20/04/2008

Fight club venant du sud...

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La Banque d'Angleterre doit dévoiler lundi un plan de soutien au secteur bancaire qui prévoit d'échanger la dette des banques liée au crédit immobilier contre des bons du Trésor dans le but de desserrer l'étau créé par la crise du crédit.
Après les USA, la bavière, c’est au tour de l’Angleterre, en attendant le prochain…de soumettre le contribuable à pareille épreuve…

Les marchés financiers le claironnent : la crise financière est endiguée…
Signifiant par là qu’ils ont désormais conscience , qu’ils ne peuvent plus faire faillite
puisque le contribuable payera dans le pire des cas…
Saluant leur apparente victoire, les financiers se congratulent, se disent qu’ils se sont fait très peur…Et hop tout repart, on lève de l’argent, on reprend les mêmes sauf les traders de base qu’on vire pour montrer qu’on sait dégrossir et repartir low cost…
Elle est pas belle la vie… ? ? ?

En réalité la crise financière est prétendument clarifiée, car le calendrier des révélations à été truqué…Les banques ne dévoilant leur dépréciation que sur l’immobilier dans le cadres de la sommation que leur a fait le G7 .
Le subprime est bien plus vaste…

Quid des crédit autos consentis a taux zéro voir à taux négatifs a des millions d’américains pour soutenir l’industrie automobile américaine moribonde,
Quid des cartes de crédits dont pourtant 1000 milliards ont été titrisés et expédiés de par le monde dans des banques qui ont acheté la dette des pauvres américains ? ? ?
Tout cela a t-il soudainement disparu ? ? ?
Et je ne parle même pas des effets indirects comme provoquer une famine dans le monde en reportant la spéculation financière sur les matières premières…

Peu importe tout cela maintenant, car le virus a été transmis à la consommation (phase 3) rendant même possible de manière prématurée exister potentiellement des marchés de pénuries de produits de premières nécessités…
Si ça, c’est pas de l’inconscience…un cocktail matières premières +Energie…
A ce rythme là, seuls ceux qui sont des bunkers survivront…
2008-2012



Nécronomiquement votre….

Commentaires

oui les banquiers sont contents de mettre des milliers de collègues à la porte et ont même racheté leurs actions (à credit certainement). Le Dow Jones est positif sur un an :)))))

il y aura une hausse des prix alimentaires mais ca n´a rien a voir avec une spirale inflationiste comme en 70-80. Je suis en train d´essayer de comprendre la théorie d´un certain Fekete sur les cycles de Kondratiev (en régime non convertible : on n´a pas d´étalon Or).Je t´en dirais plus une fois que j´aurais compris car je n´ai pas tout saisi. On est plus proche de l´hiver que de l´ete c´est pour cela que je ne crois pas a une spirale inflationiste.

Écrit par : dan_y44 | 21/04/2008

Non, tu as raison, les spéculateurs petrole et matieres premieres commencent à être rassuré par l'attitude
des banques centrales, ils vont revenir a des classes d'actifs plus traditionnels
Cela sera l'explosion de cette bulle et
ce qui provoquera une remontée de la bourse avant l'ecroulement monstrueux qui suivra...car ils ont trop joué avec le feu...et le poison est dans la machine...j'ai fait les analyses techniques c'est impressionant...

Écrit par : necronomie | 21/04/2008

je n'ai pas compris ton deuxieme commentaire nécronomie, quels sont les actifs traditionnels et précise ta vue sur l'explosion de cette 2 eme bulle.
Enfin merci pour tes articles interessants qui ont le mérite d'etre agréable a lire.

Écrit par : der Kaiser | 21/04/2008

Voila une petite explication sur l'origine de la crise des subprimes, pour certains ca sera une petite piqure de rappel pour d'autres ca deviendra plus clair, enfin je l'espere.

http://video.google.com/videoplay?docid=9091160317227419898&hl=fr

Écrit par : phz | 21/04/2008

Pétrole est booming. Mon scénario :

hausse des prix sans croissance derrière-> chute consommation->hausse des stocks->fin de spéculation->chute des prix retour dans un trend haussier LT moins pentu.

Écrit par : Daniel Coulaud | 22/04/2008

j'en ai encore mal au ventre ;-)))

celle-la faut la garder ...

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=5412346

Écrit par : phz | 22/04/2008

Bon un exemple d´argumentaire :

On peut être certain que, dans quelques mois, la bulle sur les prix des matières premières va exploser, pronostique Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis. Ce serait alors plutôt la déflation qui menacerait...

On évoque souvent le risque de stagflation, aux Etats-Unis et en Europe. La stagflation est une situation où la croissance est faible et où, cependant, l'inflation est élevée. C'est la pire configuration pour les banques centrales, puisqu'il y a un sévère conflit d'objectifs entre la stabilisation des prix et le maintien du plein-emploi.

