allemands portèrent, à un moment ou à un autre, l’uniforme de la Wehrmacht sur le front russe.

Pour la Wehrmacht, c’est en Russie que la Seconde Guerre Mondiale commence vraiment tant les pertes en hommes ont été faibles durant les campagnes de Pologne, de France ou des Balkans. Alors que pendant les deux premières années de la guerre (1939 et 1940), 1.253 officiers seulement étaient morts au combat, entre juin 1941 et mars 1942, 15.000 officiers furent tués, ce qui indique un changement radical dans l’évolution des pertes.

Selon Keitel, la moyenne mensuelle des pertes allemandes sur le front russe, en dehors de toute grande bataille, était de 150.000 à 160.000 hommes. Les renforts venus des dépôts d’Allemagne et des garnisons françaises permettaient de remplacer les pertes par 90.000 ou 100.000 hommes. Ainsi, tous les mois, la Wehrmacht fondait de 60 à 70.000 hommes.

La comparaison est donc difficile entre la guerre sur le front russe, depuis 1941, et celle menée sur le front ouest, essentiellement à partir de juin 1944. Sur le premier, on assiste à une « Guerre de Titans » démesurée et sans merci. La « guerre industrielle » y atteint un paroxysme jamais égalé depuis, parsemée de gigantesques batailles d’anéantissement. Sur le front ouest, on voit des combats d’arrière-garde, sans influence sur l’issue d’une guerre que l’état-major allemand sait avoir perdu face à la Russie dés 1943.

Le choc frontal impitoyable qui voit se heurter la Russie et l’Allemagne de 1941 à 1945, devient immédiatement une guerre de nations, qui saigne à blanc les peuples de ces deux géants européens. Catherine Merridale relève que seuls 25% des équipages de chars de l’Armée rouge survécurent à la guerre. Ce taux de perte de 75% est supérieur aux taux de perte des sous-mariniers de la Kriegsmarine (60%) et donne une idée de la cruauté du conflit.

L’ampleur de l’engagement allemand fut gigantesque de sorte que c’est toute la société allemande qui fut impliquée dans l’expérience de la guerre contre la Russie, tant pendant la guerre qu’après. « La guerre sur le front de l’Est fut conçue comme une lutte à mort, exigeant un engagement mental sans limites, une obéissance absolue, la destruction totale de l’ennemi. A ce titre, la guerre contre la Russie constitue non seulement le sommet du régime nazi, mais aussi l’élément essentiel de son image dans la mémoire collective des Allemands après la guerre ». Omer Bartov. Pour la Wehrmacht, la Seconde Guerre Mondiale c’est avant tout la guerre sur le front russe. « Pour l’écrasante majorité des soldats allemands, l’expérience de la guerre fut celle du front russe ». O.Bartov.

La part du front russe dans les opérations de la Wehrmacht fut écrasante, y compris jusqu’en mai 1945. La comparaison des pertes subies par la Wehrmacht sur les deux fronts à partir de juin 1944 montre bien, encore une fois, la part presque exclusive du front russe même après le débarquement des Alliés. Du 1er juillet au 31 décembre 1944, pendant cinq mois, lors de la grande offensive soviétique contre le groupe d’armées du Centre, les Allemands perdirent chaque mois en moyenne 200.000 soldats. A l’Ouest, au cours de la même période, c’est-à-dire après le débarquement allié en Europe, la moyenne des pertes allemandes s’élevait seulement à 8.000 hommes par mois (soit un rapport de 1 à 25).

Quand les Alliés débarquent le 6 juin 1944, la capacité militaire allemande a déjà été anéantie par l'Union soviétique. Enfoncée par l’Armée rouge, exsangue et battant en retraite sur tous les segments du front Est, elle ne peut plus guère opposer aux troupes alliées qui viennent d’être débarquées en Normandie (150.000 hommes) que 30 divisions, réparties dans un rayon de 250 km autour de la zone de débarquement. Il s’agit de divisions dont la valeur opérationnelle n’a plus grand chose à voir avec celle des 200 divisions qui attaquèrent la Russie en juin 1941, d’unités ramenées à 25% de leurs effectifs de combat, avec peu de matériels, et composées de rescapés du front russe et d’adolescents n’ayant pas connu le feu. En juillet 1944, plus d’un million d’hommes auront été débarqués en France (60 divisions nord-américaines, 18 anglaises, 10 françaises). La seule vraie réaction d’envergure de l’Allemagne sera la contre-offensive des Ardennes de décembre 1944 où elle ne parviendra pourtant qu’a engager... 21 divisions, qui suffiront cependant à stopper la progression américaine, alors que depuis octobre 1944 l’Armée rouge se trouve déjà à 70 km de Rastenburg, QG de Hitler en Prusse Orientale.

