01/05/2008

Marketing migratoire

On a longtemps considéré en France, les cafés, hôtels restaurant, comme un électorat de droite.
Mais même à droite, on arrive à se rendre à l'évidence... Ainsi, interviewé sur RTL, le président de l’union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), André Daguin, a appelé le gouvernement à régulariser au moins 100 000 travailleurs sans papier sous danger de mettre en péril des tas de restaurants et de tuer une partie du tourisme »
ce qui est à mettre en parallèle avec l'objectif chiffré du gouvernement de 25 000 expulsions (dont d'ailleurs la plupart dans les DOM-TOM)

Il serait donc bon d'en finir une fois pour toute avec l'hypocrisie, la plupart des maisons sont construites par des salariés sans papiers.
il suffit de se rendre porte de chatillon à Paris, le long du périph, pour voir la queue des travailleurs sans papiers que les camionnettes embarquent tous les matins pour des chantiers.

500 000 emplois sont aujourd'hui vacants dans la restauration et le bâtiment et même si le gouvernement dans ses fantasmes souhaite former des nouveaux candidats avec l'obligation pour les chômeurs d'accepter un emploi non voulu, seuls des gens échappant à la misère sont susceptibles d'être intéressé par ce type d'emploi à moins bien sûr l'on supprime le RMI pour laisser uniquement place au RSA.

Nécronomiquement votre

PS : Faut-il avoir peur de ceux qui font la cuisine, la plonge et qui construisent nos maisons ?
Le plongeur africain fait-il plus peur que le plombier polonais ???

Commentaires

Le marché du travail obeit à la loi de l'offre et de la demande.
Si certains emplois ne sont pas pourvus c'est qu'ils ne sont pas assez bien rémunéré. Ils ne sont tout simplement pas au bon prix.
Régulariser c'est faire le choix d'importer de la main d'oeuvre moins chère que la locale plutot que d'augmenter les salaires.
Pour le patronat c'est une aubaine de voir la Cgt et compagnie milliter pour une cause qui au final soutient la dépréciation de la valeur travail.

Écrit par : bruno | 02/05/2008

A Bruno,

Comme tu le sais, le regroupement familial mis en place par Giscard d'estaing en 1974 n'était pas un rêve humaniste.
Il s'agissait alors de créer un sous-prolétariat non syndiqué (une armée de réserve).
Malheureusement, les enfants des émigrés ayant vu leur père avec un dos fracassé par les efforts ne veulent plus faire ces métiers.
il faudrait au moins multiplier les salaires (donc les charges) par 2 pour réussir à convaincre à nouveau les français d'aller vers ses professions.
Ce qui dans le contexte actuel est impossible.
Quant aux syndicats, a part eux-mêmes et les fonctionnaires, ils ne représentent pour ainsi dire plus personne.
Donc 100 000 adhérents en plus, cela ne peut que les intéresser...

Écrit par : necronomie | 02/05/2008

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