La croissance va être durablement affaiblie aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, dans la zone euro, donc le premier morceau ("stag") de la stagflation sera bien présent. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, dans les pays de la zone euro autres que l'Allemagne, la croissance n'est plus tirée à la hausse par l'immobilier résidentiel et par l'endettement des ménages, comme cela a été le cas de 2002 à 2006.

L'activité de construction chute aux Etats-Unis et en Espagne, se retourne à la baisse dans les autres pays; le taux d'endettement des ménages se stabilise après avoir pratiquement doublé de 1996 à aujourd'hui. Il n'apparaît plus de plus-values en capital qui justifie une baisse du taux d'épargne.

Sur ces bases, la perte de croissance, en rythme annuel, est de l'ordre de 2 points en Espagne, 1,5 point aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, 0,5 point en France et en Italie. Il faut y ajouter les effets de la stagnation des salaires réels en Allemagne, de la piètre performance à l'exportation au Royaume-Uni, en France, en Espagne, en Italie, de l'appréciation de l'euro...

On se convainc donc assez facilement de ce que la croissance va être durablement faible, (inférieure à 2% en 2008, voisine de 2% en 2009) aux Etats-Unis et en Europe, les facteurs qui l'affaiblissent étant eux-mêmes durables.

Passons au second morceau de la stagflation ("flation"): l'inflation a atteint au début de 2008 4,3% aux Etats-Unis, 3,1% dans la zone euro, 2,1% au Royaume-Uni. Comment peut-il y avoir inflation si la croissance est faible? Une première possibilité est que le marché du travail est proche du plein-emploi. La croissance est alors ralentie parce que les entreprises ont des difficultés à embaucher et la tension du marché du travail fait monter les salaires, d'où l'inflation.

Ce n'est pas ce qu'on observe aujourd'hui. Le coût salarial par unité produite s'est accrû en un an de 1% aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, de 1,5% dans la zone euro. Les salaires augmentent peu puisqu'ils ne sont plus indexés sur les prix et puisque le pouvoir de négociation des salariés a faibli avec les menaces de délocalisation et la flexibilisation des marchés du travail. Il n'y a donc pas d'inflation salariale en vue aux Etats-Unis et en Europe.

La seconde possibilité pour expliquer la présence d'inflation malgré la faiblesse de la croissance est la hausse des prix des matières premières. C'est bien ce que nous observons aujourd'hui: le prix du pétrole est passé de 60 à 100 dollars le baril de début 2007 à début 2008; les prix de l'ensemble des matières premières alimentaires ont augmenté de 40% sur cette période. Sans les hausses des prix de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation (annualisée) serait 2 points plus basse aux Etats-Unis et 1 point plus basse en Europe. Il existe bien sûr une explication raisonnable à la hausse des prix des matières premières: la demande mondiale augmente avec le rattrapage des pays émergents.

Mais, si on peut expliquer par ces facteurs de demande l'augmentation tendancielle des prix des matières premières, on ne peut pas leur attribuer la hausse très forte des prix de l'énergie, des métaux précieux, des matières premières alimentaires depuis l'été 2007. Aucune rupture dans la demande pour ces matières premières ne peut expliquer l'envolée des prix, qui est due au report vers les matières premières (par l'intermédiaire des marchés à terme) des investisseurs qui sortent, avec la crise financière, des placements en immobilier, en produits structurés, en actions.

L'excès de liquidité mondiale, qui vient à la fois de l'accumulation de réserves de change par les pays émergents et exportateurs de matières premières et, plus récemment, du passage à une politique monétaire expansionniste aux Etats-Unis, conduisait depuis des années à un excès de distribution de crédit et à des bulles sur les prix des actifs (actions à la fin des années 1990, immobilier de 2002 à 2006); il conduit aujourd'hui à une "bulle" sur les prix des matières premières, puisque leur hausse très forte depuis un an ne résulte pas de la situation de l'économie réelle.

Ce constat est inquiétant. Que les matières premières soient traitées comme un actif financier où peut s'investir la liquidité mondiale conduit à des distorsions graves: inflation, appauvrissement des salariés les plus modestes dans les pays de l'OCDE, des pays émergents non producteurs de matières premières. Mais il y a aussi une contrepartie rassurante: comme c'est toujours le cas, il y aura explosion de la bulle lorsque les investisseurs réaliseront que le prix de l'actif est anormalement élevé.

On peut donc être certain que, dans quelques mois, la bulle sur les prix des matières premières va exploser. Si les prix du pétrole et des matières premières alimentaires baissaient de 20%, dans un an, l'inflation aux Etats-Unis et dans la zone euro serait de 1,7%. On ne parlerait plus alors de stagflation mais probablement de déflation !

Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis

Écrit par : dan_y44 | 23/04/2008

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