10/09/2008

De Maci Intosh à Mak élélé


De Manhattan à Paris


Et aujourd'hui on comprend enfin ce qu'est "la main invisible du capitalisme" d'Adam Smith, ce n'est pas le dieu des Calvinistes ou des Luthériens. Non!

C'est plutôt celle de Paulson, qui par une technique maintes fois éprouvée en France, vient de mutualiser les pertes de Fannie et Freddie.


JJR


Voir les bourses mondiales saluer d un bel élan un des plus grosses nationalisations de tous les temps
Restera un des grands moments de l’année.
Un sommet du libéralisme exacerbé.

Toutefois, Bazooka Paulson, n’a jamais dit qu’il s’engagerait au delà de 200 milliards de dollars, le déficit américain dépassant déjà les 10 000 milliards de dollars.
Alors New deal ou pas ? ? ? La décision sera prise par le prochain Président.

Il n’empêche que la peur a tranché, L’Amérique a plus peur de ses pauvres que de ses classes moyennes
Qui après tout en ont bien profité.
Le mécanisme se diffuse partout dans les démocraties de Marché
Epuration ethnique des classes moyennes(du Bobo au Gogo)
Les déficits s’accroissent, donc il faut bien lever des impôts après de la minorité qui peut encore en payer.
Le RSA en France en est la parfaite démonstration.

Le libéralisme d’état à la chinoise va t’il conquérir le monde ? ? ?

Privatisation des profits, nationalisations des pertes, on vous avait dit….
L’étape d’après , c’est kadhafi qui reverse les profits du pétrole directement au peuple, c mieux que la prime à la cuve…mais ni Kadhafi ni Chavez ne gouvernent des démocraties de Marché.

Nécronomiquement votre

Commentaires

Un excellent texte sur ke blog du Diplo : http://blog.mondediplo.net/

A lire absolument.

La pompe à phynance
Changement d’époque ?

Extraits:

...
La demande perfusée au crédit

Pour tous ses efforts à pressurer le salaire, le capitalisme déréglementé ne résout qu'imparfaitement ses problèmes : il faut bien des débouchés pour le tas croissant des marchandises produites à bas coût. Or, contradiction déjà vue par Marx et Keynes en leur temps, le salaire, sans doute coût de production, est également le facteur de solvabilisation de la demande. La consommation, en France ou aux Etats-Unis, fait approximativement 70% du PIB, c'est-à-dire 70% de débouché potentiel pour la production totale – difficile de faire l'impasse dessus. Gagner d'un côté, c'est donc perdre de l'autre. Dans le droit fil de sa logique d'ensemble le capitalisme déréglementé propose « ses » solutions. D'abord l'allongement de la durée du travail : si un seul emploi ne vous permet pas de vivre, prenez en un deuxième, et s'il le faut un troisième – on aura reconnu dans le « travailler plus pour gagner plus » l'émulation bien française d'une formule en vigueur depuis longtemps aux Etats-Unis, un « rattrapage » de plus.

Mais les journées n'ayant que 24 heures et les limites en cette matière étant vite atteintes, la véritable parade au défaut de consommation intrinsèque au régime de déréglementation générale s'impose comme une évidence : l'endettement ! Si le pouvoir d'achat des ménages stagne ou régresse, mais que le capital réclame malgré tout des débouchés intérieurs, quoi de plus logique que d'étendre par le crédit la capacité de dépense des salariés au-delà de leur revenu ? On ne s'étonnera pas qu'aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui ont quelques longueurs « d'avance » dans cette pente, le taux d'endettement des ménages par rapport à leur revenu disponible soit respectivement de 120% et 140%... Le président Sarkozy se flatte qu'il n'en soit pas ainsi en France. Mais tout ce qu'il fait y mène, ou plutôt y mène encore plus vite, car ce taux, de 68% en 2006, explose littéralement depuis dix ans, date d'installation dans un régime de « mondialisation franche », qui trouve ici un de ses symptômes les plus caractéristiques.

Aussi est-il temps de faire un sort aux poncifs qui veulent que le retard de croissance de la France par rapport aux Etats-Unis s'explique par « l'obésité » de son Etat, ses prélèvements obligatoires étouffants ou les rigidités de son marché du travail. Trahissant pour une fois la vocation majoritaire du Cercle des Économistes à célébrer l'état néolibéral des choses, Jacques Mistral livre une analyse d'une décapante lucidité des sources véritables – et non fantasmées – de la croissance étasunienne pour les quatre années 2001-2004 : 2,5 points de PNB de baisse d'impôts, 500 milliards de dollars de dépense publique supplémentaire, et enfin un octroi de crédit immobilier qui passe de 450 milliards de dollars en 2000 à 960 en 2004 (il atteindra les 1300 en 2006). « On n'avait peut-être jamais vu l'application, avec une pareille ampleur, de mesures d'inspiration plus purement keynésienne puisque pour relancer l'activité, ce sont 15,5 points de PNB qui ont été injectés ex ante dans l'économie. Cela pris en compte, il n'est guère surprenant que, sur la même période, la croissance du PNB ait été de 10% ! La comparaison des deux chiffres souligne au contraire l'ampleur des pertes en ligne dues à une compétitivité défaillante » [2].

