31/12/2008

Bonne Année a tous....et bon fight...

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Copyright Pascal Quehen

"Dans les mauvais temps, je n'ai point abandonné la ville, dans les bons, je n'ai pas eu d'intérêts; dans les désespérés, je n'ai rien craint."

Gondi

28/12/2008

Panique à l'Hyper-Marché

N'en doutons pas, le début d'année va être fracassant mais conformément au principe immuable du double dong nécronomique, il est fort probable que nous connaitrons une phase d'impact psychologique à la fin du premier Trimestre.
Surtout, si l'on en croit l'extrême voracité avec laquelle les investisseurs se sont jetés le 9 décembre sur les 30 milliards de dollars de bons du trésor à court terme (4 semaines à 3 mois)
Les autorités fédérales auraient même pu sans problème en vendre le triple ou le quadruple et tout cela, asseyez vous bien pour une rémunération de Zéro pour les investisseurs. juste donc la garantie de ne rien perdre.
Autant vous dire, qu'il est clair que ceux là n'anticipent pas du tout mais alors pas du tout, une reprise des marchés financiers dans le premier trimestre.

En gros, c'est la même chose que planquer l'argent sous son matelas pour les pauvres.
Cela en dit long sur le niveau de confiance dans les placements traditionnels...

En route vers la TGD

26/12/2008

Productivité et chômage

A lire le Figaro, ce matin, je m'aperçois qu'une fois encore nous avions raison.
Les 35 heures jouent le rôle d'amortisseur de la crise
Il y a six mois, il fallait les liquider. Aujourd'hui, elles sont bien utiles car elles évitent, provisoirement, à l'économie française une déroute sur le front de l'emploi. Elles, ce sont les «35 heures», mises en place il y a onze ans et que Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse d'assouplir, depuis qu'il s'est installé à l'Élysée, pour mettre fin au «carcan» que représentait la réduction du temps de travail en France. Aux yeux du chef de l'État, le retour de la croissance était alors à ce prix. Mais, depuis, la crise est passée par là et le discours a changé. Plus question en effet de tirer à boulets rouges sur la «RTT»
source le figaro

Ainsi donc notre discours qui était politiquement incorrect , il y a 6 mois, s'avère aujourd'hui l'inverse.
Cela aussi nous avons été les premiers à l'expliquer.
Raison pour laquelle, je republie notre note du 14 08 08

14.08.2008
Job Crash : Quand le gouvernement crée du chômage

Un bonne décision prise à contretemps peut s' avérer désastreuse. En économie comme partout , il y a un temps pour faire les choses. C' est ce que l'on appelle plus communément le time to Market.
Ainsi la loi de modernisation de l économie et la réforme du temps de travail sur laquelle compte ardemment Dame Christine Hagarde va coûter plusieurs dizaines pour ne pas dire plusieurs centaines de milliers d'emplois à notre pays. L’erreur est monumentale car étudiée pour créer de la croissance à un moment où la récession approche à grand pas. En effet vouloir améliorer la productivité du pays qui par ailleurs est déjà excellente et même supérieure a celles des USA relève du non-sens le plus absolu.
Le camion France est chargé d essence, un mur est en face de nous
Que décide le chauffeur ???
ACCÉLÉRER
S'il y a un enseignement à retenir des crises économiques contemporaines, c' est bien justement qu'en pareille période de récession, les pays qui résistent le mieux à la crise et ceux qui connaissent le moins de chômage sont précisément ceux qui n’augmentent voire qui abaissent leur niveau de productivité pour maintenir les emplois et continuer à en créer.

En résumé : en période de croissance, hausse de la productivité signifie hausse du pouvoir d achat et produire plus permet de consommer plus. Dans ce cas, les gains de productivité permettent aux entreprises de vendre plus, sans augmenter les salaires et par conséquent de ne pas avoir à reporter sur les prix de leurs produits, les augmentations salariales.
Donc de ne pas générer de l' inflation.
En période de récession, la hausse de la productivité signifie toujours hausse du pouvoir d’ achat mais de certains au détriment des autres donc chômage pour les moins performants et baisse des créations d'emplois.
Cette variable est à prendre en considération dans les sociétés de consommations car l’ équilibre se fait sur le global de la population (tout finit toujours dans la consommation ou dans l'épargne) Il ne sert donc à rien en pareille période de vouloir accroître la productivité de certains car en final cela revient à faire baisser la consommation de ceux qui se retrouvent au chômage ou de ceux qui ne trouvent pas d’emplois au profit de ceux qui restent dans la course et épargnent.
Suis-je clair ???
Les gains de productivité ne servent à rien si ils sont supérieurs à la croissance du pays.
Encore des propos blasphématoires ...!!!
Nécronomiquement votre