22/09/2008

Social-libéralisme VS Capitalisme d'état.

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Nous sommes tous des libéraux avec l'argent des autres




Comment passe t’on de l’euphorie à la dépression en économie ?

Réponse d’un nécronomiste : c’est très simple en passant de l’inflation à la déflation….


Risque systémique , il y avait, et plutôt que de voir les bourses du monde entier qui avaient acheté des titres pourris des banques et des assureurs américains :

« Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable de dollars du contribuable", a précisé le président américain, tout en insistant : "Il s'agit de protéger votre argent", et vos emplois, s'adressant au public devant les caméras de télévision.

Le prix : 1000 milliards qui viendront s'ajouter aux 10 000 Millairds du déficit Américain, tout va dépendre du Krach immobilier et des dépréciations.

Mais ce retour à l’état va avoir un coût monumental pour les contribuables. Du jamais vu dans l’histoire de l’Amérique.

Peu importe ainsi que nous l’avions prévu, il n’y avait pas le choix, nous allons donc désormais rentrer dans la phase 2 qui nous mènera de l''euphorie à la dépression entre rixes et réverbérations mondiales.
Autrement dit de la crise financière à la crise économique dont la véritable phase d’impact se situera probablement en janvier, le nouveau Président Américain étant à cette période élu, et devant communiquer ses choix pour faire partager cette addition priceless au monde entier suivant le précepte bien connu We play together, we pay together…

Nous passons donc de la crise financière à la crise économique ou malheureusement il ne s’agira pas de nationaliser des entreprises et des hommes, ce traitement de faveur restant à la Money Power.

De son coté Helicopter Ben qui pourtant ne cesse de parler d’inflation ne semble pas véritablement inquiet des poussées de celle ci.
La hausse même du baril de Brent à plus de 100 dollars après l’annonce du plan de sauvetage ne l’a même pas contrarié.
Charge au prochain Président des URSSA d’appuyer sur le détonateur de la baisse ou de la hausse des taux et de prendre la décision au regard des pertes d’emplois et des faillites d’entreprises non bancaires.
Car dans ces conditions, c'en est fini des relances de la consommation par le crédit d'impôt et reste toujours à éviter la récession dans un pays ou le PIB dépend à 70 % de la consommation.

Il y a plusieurs mois, nous avions déjà évoqué le risque qu'une baisse des taux aux USA engendrerait sur l’économie mondiale. Les taux actuels étant déjà plus de deux fois inférieurs aux notres.

Autrement dit le passage de l’euphorie à la dépression, avec une dévaluation du dollar qui entraînerait les autres monnaies dans sa spirale et donc une déflation mondiale de tous les actifs planétaires et un retour au protectionnisme forcené auquel Obama a déjà annoncé qu’il n’était pas hostile. Coté Mac Cain, c déjà réglé…

Bref, l’économie américaine et ses super-consommateurs devenus super-contribuables ne sortiront pas indemnes de cette première crise mondiale de la croissance par endettement.
Reste à définir par la Money Power, comment on va partager l’addition avec les autres pays? terrorisés qu'ils sont d'avoir vu leur dépendance
et leur extrême vulnérabilité (y compris les Chinois et les Russes) en attendant le fameux découplage des économies qui ne sera effectif que dans plusieurs années.


En route pour la phase 2 de la TGD, celle qui nous concerne tous…et pour laquelle nous allons devoir payer par solidarité avec Wall Street.

En France Martine Aubry va reprendre des forces parce que ce capitalisme là, elle le connait bien, les nationalisations de pan entier de l'économie, on apprend plus ça à L'ENA que dans les écoles de commerce, camarade Président.
Etat fort, Impôts forts.les socialistes devenus libéraux (social libéralisme dixit Delanoé)
le font aussi bien que feu les libéraux devenus depuis les événements des capitalistes d'état, partisans de l'interventionnisme.
ça en dit long sur les convictions économiques des uns et des autres....