L'intervention stratégique de la titrisation se situe précisément en ce point : en libérant les banques de leurs contraintes d'émission, elle a permis de propulser dans l'économie des volumes de crédits supplémentaires astronomiques, autorisant ainsi de nombreux ménages, à qui leurs revenus sous pression l'interdisaient formellement, de financer les trois gros postes de l'existence étasunienne, à savoir la maison, la voiture et les études universitaires des enfants. On dira que ce sont là des investissements qui n'ont aucun caractère distinctif et qu'on les retrouverait, à l'identique, acquittés par les ménages européens. À ceci près, d'une part que, dans bon nombre de pays européens les études universitaires sont sinon gratuites, du moins peu coûteuses, et qu'aux Etats-Unis le poste « université » est parfois plus proche en volume de la maison que de l'auto. Et d'autre part que la titrisation combinée à l'agressivité du marketing bancaire a entraîné dans la dette immobilière des catégories de ménages qu'on n'aurait jamais laissé y entrer ailleurs – les subprimes bien sûr.

Enfin, pour que le tableau soit complet, encore faut-il y ajouter que, loin de s'être cantonné au financement de ces biens durables, sortes d'équivalent de l'investissement pour les ménages, le crédit bancaire étasunien s'est en fait avéré le complément indispensable du financement des dépenses courantes auxquelles le seul salaire ne suffit plus à pourvoir. C'est pourquoi dans les grandes masses de crédits titrisées, à côté de l'immobilier, des crédits autos et des prêts étudiants, on trouve les cartes de crédit. Drogue dure d'un régime de croissance à basse pression salariale, la dette des ménages est poussée jusqu'à ses dernières limites. Ainsi le procédé du Home Equity Loan ré-extrait de la capacité d'endettement au fur et à mesure que le ménage rembourse sa dette immobilière et à concurrence de la « part » de sa maison dont il est effectivement devenu propriétaire à tel moment de son calendrier de paiement. Il n'est donc pas besoin qu'un emprunt soit intégralement soldé pour pouvoir en recontracter un autre. Au fur et à mesure qu'un ménage se libère d'une dette ancienne, il est déclaré apte à en porter immédiatement une nouvelle.
Mais il faudrait faire la liste complète de ces procédés, et pas seulement financiers, par lesquels les institutions financières s'efforcent d'étirer au maximum la capacité d'endettement des ménages et surtout de la saturer en permanence, pour ne pas même parler des intérêts quasi-usuraires (les cartes de crédits peuvent porter des intérêts allant couramment jusqu'à 20 voire 30%), des frais divers exorbitants qui aident les prêteurs à tondre un peu plus leurs clients, et surtout de ces formes de démarchage séparées de l'escroquerie pure et simple par des nuances de plus en plus ténues, comme celle qui fait matraquer des personnes déjà quasi-faillies avec de nouvelles offres : « We think you deserve more credit » (« Nous pensons que vous méritez plus de crédit ») annonce joyeusement cette enveloppe reçue par une femme qui lâche déjà 28.000$ d'intérêts au titre de ses divers prêts sur son revenu annuel avant impôt de 48.000$ et vient de perdre son emploi ; « you are prequalified » poursuit l'enveloppe porteuse de bonnes nouvelles, quelle chance ! – quelle tragique ironie [3]… L'Office of the Comptroller of the Currency (OCC), l'une des agences de supervision des banques, a fini par s'émouvoir de pareils excès et surtout de ce que l'approche du crédit par les banques a sensiblement changé en quelques années : « le point important pour les prêteurs n'est plus tant que les crédits à la consommation soient remboursés mais que les prêts deviennent (pour les banques) des actifs perpétuellement rémunérateurs » – le mot important étant ici bien sûr « perpétuellement » – s'inquiète non sans raison Julie Williams, chief counsel de l'OCC [4].

...

Écrit par : Huzun | 10/09/2008

Ca n'a rien a voir, mais, en lisant une depeche yahoo ce matin, je lis que le baril est désormais sous les 100 dollars et donc, qu'il a perdu 30% de son plus haut pic a 147 et des brouettes....

Avec un rapide calcul prix du baril vs prix a la pompe, je me rends compte que les 30% de moins on nous les mets dans l'oignon.
En moyenne on aurait du passer de 1.55 a 1.08....

Donc comment les spécialistes du genre comme vous (Jpc en tete suivi de vincent1erjedi, huzun etc...) interpreter cela ?
Parce que j'ai comme la mausaise impression d'etre pris pour un guignol avec ce baril de pétrole....

Écrit par : Alexandre | 11/09/2008

Bonne remarque Alexandre, je penses pour ma part que vu qu'en tant que consommateur on remplit nos voitures avec du pétrole acheté il y a 4 ou 5 mois par les investisseurs, cette baise du pétrole n'est pas encore répercutée a la pompe.

Apres peut etre que les compagnies ne baissent pas les prix car cela les arrange, ce qui est sans doute le cas vu que Lagarde avait dit qu'elle ferait attention a ce que le prix de l'essence diminue en fonction du baril.


Pour ma part j'ai une autre question pour les spécialistes, quels sont les moyens de pression des pays consommateurs de pétrole face a la décision de l'OPEP voulant que le baril reste au dessus des 100$ ( a part dire que c'est pas gentil )et dans le meme temps que la production baisse de 520000 de barils par jours ( en pleine période de crise mondiale , est ce vraiment un choix réfléchit ou purement égoiste)

Écrit par : Jacques | 11/09/2008

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