29/09/2008

La voie du samouraï et la voie de garage.

708342784.jpg


Keynes à Bretton Woods



Ecouter, hier Claude Guéant , secrétaire général de l’Élysée, argumenter que personne ne pouvait voir venir la crise m’a fait évidemment doucement sourire puisque cela fait plus d’un an et demi que nous l’annonçons sur ce blog et depuis Août 2005 dans la presse.
Nous n’avons d’ailleurs pas été les seuls, de grands économistes comme Doctor Doom Nouriel Roubini (natif d’Istanbul), ont très tôt confirmé ce scénario en l'annonçant à Davos.

Né en 1959, je n’ai jamais connu, un Président de la république qui tenait ses promesses.
Sarkozy ne sera pas l’exception car aux oubliettes désormais les engagements de la campagne :

Plein emploi, pouvoir d’achat, travailler plus etc.…aucune de ces promesses ne sera tenu dans cette période qui durera plusieurs années et nous mènera de la récession à la dépression.

Les règles du capitalisme international sont désormais connues : USA, Allemagne, Belgique, UK, faire payer les contribuables pour les faillites bancaires.

En France le budget 2009 prévoit une croissance de 1 % et un déficit de 52 milliards d’euros qui viendront s’ajouter au 1250 milliards existants (en réalité 2000 Milliards)

Nous sommes donc malgré notre système bancaire plus solide, le pays le plus vulnérable de la zone Euro. Logique dans un pays ou 54 % du PIB est généré par l’état et qui doit impérativement revenir à l’équilibre en 2012 sauf à condamner définitivement les générations futures.
Faites des cadeaux à vos enfants , ce sont eux qui les paieront...

Quelles sont les solutions ???

Un nouveau Bretton Woods, comme le conjure notre Président ?
Les américains l’ont fait exploser en 73 et un alignement monétaire mondial est définitivement impossible car les intérêts des super puissances sont trop divergents.
La Chine ne réévaluera pas le Yuan car cela signifierait des dizaines de millions d’emplois supprimés dans les usines.
Quand aux USA, leur ultime espoir passe par un dollar faible pour doper les exportations ou un retour au protectionnisme à l’ancienne (avec un dollar fort) pour créer de la valeur sur leur propre territoire.
Il n’y donc aucune solution immédiate autre que préparer les peuples à la dureté de la vie tout en maintenant la cohésion sociale.

Concernant notre beau pays, nous basculons sur le marché de la peur avec un Président protecteur nouvellement affranchi de toutes les promesses de son quinquennat qui n’a eu d’autres choix que d’annoncer la vérité devant l’explosion des chiffres du chômage.
40 000 en Août dûs principalement à la chute de l’emploi intérimaire dans le bâtiment et la construction auquel viendront s’ajouter les 114 000 emplois aidés fictifs non renouvelés et qui concernaient principalement les jeunes iroquois des banlieues afin de les calmer après les émeutes.
Les pauvres des banlieues ne seront pas d’ailleurs épargnés par les taxes, étant donné la densité d’obèses que l’on y trouve. Le futur passage de la TVA à 5,5 % à 19,6 % pour les sucreries et produits de grignotages pour raison de santé nationale (17 % d’obèse) en sera la démonstration.
En seront exemptés, les Fast Food pourtant les premiers responsables au plan mondial mais dans le lobby est trop puissant.
Pareil pour le pinard (lobby français) qu’il aurait aussi fallu logiquement plus taxer.

Quelles autres marges pour le gouvernement ? L'augmentation des cigarettes devrait ramener 1 milliards d’euro, quand aux bonus malus écologique, il est difficile à ce jour d’en évaluer les recettes et les coûts néanmoins il faut amener les consommateurs vers la prochaine bulle "la bulle verte" afin de leur redonner espoir.

Sur le front du chômage, malgré le durcissement des règles d’indemnisation, les cotisations (épargne forcée) ne diminueront pas.
J ai connu Geoffroy Roux de Bezieux (patron de l'Unedic) quand il était patron de Phone house, comme tous les anciens ESSEC, le logiciel qu’il maîtrise le plus est EXCEL.

Innovation grandiose pour les crevards,la voie de garage se matérialise physiquement par le prêt de véhicules deux roues pendant 2 mois pour inciter les chômeurs non motorisés à se déplacer sur des lieux de travail plus éloignés.
Voilà un projet ambitieux…

Autre piste, les primes de mobilité pour ceux qui changent de région.
Ce qui exclut déjà tous les propriétaires qui seront dans l’incapacité de vendre leur maison ou appartement a l’image de ce qui se passe aux USA pourtant grand pays de mobilité dans l’emploi confronté à cette sédentarisation obligée.

Vous l’aurez compris nous allons rentrer dans la dureté et la cohésion sociale va devenir l’enjeu numéro 1.
J’en veux pour preuve l’augmentation de 76 % des braquages de commerçants à Paris.

Raison pour laquelle, dans la dureté, il ne faut jamais cesser de s’entraîner.
La voie du samouraï devenant la seule alternative à la voie de garage.
En route pour la TGD, en route pour le Fight Club...

Nécronomiquement votre


25/09/2008

Le Grand Toboggan (qui précède le Grand Splaash)

Maintenant que nous sommes sortis du négationisme de la crise et qu'elle va durablement s'installer sur nos écrans,
Il va nous falloir observer les changements de comportements qui vont s'accélérer et qui nous mèneront à l'Apocalypse des Marques.