Nécronomiquement Votre

Commentaires

Tout montre qu'il faut changer ce système qui est a l'agonie, mais on s'acharne à vouloir l'entretenir par des injections de milliers de milliards de dollars !
Pour ça il y a des milliards en masse.
Les Etats Unis en appellent même les autres pays à en faire autant,
"We play together, we pay together…"
mais comment un tel deficite peut être comblé ?
Il ne le sera jamais, n'est ce pas la, une grande supercherie que les gens avisés ont su interprété.
Cela ne sera pas seulement la fin d'un système (je l'espère) mais la fin proprement dite du dollar comme monnaie de reference !
Tel est le scenario catastrophe qui pourrait etre envisagé.
Mais ont ils pensé un moment qu'ils pouvaient rembourser leur dette, et le pourraient ils ?
NON

Wait and see

Écrit par : phz | 22/09/2008

Très bon article.

tu écartes néanmoins la possibilité d'un protectionisme Chinois imminent, qui verrait la liquidation des obligs en $, et une déstabilisation irréversible de la monnaie Américaine. je poste maintenant quelques AT/AF sur mon blog (tout nouveau!) :

http://dany44.blogspot.com/

Bonne soirée

Écrit par : Daniel Coulaud | 22/09/2008

Dans un poste j'avais parlé d'un gouvernement supramondial qui déverserait des liquidités selon la conjoncture.......c'est un peu ce qui arrive sauf que je sais pas si c'est fait très proprement tout ça !

Enfin bref c'est quand meme le gros bazar cette histoire, j'ai du mal a comprendre comment l'Etat Américain déja ultra endetté arrive a emprunté aux Etats qui ont des sousous, sachant que les ménages americains sont eux aussi endettés et qu'ils auront du mal a financer le gros plan de sauvetage des marchés financiers.

Sinon Nécronomie penses tu qu'après la TGD le marché boursier sera le meme qu'avant(en plus controlé) et crois tu toujours en la théorie du bulle sur le developpement durable ?

Dois-je commencer a acheter des pates et des conserves de ravioli en masse ???

a+

Écrit par : Jacques | 23/09/2008

a Daniel Coulaud,

bravo, ton blog est très intéressant et un brin design !
il fera parti de mes favoris.
bonne continuation

phz

Écrit par : phz | 23/09/2008

Remarques sur le plan Paulson (et ses successeurs)
En matière d'économie, il est à mon avis essentiel de ne pas se contenter d'arguments qualitatifs (par exemple « le plan Paulson va augmenter la dette publique, donc faire baisser le $ »), mais de mettre des chiffres en face de ces arguments, pour voir quel sont les facteurs dominants, et quels sont les facteurs secondaires.
Quelques chiffres utiles à avoir en tête (j'ai pris en compte les dernières données disponibles) :
- PIB US : 14 312 milliards de $.

- Dette publique nette US (ne comprenant pas la dette intragouvernementale, qui n'est pas due aux agents économiques hors état ) : 5300 milliards de $ (38% du PIB environ). C'est ce montant que l'état doit réellement à l'extérieur aujourd'hui (voir cet article du blog pour plus de précisions).

- Dette totale US : 51 019 milliards de $.

- Actifs de la FED : 900 milliards de $ environ.

Première chose qui saute aux yeux : la dette totale représente près de 10 fois le montant de la dette publique nette : la dette privée domine donc de façon écrasante la dette publique.

Sur le plan Paulson maintenant :

1) Lien entre plans de relance, dette publique, inflation et déflation.

l'état US met 700 milliards de $ sur la table pour racheter aux banques leurs actifs à risque (surtout des dettes hypothécaires à risque), et les revendre ensuite (sans doute avec des pertes importantes).
Au niveau de la dette publique US, et malgré ces montants en apparence impressionnants, ce plan ne change quasiment rien à la donne actuelle : Admettons (hypothèse ultra-pessimiste) que l'état perde au final 40 % sur ces dettes, ce qui supposerait que tous les emprunteurs à l'origine de ces dettes à risque fassent faillite, et que leurs biens soient revendus avec une perte de 40%...l'état perdrait au final 280 milliards de $.
Le ratio dette publique / PIB serait alors augmenté au final de 2%...la dette nette passant de 38 à 40% du PIB.
Y a-t-il ici sérieusement matière à déclencher une « hyperinflation incontrôlable » ou une "faillite de l'état" ? Pour moi, la réponse est clairement non.
Rappelons un fait historique : au cours de la seconde guerre mondiale, la dette publique US a flambé (temporairement) de 40 à 110% du PIB en quelques années.
Cette flambée autrement plus importante que ce qui est observé aujourd'hui n'a provoqué ni « hyperinflation », ni effondrement du $, ni même poussée d'inflation particulière.
Il ne faut pas se focaliser sur des détails (une petite augmentation de la dette publique nette US), mais se concentrer sur l'essentiel : la croissance de la dette totale US qui est en train de caler à cause du crédit crunch en cours, ce qui constitue un évènement puissamment déflationniste, comme cela a été le cas pour le Japon des années 90, qui lui aussi a essayé sa série de "plans Paulson"
Les montants en jeu représentent ici 4000 milliards de $ annuels, soit l'équivalent de près de 6 plans Paulson par an. Le fait essentiel est ici, pas ailleurs !