« En 1944, l'étendue du front soviéto-allemand était quatre fois plus grande que celle de tous les fronts sur lesquels nos alliés se battaient. A l'époque, jusqu'à 201 divisions ennemies à la fois ont combattu sur le front russe, alors que seulement 21 divisions allemandes s'opposaient, au cours de cette même période, aux troupes américano-britanniques. Somme toute, l'ouverture du deuxième front par l'Occident n'a en fait changé que très peu de choses dans ce rapport de forces ». Et encore, « depuis mars 1945, le deuxième front, à l’Ouest, n’existait plus ni formellement ni réellement. Les unités allemandes ou bien se rendaient ou bien reculaient vers l’Est, sans opposer de véritable résistance aux alliés. La tactique des Allemands consistant à conserver, autant que possible, leurs positions le long de toute la ligne de confrontation soviéto-allemande jusqu’à ce que l’Occident virtuel et le Front de l’Est réel se rejoignent, après quoi les troupes américaines et britanniques prendraient la relève des unités de la Wehrmacht en repoussant la « menace soviétique » suspendue au-dessus de l’Europe ». Vladimir Simonov - historien (Russie - cité par RIA-Novosti – avril 2005).

Le front ouvert en juin 1944 aura donc eu, militairement, environ neuf mois d’existence contre 47 mois pour le front russe où, là, les combats resteront acharnés jusqu’au tout dernier jour.

L’ouverture d’un second front obligera le Reich à dégarnir le front russe. Mais le front ouest ne mobilisera jamais plus de 75 divisions allemandes, dont une minorité de divisions combattantes, à comparer aux 220 divisions de la Wehrmacht début 1944, qui subissent les assauts des armées russes.

Au plus fort de leur engagement en Europe, à la fin de 1944, c’est-à-dire à la fin d’une guerre déjà gagnée, les Etats-Unis mettront en ligne 90 divisions, à comparer aux 360 divisions de l’Armée rouge qui combattent l’Allemagne nazie depuis 1941.

L’apparente facilité de la progression des armées nord-américaines en Europe en 1944 (la chevauchée de Paton...), le faible niveau des pertes en vies humaines de ces forces, font simplement pendant au désastre qui a emporté la Wehrmacht sur le front russe. Ainsi que le souligne P. Miquel, les opérations de l’année 1944 ressortent avant tout d’une volonté de « conquêtes territoriales » (avec des implications majeures concernant le partage politique de l’Europe continentale après le conflit) puisque la question qui se pose en 1944 n’est déjà plus celle de la victoire sur l’Allemagne.

Le débarquement allié de juin 1944 n’eut ainsi aucune importance sur l’issue militaire du conflit en Europe. On sait, dans les états-major des armées alliées, que la décision militaire sur le continent européen a été emportée par les Soviétiques en 1943. A partir de 1945, l’état-major de la Wehrmacht décide d’opposer une résistance de faible intensité à l’avance des troupes alliées en Allemagne tout en poursuivant une guerre féroce et acharnée contre l’Armée rouge (600.000 soldats soviétiques tués pour la libération de la Pologne, 700.000 autres tués dans les combats pour les pays baltes). Les forces britanniques (Montgomery – 20 divisions et 1.500 chars) traversent le Rhin en Hollande à partir du 23 mars 1945 sans rencontrer de résistance sérieuse. On mesure le peu d’opposition rencontrée si on considère que la 9ième armée américaine, qui fournissait la moitié de l’infanterie d’assaut, a eu alors moins de 40 tués.

La défaite militaire du Troisième Reich face à l'Union soviétique ne trouve son explication ni dans une carence en matériels (la Wehrmacht de 1945 à l’Est est bien mieux dotée en matériels de guerre, à la fois en quantité et en qualité, que ne le fut celle de 1941 – la production mensuelle de fusils en 1944 égale la production annuelle de fusils en 1941) ni dans les grands bombardements aériens menés par les Anglo-américains sur l’Allemagne : ceux-ci ne prennent un caractère véritablement intensif qu’à partir de l’année 1944 et la production de guerre allemande ne commence à fléchir, de ce fait, qu’à partir de décembre 1944, c’est-à-dire quand tout est déjà joué. En outre, « la perte des mines et des usines de Silésie [conquises par les Russes en janvier 1945] représentait, pour la production de guerre allemande, un coup sans doute plus important que celui infligé par deux années de bombardement aérien de la Ruhr par les Alliés ». A.Beevor.

4- Conclusion générale.

La Seconde Guerre Mondiale en Europe a été, pour l’essentiel, une guerre germano-russe (à 80% si l'on veut). C'est le constat d'un rapport de proportion et non celui d'une valeur donnée à tel ou tel camp.