Les minéraliers ont été touchés en premier, les français redécouvre les joies de l'eau du robinet.
Quoi de moins étonnant en période de vache maigre si l'on considère que lorsqu'on achète 1 bouteille d'eau de marque dans le commerce
les 2/3 du prix du produit sont constitués par le marketing et la communication, l'eau ne représentant qu'à peine 1/3 du prix.
Disparaîtrons donc en premier ceux qui font reposer sur les consommateurs des dépenses de marketing hallucinantes.

En même temps que les français redécouvrent l'eau du robinet, ils désertent aussi les cafés pour ne plus piccoler que chez eux ou chez des amis ainsi que cela se pratique dans tous les pays en rupture de pouvoir d'achat.

A quand le double affichage des prix comme à Saint-Petersbourg : prix client local/ prix touriste ou non résidant avec des écarts de 1 à 5 en moyenne...

Cafés donc, c'est la cata, augmentation de 37,5 % des dépôts de bilan depuis le début de l'année.
Du jamais vu depuis trente ans...

Les fameux 500 000 emplois qui étaient vacants dans le bâtiment et la restauration et pour lesquels les français étaient "trop fainéants" pour postuler,se volatilisent à vitesse grand V.

Le bâtiment et les bistrots étant les parfaits baromêtres de la santé d'une économie comme chacun sait.



Nécronomiquement à la Votre...Hic...Hic...

22/09/2008

Social-libéralisme VS Capitalisme d'état.

1299019038.jpg




Nous sommes tous des libéraux avec l'argent des autres




Comment passe t’on de l’euphorie à la dépression en économie ?

Réponse d’un nécronomiste : c’est très simple en passant de l’inflation à la déflation….


Risque systémique , il y avait, et plutôt que de voir les bourses du monde entier qui avaient acheté des titres pourris des banques et des assureurs américains :

« Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable de dollars du contribuable", a précisé le président américain, tout en insistant : "Il s'agit de protéger votre argent", et vos emplois, s'adressant au public devant les caméras de télévision.

Le prix : 1000 milliards qui viendront s'ajouter aux 10 000 Millairds du déficit Américain, tout va dépendre du Krach immobilier et des dépréciations.

Mais ce retour à l’état va avoir un coût monumental pour les contribuables. Du jamais vu dans l’histoire de l’Amérique.

Peu importe ainsi que nous l’avions prévu, il n’y avait pas le choix, nous allons donc désormais rentrer dans la phase 2 qui nous mènera de l''euphorie à la dépression entre rixes et réverbérations mondiales.
Autrement dit de la crise financière à la crise économique dont la véritable phase d’impact se situera probablement en janvier, le nouveau Président Américain étant à cette période élu, et devant communiquer ses choix pour faire partager cette addition priceless au monde entier suivant le précepte bien connu We play together, we pay together…

Nous passons donc de la crise financière à la crise économique ou malheureusement il ne s’agira pas de nationaliser des entreprises et des hommes, ce traitement de faveur restant à la Money Power.

De son coté Helicopter Ben qui pourtant ne cesse de parler d’inflation ne semble pas véritablement inquiet des poussées de celle ci.
La hausse même du baril de Brent à plus de 100 dollars après l’annonce du plan de sauvetage ne l’a même pas contrarié.
Charge au prochain Président des URSSA d’appuyer sur le détonateur de la baisse ou de la hausse des taux et de prendre la décision au regard des pertes d’emplois et des faillites d’entreprises non bancaires.
Car dans ces conditions, c'en est fini des relances de la consommation par le crédit d'impôt et reste toujours à éviter la récession dans un pays ou le PIB dépend à 70 % de la consommation.

Il y a plusieurs mois, nous avions déjà évoqué le risque qu'une baisse des taux aux USA engendrerait sur l’économie mondiale. Les taux actuels étant déjà plus de deux fois inférieurs aux notres.

Autrement dit le passage de l’euphorie à la dépression, avec une dévaluation du dollar qui entraînerait les autres monnaies dans sa spirale et donc une déflation mondiale de tous les actifs planétaires et un retour au protectionnisme forcené auquel Obama a déjà annoncé qu’il n’était pas hostile. Coté Mac Cain, c déjà réglé…

Bref, l’économie américaine et ses super-consommateurs devenus super-contribuables ne sortiront pas indemnes de cette première crise mondiale de la croissance par endettement.
Reste à définir par la Money Power, comment on va partager l’addition avec les autres pays? terrorisés qu'ils sont d'avoir vu leur dépendance
et leur extrême vulnérabilité (y compris les Chinois et les Russes) en attendant le fameux découplage des économies qui ne sera effectif que dans plusieurs années.


En route pour la phase 2 de la TGD, celle qui nous concerne tous…et pour laquelle nous allons devoir payer par solidarité avec Wall Street.

En France Martine Aubry va reprendre des forces parce que ce capitalisme là, elle le connait bien, les nationalisations de pan entier de l'économie, on apprend plus ça à L'ENA que dans les écoles de commerce, camarade Président.
Etat fort, Impôts forts.les socialistes devenus libéraux (social libéralisme dixit Delanoé)
le font aussi bien que feu les libéraux devenus depuis les événements des capitalistes d'état, partisans de l'interventionnisme.
ça en dit long sur les convictions économiques des uns et des autres....


Nécronomiquement Votre