21/12/2008

Requiem for a dream et Politique de civilisation

Il y 1 an, notre Président nous présentait ses voeux en nous parlant de politique de civilisation.
Nous pouvions donc alors légitimement penser que par delà, il souhait mettre quelque chose entre la consommation et la religion : La civilisation.
La crise aura mis fin à tous ses espoirs (pour peu qu'ils aient existé).
Luc Chatel le secrétaire d'état à la consommation confiant récemment que son voyage en Egypte l'avait impressionné
car dans un pays musulmans très pratiquant, il avait vu les magasins ouverts le vendredi (on peut prier et consommer).
Une révélation pour lui.

Ne voyez vous pas poindre la Charia du Marché qui sera exposée dés le début d’année dans le cadre du djihad pour le pouvoir d’acheter ??? « Pas de jours sans achats, magasins ouverts toutes l’année y compris le dimanche, soldes toutes l’année."


Plus que le pouvoir d'achat, il faut désormais sauver le fonctionnement de notre démocratie de Marché et la consommation sans laquelle dans nos sociétés, il n'y a plus de vie commune possible.

C’est un pauvre privilège pourtant que celui de travailler plus pour consommer plus.
Mais perdre ce privilège équivalait à perdre de vue l’horizon et le ciel de la consommation.
C’est aussi, pour le pays, sombrer sous le barrage des pays émergents narquois, sombrer et être foulé aux pieds.
Oui la punition s’assortissait au privilège et les salariés stressés chutaient chaque soir du haut des tours, précipitant les nouveaux perdants dans les banlieues avoisinantes ou dans la rue.
La France qui pratiquait l’arrogance avec constance, un peu comme on prend du viagra à son petit déjeuner, n’avait jamais ressenti la menace des ces modernes oubliettes avant les émeutes de 2005 et les tentes des Don Quichotte de l'année qui suivit.

Nécronomiquement votre






Commentaires

La Charia en minois simplifié,
la Maria en chinois
charmé
et les achats, le maraîcher
et le krachat, les chakras, le yoga
Et Goya, hein
Tous ces efforts, et les faibles
On succombe au catalogue
on se loge aux catacombes

qui s'allonge, qui?
Michu Pachu
Tout en haut, hein

Beau travail
Vives les arbres
six mois sans Marie et mille siamois sans émoi
La Charia du chairman du dancing
Et les autres
mine de rien nous charient leurs épines à fond plat

Non
Mieux
Tarzan & Catherine
Aigres, vils virils au viagra, virés
terminé

Écrit par : Vincent 1er Jedi | 21/12/2008

L'or monte, les taux baissent
Huzun se fend d'un Sardanapale
Jacques gouverne la planète
Meghann vérifie
Florence se tait
Vincent délire
Easymind idemise
....
Tout le monde s'applique
Le fer ne contient pas d'épinards
Et Dieu s'est absenté

Ouf, on s'est fait peur

Écrit par : Vincent 1er Jedi | 21/12/2008

a Vincent,

parfait résumé, ce n'est pas un hasard si l'archange noir du rock Vince taylor est mort en suisse...

Écrit par : necronomie | 21/12/2008

on en viendra toujours a la dichotomie du bien et du mal, et ça c'est bien dommage.

Écrit par : Jacques | 21/12/2008

Aucun principe supérieur n’anime le millénarisme marchand et puritain.
Délibérement relativiste,
il n’est pas grec car il dit que le Beau peut être le Laid si le marché le dit,
il n’est pas latin car il dit que le Juste peut être l’Injuste si le marché le dit,
il n’est pas juif car il dit que l’Homme peut se faire Dieu si le marché rend le monde parfait.

Écrit par : huzun | 21/12/2008

a Jacques

Le bien et le mal n'existe pas en dehors du Marché
voir les droits de l'homme
la philosophie de l'hedonisme qui nous gouverne ne cache t'elle pas les plans sociaux de demain derrière chaque acte d'achat ?
A+

Écrit par : nécronomie | 21/12/2008

Comment cette manière de vivre pourrait caché les plans sociaux de demain ?
a quoi penses tu (quel plan ?) en particulier car j'avoue que j'ai du mal a te suivre ?