L’intervention des alliés, beaucoup trop tardive pour vraiment peser militairement, a essentiellement une motivation politique et économique. Elle permet seulement de hâter de quelques mois une victoire militaire déjà acquise par l’Union soviétique et a pour objectif d'empêcher Staline d'occuper toute l’Europe de l’Ouest : en mai 1945 l’Armée rouge occupe l’Autriche et campe aux portes de l’Italie et de la Suisse.

La contribution militaire étasunienne est négligeable (moins de 3% des pertes alliées en Europe) et n'a pas pesé dans un résultat final déjà acquis même si cette contribution a certainement accéléré la victoire finale.

La reconstruction, à partir des années 50, (guerre froide aidant) d'une réalité devenue phantasmée ("les Etats-Unis vainqueurs du Second conflit mondial") n'enlève rien à ce fait.

Pour les Français, s'il faut rendre un hommage, c'est donc aux soldats soviétiques qu'il faut le rendre puisque c'est leur sacrifice qui a permis le débarquement allié de juin 1944 qui les a "libéré".

Comme en 1917, en misant très peu, les Etats-Unis ont beaucoup récolté: une gloire usurpée (puissance des représentations), une Europe peu ou prou sous tutelle (la leur), la préservation de leurs débouchés économiques en Europe, l'éviction et le remplacement des positions commerciales occupées par l'Europe en 1940, l'imposition du dollar. Enfin, en livrant essentiellement une "guerre de matériels", les Etats-Unis ont réussi à s'extirper de leur grande crise des années 30.

Écrit par : Huzun | 09/06/2009

A ta Sainteté

D'accord pour les questions populaires. Mais pour la gnose ?
Bon, ok.Taffons le juin d'abord.

Écrit par : Jeditor | 09/06/2009

La recherche de compréhension de la machinerie du monde externe peut mener à la recherche de compréhension de la machinerie du monde interne. Non ?

Et je ne parle même pas de la fatuité d'essayer de changer quoi que ce soit. Trop tôt.

Écrit par : Huzun | 09/06/2009

J' AUTORISE

De Médicare en HMO, d'audit externe étrangement pipé anglo-saxon en loi Bachelot, de taxe Couchepin en surcoût de la santé, le saignement du peuple et des promesses non tenues dans les soins, l'éducation, la culture ( économies ¿! ) à la planche à canons il y a un pas que je n'aurai pas allègrement franchi il y a encore peu et que je n'eusse déclaré ni parlé à haute voix à moins que les temps présents et prochains ne se comportassent autrement qu'ils ne le font en la demeure, ainsi :

grands et pourris de ce monde, marchands de guerre drônatiques, démagogues enroués et parasynaptiques aveugles, vous qui n'osez parler de protectionnisme national, vous les états, qui eûtes pu, ou plutôt vos collègues antérieurs donné à manger, du travail et de la dignité a vos ouailles comme à votre fonction, pour ne point vexer vos multinationales et transcontinentales de copines incestueuses, à mon goût lâches amies d'enfance aux cynisme rédhibitoire, donnez à vos petites affaires une tournure telle que si d'aventure l'on vous corrige pour de bon, fusse avec des moyens bizarrres, une manière peu orthodoxe, des égarements dans la conception floue de ce qu'il faut exactement faire, j'autorise et approuve à regret que cela soit puisse être dans les normes d'un changement de civilisations profond.

ps : la prudence de réequilibrage cosmique - et non cosmétique, en tout cas pas pour l'instant - me tanne et au contraire de ne point écrire ces lignes semble au scribe tout-à-fait inapproprié car inévitablement faux, à l'heure où les coins parlent et l'histoire s'écrit et s'annonce au-dessus ( beyond ) les barrières, sur les paliers et perrons arrières comme dans les salles de réunion moins atones qu'il n'y a pas si longtemps, ou/ et alors j'ai du retard, cela arrive, sur les idées, la prohibition, l'affront que subissent les peuples eux-mêmes et dont je fais partie, quelque fois dans la lune quelque fois avec.

Avocat du diable
Robin des Bois Noirs
Transcripteur des sueurs actuelles


@ Huzun
a - pas trop tôt pour parler, cela a commencé
la suite, inarrêtable, passera sous le pont ( contre-litote aquakinésiste double salto inversé , comme avant )
b - " on a beaucoup à apprendre du quotidien "
c - Un Perón sans Eva, c'est un condor sans les moineaux
d- l'avenir nous le dira mais pas les bras croisés, la preuve : ce qui ne peut être dit n'en est pas moins pensé.
d - semi libre-arbitre ( ? ) chez René de Obaldia: «Lorsqu'ils [ les comanches rusés ] se préparent à l'assaut, ils font entendre des sifflements entre leurs dents qui ressemblent à s'y méprendre au bruit du vent dans les branches de sassafras.»