2) les chances de réussite du plan Paulson, la marge de manœuvre de l'état.

Il y a deux aspects dans ce problème

a) La capacité de l'état US à contrôler la crise financière au sens strict (solvabilité des banques et institutions financières)
Sur ce point, je pense, comme je l'ai dit que l'état a la capacité au moins partielle de contrôler la crise financière actuelle : Les pertes totales liées aux crédits immobiliers sont de l'ordre de 800 milliards (voir cet article du blog), on peut arriver à 2000 milliards si on ajoute d'autres crédits à risque : crédits à la consommation, puis plus tard les crédits aux entreprises.
Une partie de ces pertes sera prise en charge par l'état, une autre partie par les autres opérateurs (banques, investisseurs divers détenant des créances titrisées, actionnaires...etc).
Admettons que l'état subisse au total 1000 milliards de pertes (ce qui supposerait un montant de garanties bien supérieur de sa part), la dette publique nette passerait de 38 à 44% du PIB. Ce n'est pas la fin du monde, loin de là.
Même en prenant en compte la dette locale (états et communes), on arriverait aux environs de 60% du PIB de dette publique nette...Beaucoup de pays d'europe (dont la France) en sont déjà à plus de 60%, le Japon dépassant 150%.

b) La capacité de l'état à empêcher la récession et à relancer l'économie et le crédit.

Là mon opinion est tout à fait différente : L'économie US était basée sur un modèle de société non viable depuis le début des années 90, et plus particulièrement depuis le début des années 2000 :

Ce modèle consistait en gros à inciter les consommateurs à acheter des biens dont ils n'avaient pas vraiment besoin, avec de l'argent qu'ils n'avaient pas, en demandant en prime à leurs fournisseurs (souvent à l'étranger) de bien vouloir acheter leurs dettes pour entretenir le système.
Cela donnait ce que nous connaissons aujourd'hui : une dette globale (principalement privée) qui a flambé de façon incontrôlée, et une économie qui avait besoin de 4000 milliards de dette supplémentaire chaque année pour rester à flot.
Ce modèle est aujourd'hui mort, pour bien longtemps.
L'état est cette fois totalement hors jeu et impuissant : la machine du crédit a calé parce que les consommateurs ne veulent plus (et ne peuvent plus) augmenter leur endettement. Si l'état voulait se substituer à eux, il devrait emprunter 4000 milliards de $ chaque année...les déficits publics flamberaient alors à 30% du PIB, et les créanciers de l'état diraient bien avant « stop » à l'état.

Les dirigeants aimeraient évidemment pouvoir maintenir à flot le système précédent à coup de « plans Paulson », de « plans de relance de la consommation », de « plans de soutiens divers ». Ils aimeraient aussi beaucoup effacer par l'inflation l'ardoise de la dette et monétiser à outrance les dettes en excès...Mais la question n'est pas de savoir ce qu'ils aimeraient faire, mais de savoir ce qu'ils ont les moyens de faire.
A ce niveau, la réponse est à mon avis simple : La relance de la machine du crédit et de l'inflation n'est pas quelque chose que l'état US a les moyens de s'offrir...Toute relance de l'inflation signifierait une hausse des taux longs, et une implosion encore plus rapide de la bulle de dette privée. Les dirigeants testeront sans doute le marché pour voir jusqu'où ils peuvent aller, puis devront ensuite se rendre à l'évidence (par exemple en observant un début de hausse des taux longs).