Écrit par : Jacques | 22/12/2008

A jacques,

exemple :
Quand des jeunes achetent des nike, ils se contrefoutent que ces pompes soient fait en chine par des ouvriers mal payés.
derrière chaque choix de consommateur, il peut y avoir des plans sociaux mais pour autant "la consommation citoyenne"
est un mythe.
a ce jour a part de timides boycott style danone, il n y a pas de pression des consommateurs sur les marques afin de verifier que les gens qu'elles emploient soient bien traités...
c'est pourtant au supermarché que se decide notre avenir commun dans les societes de consommation ou le PIB repose sur celle ci...
dans les democraties de Marché, l'acte d'achat est plus important que le droit de vote

Écrit par : necronomie | 22/12/2008

_______|
______xx
_____xxxx
____xxxxxx
___XXXXXX
__XXXXXXXX
_XXXXXXXXXX
__XXXXXXXX
___XXXXXX
____xxxxxx
_____xxxx
______xx
_______|

Sapin Ponzi

même si nous préférons la nécropole de Khéops ou la Tour des lampes de Cluny
( Saint Benoit, revenez quand vous voulez )

@ Huzun
" Il ne faut pas chercher la perfection , mais la plénitude "

@ Jacques
Tu dois penser à +vendre+ -->
manière de vivre pourrait vendre, donc cacher
si c'était +vendu+, là ça aurait donné caché

# Peut-être que Jean-Pierre subodore que le présent formante le futur, sauf imprévu. Le hasard et le beau partent du vrai qui pleure ou se tapit dans l'humus de nos rêves..Le Ying explique, l'involution abdique.
Le Cosmos est binaire; tout évolue, rien ne se perd

[ Eet pis djuzdstemeen, si on devait twoute comprendre du 1er scoøup, à kwa ça sert, c'est paa ma faute, hei Lolita ]

Écrit par : Vincent 1er Jedi | 22/12/2008

"tout évolue, rien ne se perd"....

tout se transforme, rien ne se perd......... :

et puisque le nombre d'atomes dans l'univers est fini....




un cadavre se décompose...mais se recompose forcément...

alors... tant qu'y a de la joie y a de l'espoir.

Écrit par : rien | 22/12/2008

Merci JPC je comprends maintenant.

Le binaire c'est une vision de l'esprit humain, en réalité il n'y a pas de binaire il ya juste différents degrés de complexité.
c'est la complexité qui détermine la linéarité sousjacente d'une action ou d'un fait donné.


comprenne qui pourra.

Écrit par : Jacques | 22/12/2008

Quomprainekipourat
Quomprandratkipourat ?

Écrit par : jacques | 22/12/2008

Cher Jacques,

A partir du moment ou le manifesté n'existe qu'en tant que tel, tu ne tiens pas compte du non-manifesté.
Le tout peut se passer du relatif, et non l'inverse: relatif par rapport à quoi ?
Le Tout, au contraire, immanent, ne se propose qu'en lui-même.

Tu devrais d'ailleurs exprimer ton propos en terme d'unilinéarité, et non pas, comme ici, en opposit sous-entendant lui-même la non-linéarité, telle celle de la dynamique des réseaux bien sûr.
Quand à la complexité déterminant la linéarité sousjacente d'une action ou d'un fait donné, pourquoi pas, mais où la binéarité empêche-t-elle sa fonction, fluide il faut le dire, réunificatrice à des fins de mouvements ou d'action, comme tu le dis si bien ?

La primauté mathémathique occidentale sur les aspects métaphysiques m'obligent à mentionner le 2 comme base de départ ( on pourrait démontrer homme / femme, jour / nuit, naissance / mort, chocolat / pistache, ætcetera );
voilà Wikipédia pour nous aider:

" Les premiers exemples de situations où intervient la linéarité sont les situations de proportionnalité entre deux variables : le graphe représentant une variable en fonction de l'autre forme alors une ligne droite qui passe par l'origine.
Le concept de linéarité s'est ensuite étendu pour désigner un rapport de dépendance très simple entre plusieurs variables "

"La non-linéarité est la particularité, en mathématiques, de systèmes dont le comportement ne peut s'exprimer par une fonction linéaire. De fait, de tels systèmes sont non-linéaires. "


L'un et le multiple s'immiscent tout autant dans la grammaire, ainsi que dans tant de domaines passionnants, et donc sujets à contreverses.

L'empirisme intellectuel cependant rend sceptiques mes amis et moi-même sur la faculté cervicale logique à capter, à comprendre, à admettre la multidimentionnalté de l'être, des êtres, ce que l'âme, ou mieux les âmes savent instinctivement.

Juste une question: Quomprainekipourat, regardes-tu bel et bien la posologie adaptée dans l'emballage ?
Oh ce n'est pas un reproche...on a tous nos petits ..
" pètards mentaux ".

Écrit par : Vincent 1er Jedi | 22/12/2008

@ rien

Exact
Et necronomique

En chipotant on pourrait trouver des parcelles d'infini dans le fini, histoire d'agrément, mais bon..