Écrit par : Jeducateur de Shaheen | 10/06/2009

1 x 40 second-classes Worldshampoingship


Mise de départ :
1 mio de suicides par an dans le monde ( 10e cause de mortalité )

Suisse :
Cela représente un taux de suicide de 19,1 pour 100'000 habitants, un taux relativement élevé en comparaison internationale.
En matière de prévention, les auteurs estiment que restreindre l'accès aux moyens de se suicider (barrières de protection sur les ponts, par exemple) peut s'avérer efficace. ( NDJ : ou vivre sous cloche, mais bon.. )

C'est marrant, quand même Google .
Si vous faites une capture d'écran cela peut donner ceci ->

" Taux de suicides élevé en Suisse | LeMatin,ch
Taux de suicide élevé en Suise....Selon Hugh Hefner, patron de Playboy, ce sont les plus belles au monde. Petite mise au point. ...
www.lematin.ch/flash-info/taux-suicide-eleve-suisse - En cache - Pages similaires "

Plus à l'ouest depuis San Francisco :

" Crise financière : Le taux de suicide dopé par le marasme ...
7 jan 2009 ... Au Japon, pays connaissant l'un des plus forts taux de suicide au monde (24 pour 100.000 habitants en 2006 contre une moyenne mondiale de 16 ...
tf1.lci.fr/infos/economie/conjoncture/0,,4218030,00-le-marasme-va-t-il- doper-le-taux-de-suicide-.html - En cache - Pages similaires "

Par contre, il n'y a pas de pub en haut à droite dans la Première page de Google.

- 16/100 000, c'est bien, mais ce n'est pas assez.
- Vous y pensez en vous rasant ?
- Pas seulement... pas après.

Écrit par : maskinonjedi | 10/06/2009

un jedi ne se suicide pas, a part dans ses idées.

Écrit par : jacques | 10/06/2009

Tribute tout Doltolacanquenôbaldiablotin


La posture intergénérationnelle de Marie-José Mondzain, chercheuse au CNRS et visblement fatiguée, c'est elle qui le dit, d'une philosophie conventionnelle, interrogeant des enfants donne un livre avec des phrases de ceux-ci tels que " les mots qui sauvent".

" Les naufragés du visible ", où la question de l'image chez et par les petits n'est pas phobocratique : le pouvoir de/ par la peur.
J'y vois qu'un miroir sans risque n'est qu'un trou.

L'innocence ou, selon la céènerèsseuse l'immmaturité préservée, commande d'élaborer des échafaudages et des " patatras ", armant ainsi, dans un partage ( philosophique ) incluant l'adulte éduquant / éduqué ( coucou ) ces mythologistes théoriciens questionnant enfantins vers une vie plus tard où les risques seront mythico-réels
( c'est moi qui le dit ).
A l'heure du marasme trompeur de mon imbécile de chef, phrase courante chez les lettreux et sociétalement fot compréhensible, les jeunes armateurs d'image et d'ivoire et de jade et jazz en devenir sont, bon pied bon oeil, toujours en verve de peindre / tuer / voir / désir de mort. La classe.

Du mensonge / mutisme / secret / dire au " tu-veux-tu ? " québécois
( tout le monde est là, tant mieux ), du miroir donnant accès aux actions symboliques, de la main 1ère trace à la construction du pouvoir, des excès du visible à l'ontogroslologie analgésique et jésuite anal kiki, l'anthologie légendaire des murs non-porteurs mais nécessaires à la viabilité de la Maison ne se fait pas attendre très longtemps et bien souvent ce sont papa-maman qui filent leur trouille tsunamesque à de mômes qui n'en demandaient pas tant. Et préfèrent la vraie vérité pas forcément en boucle. Toujours l'image.

Et lorsqu'à défaut de drone-hobby pour peintre surréaliste dégénéré - ou s'appuyant à la bouée, au choix - nous devons nous replier sur la base-arrière kit de survie en période gaga ( merci qui ? d'ailleurs en apparté la faute n'appartient pas toujours aux autres, " la tienne avant la mienne " soyons honnêtes ), s'il semble bon de se rappeler que l'ancienne Mexico s'appelait Tenochtitlan, nos surnoms / pseudos ne sont pas mals non plus, mieux tout de même que Tarp et BKX et HUI matières premières, ou alors en Trapokuitolmatant à gogo jusqu'au fond de la corbeille. Mais les chaises valsent. Boum. La classe aussi.

Écrit par : FlyingsaucerAreaman | 10/06/2009

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