Depuis le début 2008, la déflation d'actifs s'est d'ailleurs déjà largement confirmée dans les faits, malgré les nombreux plans de relances, plans de soutien, baisses de taux en tous genres qui se sont succédées :

- L'agrégat M2, très lié au crédit a vu son rythme de croissance plonger brutalement, et ne progresse à présent même plus au rythme du PIB ou de l'inflation.Voir ce graphique
- La quasi-totalité des actifs a vu sa valeur chuter depuis que la crise s'est intensifiée, malgré le rebond en cours lié au plan Paulson
Voici un tableau résumant ces chutes :

Immobilier US (indice case-Shiller)

-19% en un an
Actions US (SP500)

-20% sur les plus hauts
Actions Europe (Eurostoxx)

-26% en un an
Pétrole

-27% sur les plus hauts
Métaux de base (GFMS index)

-25,3% en un an
Mines d'or (HUI)

-28% depuis le 1/1/08 ;

-37% sur les plus hauts



Mines d'or exploratrices

(juniors canadiennes)

-48% depuis le 1/1/08 ;

-67% sur les plus hauts,lien




Fonds or

-32,2% depuis le 1/1/08

lien(choisir « secteur : or et métaux précieux ».)
argent

-14% depuis le 1/1/08 ;

-39% sur les plus hauts

Seul l'or physique (malgré une récente attaque baissière ) échappe pour le moment plus ou moins à cette vague déflationniste.

La déflation globale d'actifs n'est aujourd'hui plus une hypothèse...c'est une réalité pour le patrimoine des opérateurs qui ne l'avaient pas anticipé !

Cette crise sera, espérons le, l'occasion d'en finir avec les politiques économiques néo-keynésiennes et autres avatars du monétarisme qui sévissent dans nos pays occidentaux...Elles ont fait oublier quelques fondamentaux essentiels : La croissance d'un pays s'obtient par le travail, l'innovation technique et scientifique et la formation des citoyens.
Elle ne se décrète pas à coup de « plans de relance », de « plans de soutien à la consommation », de bulles spéculatives, de gadgets financiers, de baisses (ou hausses) de taux ou tout autre type de « décret » d'une quelconque banque centrale !
Nos amis chinois le savent...beaucoup de pays occidentaux l'avaient oublié.

Écrit par : giba | 24/09/2008

A Giba,

Belle entrée en matière, Giba, la stagdéflation étant l'hypothèse que nous défendons, Bienvenue au sein de Nécronomie Internationale

pour la prochaine étape, je t'invite à prendre désormais en compte les données micro et les associer aux données macro qui nous amèneront dans le cadre de la TGD à l'Apocalypse des Marques aux travers des différéntes étapes.
Dans la mesure, ou les quotidiens relayent maintenant la crise que nous annonçons depuis 2005;
Nous avons désormais à travers ces chroniques à expliquer la mutation et les changements de comportements des consommateurs liés à la "perte de l'effet de richesse" et donc la perte du bonheur dans les Démocraties de Marchés.
Nécronomiquement tien

Écrit par : necronomie | 24/09/2008

r

Écrit par : jefenjedi | 24/09/2008

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Et dire que tout ce qui est pondu en ce moment sur la toile ne couvre point les besoins élémentaires d'américains vivant sous tente et à la soupe populaire-ils sont maintenant nombreux; la tuberculose fait des ravages dans l'est-européen, alors que le chômage prend des proportions alarmantes, le racisme aussi.
SORTEZ DONC VOS CALCULETTES ET FAITES LES TOTOS............RIEN à foutre, cesoir..................zzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZXX........................

Écrit par : jefenjedi | 24/09/2008

A Giba

Merci de bien vouloir mettre le nom de la source quand tu fait un copier/coller.

http://tropicalbear.over-blog.com/

Écrit par : Bruno | 25/09/2008

A Bruno,

Merci

Écrit par : necronomie | 25/09/2008

ils sont fou ces Vincent 1er...

Écrit par : jacques | 26/09/2008

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