C'est cool ton histoire de cadavres
moi c'est les feuilles, l'humus, les glands, les troncs

top évolué ce mouvement *, en bougeant l'univers a créé le temps *
* [ 4 & 5ième dimensions ]

.... se recompose forcément ...

alors si une symphonie de Beethoven, de Sibelius, ou Angie des Rolling Stones, des musiques de jaccuzi ou de grandes surfaces, elles se composent, elles meurent, se réorganisent alors on les réécoute.

Top là
Pour l'espoir. Vive la putréfaction
Faut juste la vivre au présent

Écrit par : Vincent 1er Jedi | 23/12/2008

Merci pour ta charmante réponse monsieur Vincent 1er.

Alors oui j'admet qu'on puisse admettre les concepts du yin et du yang mais n'est ce pas la une visibilité purement humaine et manichéenne que de se prononçer dans l'opposition de deux faits ?

Je serais pour une analyse plus sobre moins portée sur un jugement qui n'a pas lieu d'etre en fin de compte.

qu'est ce que le jour qu'est ce que la nuit ?

qu'est ce que le dur qu'est ce que le moux ?

en ce la j'en vient au fait qu'il faut plutot penser en terme de lumière ou non lumière ou encore complexité d'un réseau atomique ou non.

penses au dela du jugement premier qui t'on enfermer dans ta vision philosophique ( religieuse ? ).

bien joué pour le pétard mental, mais a quel pétard penses tu ?

:)

Écrit par : Jacques | 23/12/2008

Sympa la discussion. Pour ceux intéressés ... A noter que nous ne faisons que repasser dans les sillons de nos ainés; comme, par exemple Henri Poincaré.

Contexte (extrait de wikipédia) : Henri Poincaré (29 avril 1854 à Nancy, France - 17 juillet 1912 à Paris) est un mathématicien, physicien et philosophe français. Il a réalisé des travaux d'importance majeure en optique et en calcul infinitésimal. Ses avancées sur le problème des trois corps en font un fondateur de la théorie du chaos ; il est aussi un précurseur majeur de la théorie de la relativité. On le considère comme un des derniers grands savants universels, maîtrisant en particulier l'ensemble des branches des mathématiques.

Un des ses ouvrages "La Science et l'hypothèse" est disponible en ligne. Comme souvent de nos jours, le gratuit est supérieur au payant.

Extrait :

Pour un observateur superficiel, la vérité scientifique est hors des atteintes du doute ; la logique de la science est infaillible et, si les savants se trompent quelquefois, c'est pour en avoir méconnu les règles.

Les vérités mathématiques dérivent d'un petit nombre de propositions évidentes par une chaîne de raisonnements impeccables ; elles s'imposent non seulement à nous, mais à la nature elle-même. Elles enchaînent pour ainsi dire le Créateur et lui permettent seulement de choisir entre quelques solutions relativement peu nombreuses. Il suffira alors de quelques expériences pour nous faire savoir quel choix il a fait. De chaque expérience, une foule de conséquences pourront sortir par une série de déductions mathématiques, et c'est ainsi que chacune d'elles nous fera connaître un coin de l'Univers.

Voilà quelle est pour bien des gens du monde, pour les lycéens qui reçoivent les premières notions de physique, l'origine de la certitude scientifique. Voilà comment ils comprennent le rôle de l'expérimentation et des mathématiques. C'est ainsi également que le comprenaient, il y a cent ans, beaucoup de savants qui rêvaient de construire le monde en empruntant à l'expérience aussi peu de matériaux que possible.

Quand on a un peu plus réfléchi, on a aperçu la place tenue par l'hypothèse ; on a vu que le mathématicien ne saurait s'en passer et que l'expérimentateur ne s'en passe pas davantage. Et alors, on s'est demandé si toutes ces constructions étaient bien solides et on a cru qu'un souffle allait les abattre. Etre sceptique de cette façon, c'est encore être superficiel. Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes, qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir.

Au lieu de prononcer une condamnation sommaire, nous devons donc examiner avec soin le rôle de l'hypothèse ; nous reconnaîtrons alors, non seulement qu'il est nécessaire, mais que le plus souvent il est légitime. Nous verrons aussi qu'il y a plusieurs sortes d'hypothèses, que les unes sont vérifiables et qu'une fois confirmées par l'expérience, elles deviennent des vérités fécondes ; que les autres, sans pouvoir nous induire en erreur, peuvent nous être utiles en fixant notre pensée, que d'autres enfin ne sont des hypothèses qu'en apparence et se réduisent à des définitions ou à des conventions déguisées.

Ces dernières se rencontrent surtout dans les mathématiques et dans les sciences qui y touchent. C'est justement de là que ces sciences tirent leur rigueur ; ces conventions sont l'oeuvre de la libre activité de notre esprit, qui, dans ce domaine ne reconnaît pas d'obstacle. La, notre esprit peut affirmer parce qu'il décrète ; mais entendons-nous ces décrets s'imposent à notre science, qui, sans eux, serait impossible ; ils ne s'imposent pas à la nature. Ces décrets, pourtant, sont-ils arbitraires ? Non, sans cela ils seraient stériles. L'expérience nous laisse notre libre choix, mais elle le guide en nous aidant à discerner le chemin le plus commode. Nos décrets sont donc comme ceux d'un prince absolu, mais sage, qui consulterait son Conseil d'État.

Quelques personnes ont été frappées de ce caractère de libre convention qu'on reconnaît dans certains principes fondamentaux des sciences. Elles ont voulu généraliser outre mesure et en même temps elles ont oublié que la liberté n'est pas l'arbitraire. Elles ont abouti ainsi à ce que l'on appelle le nominalisme et elles se sont demandé si le savant n'est pas dupe de ses définitions et si le monde qu'il croit découvrir n'est pas tout simplement créé par son caprice. Dans ces conditions, la science serait certaine, mais dépourvue de portée.

S'il en était ainsi, la science serait impuissante. Or, nous la voyons chaque jour agir sous nos yeux. Cela ne pourrait être si elle ne nous faisait connaître quelque chose de la réalité ; mais ce qu'elle peut atteindre, ce ne sont pas les choses elles-mêmes, comme le pensent les dogmatistes naïfs, ce sont seulement les rapports entre les choses ; en dehors de ces rapports, il n'y a pas de réalité connaissable.

Telle est la conclusion à laquelle nous parviendrons, mais pour cela il nous faudra parcourir la série des sciences depuis l'arithmétique et la géométrie jusqu'à la mécanique et à la physique expérimentale.

Suite ici : http://www.univ-nancy2.fr/poincare/bhp/sciencehypothese.xml

Écrit par : huzun | 23/12/2008

en complément lire la theorie du Chaos de James Gleick
et surtout l'homme neuronal de Jean pierre Changeux (encore un jpc)

Écrit par : necronomie | 23/12/2008

@ Jacques

Ta pensée est fort cohérente, foncièrement post-moderne; j'aime.

Au-delà de la sémantique, il faudrait aussi se souvenir d'un axiome de base:
qu'est-ce que l'on cherche ?
Si ce sont des découvertes scientifiques, tu as un point d'avance (sauf en fractal)
Si c'est la recherche du bonheur ( une vision ≠ un jugement, soit dit en passant ), alors ma religion et ma philosophie passent en tête;
alors " je ne pense pas au-delà du jugement.."
Quand le mental s'arrête, le dedans et le dehors sont indissociables, et la paix retrouve sa source primordiale

A dessein, ne crois-tu pas que nous les post-new-age et autres Maffesoli, entre autres, préparions mille ans de civilisations afin de remplacer les valeureux tâcherons d'une science décadente et décrépite sans y joindre une bonne dose de joie et de sagesse ?

Ce n'est point tant parce que des " scientifiques renégats " corroborent nos métadonnées que parce que la clarté tranquille d'un monde plus apaisé, au confluent de l'obédience fractalienne et de résultats millénaires et probants sur des plans tels que l'humilité et l'absence de tourments, clarté basée sur sa propre non-existence (no life, no dead, no form, not inform), me pénètre d'un réel sentiment contemplatif que je me permets cette dernière bafouille

Encore une fois, qu'est-ce que l'on cherche ?
Sur la religion, et bien je dois demeurer un des seuls humanoïdes à la défendre à haute voix dans les sphères pensantes, ça m'est égal

Je dois dire que l'athéisme forcené du siècle a quelque chose de triste en-deça de toute mesure

En tous les cas, je suis heureux d'avoir conversé avec toi au travers du médium internet [ qui donnera plus tard le maxinat et le multiking-faut suivre ], dans cet espace-temps bizarre qui vois poindre les colonnes de nouveaux édifices: NOUS NE SOMMES PAS LE CENTRE DE L'UNIVERS

Bonnes Fêtes

Écrit par : Vincent 1er Jedi | 23/12/2008

Il y en a qui veulent aussi le bonheur de l'humanité...

Trouvons les !

Écrit par : Jacques | 23/12/2008

Les commentaires sont fermés.