11/04/2008

Très Grande Dépression et émeutes consuméristes

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Les émeutes de la faim auxquelles nous assistons dans plus de Trente nations devraient rappeler à tous, combien, nous avons vécu dans une bulle mondiale ces dernières années, car avec la très grande dépression (2008-2012) viendra le temps de la prise de conscience.
A force de se consacrer à l’inutile lucratif, nous nous sommes désintéressés des produits de premières nécessités.
Preuve en est que la première tâche des démocraties de Marché est de fabriquer des besoins et non des produits.
Il suffit pour cela de comparer les dépenses d’aide internationale et les dépenses de publicité d’un pays.
Ainsi, il y deux ans, Les USA ont alloués 16 milliards de dollars à l’aide internationale et consacrés 276 milliards aux dépenses publicitaires
Après avoir fait de nous avec la publicité des êtres de désirs, il va falloir nous sauver comme un produit de l’économie.

Nécronomiquement votre

Commentaires

Source Les Echos: http://www.lesechos.fr/info/analyses/4713502.htm

PAUL FABRA
Matières premières et inflation mondiale
[ 11/04/08 ]

Dans son quarante-quatrième rapport annuel relatif à l'extraordinaire année 1973, la Banque des règlements internationaux conviait dans les termes suivants à la modestie - et à un réexamen critique des politiques menées - les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale de l'époque, sans parler de leurs savants experts respectifs : « L'apparition du boom mondial des matières premières devrait donner lieu au fond à un mea culpa collectif. » L'exhortation est, selon toute apparence, restée lettre morte. Si on rappelle que le même exercice avait été marqué par un nouveau et paroxystique accès de la crise du dollar qui faisait rage depuis le printemps 1971, le rapprochement avec les bouleversements en cours aura peut-être des chances de n'apparaître au lecteur ni fortuit ni forcément inutile.

Pendant les deux périodes considérées (celle d'aujourd'hui et celle de la première partie des années 1970 du siècle passé), les prix de pratiquement toutes les matières premières tant agricoles que minières auront été multipliés par 3 ou 4, et parfois davantage, dans un laps de temps relativement court, étalé selon les cas entre deux et quatre ans.

A 14 heures ce mardi 8 avril 2008, jour où le professeur Philippe Chalmin, directeur du cercle CyclOpe (1), avait organisé un séminaire « Matières premières » à l'université Paris-IX Dauphine où il enseigne, le cuivre cotait 8.682 dollars la tonne. Au commencement de 2003, il valait 1.545 dollars. Pour les utilisateurs, l'évolution en dents de scie - la volatilité sur laquelle joue la spéculation et que, dans une certaine mesure, elle provoque ou attise - du cours du cuivre se révèle encore plus perturbatrice que la hausse. Pendant l'année 1973, on avait déjà vu le prix monter de 50 % en l'espace de quatre mois (2).

Cette première expérience de renchérissement avait précédé le coup de force (octobre 1973) de l'Opep se substituant au puissant cartel des grandes compagnies occidentales pour fixer souverainement le prix du baril à la sortie des tours de forage. « Choc pétrolier » est une façon de parler. La formidable désorganisation des marchés qui s'est produite alors avait en réalité pour origine la première crise aiguë du dollar. Elle éclata en 1971.

Au début de la septième décennie du XXe siècle, une autre fiction capte l'imagination du public de bonne volonté. Le Club de Rome attribue la hausse vertigineuse des cours des matières premières à l'épuisement des ressources naturelles. Solution : la croissance zéro. Ses arguments, orchestrés à grands coups de tambour par les médias, semblent arriver à point nommé... Peut-être le Club de Rome a-t-il contribué à sensibiliser le public et les gouvernants sur la pollution éhontée de l'air, des rivières et des sources. Mais il l'a fait au mépris de toute logique et de tout progrès économique. Il a détourné l'attention du scandale de l'inflation liée à la monétisation à grande échelle - en train, aujourd'hui, de devenir exponentielle ? - de la dette publique américaine par les banques centrales.

Un détournement du même tabac serait-il en train de s'opérer en toute bonne conscience ? La réponse est oui, à une remarque près. Les professionnels et même les économistes sont moins enclins à tomber dans le piège de la « rareté » que les théories dominantes leur tendent. Au colloque de Dauphine auquel j'ai fait allusion, il est apparu que « le problème n'est pas vraiment celui de la rareté », à l'exception, peut-être, du cuivre, mais... à l'horizon de cent ans. En revanche, et aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ou pratiquement personne ne relie communément la hausse des matières premières à « l'orgie de spéculation sur les marchés de «futures» », pour parler comme le sénateur américain démocrate Byron Dorgan (cité dans le « Financial Times » du week-end dernier). Ce déchaînement ne date pas d'hier.

Si on n'y prête pas suffisamment attention, c'est pour une raison de fond. Tout le monde ou presque raisonne spontanément comme si on était en présence de marchandises monopolisées. C'est seulement en cas de monopole que les prix s'expliquent par le jeu, intuitivement facile à comprendre, de l'offre et de la demande. Très mal intégrée est l'idée fondamentale selon laquelle, dans tout marché concurrentiel, le prix s'aligne forcément et toujours, et cela sans beaucoup de délai, sur le coût de revient (plus le profit du producteur).

Par exemple, économistes et experts de haut niveau (à la FAO, à l'OMC...) rendent compte volontiers de la hausse des denrées agricoles en train de bouleverser les pays pauvres comme la conséquence de facteurs tels que la demande fortement accrue des pays émergents. En mangeant davantage de viande, un Chinois consomme indirectement 5 kilos de céréales - par alimentation animale interposée - là où il en consommait directement 1 kilo seulement. Mais marchés et commerce international sont des instruments extraordinairement fins d'adaptation permanente de l'offre aux impulsions de la demande. Ce n'est pas ces évolutions ou des accidents climatiques qui expliquent le triplement (et plus) du cours du blé depuis janvier 2006 ! Allez plutôt voir du côté des grands marchés du blé, du soja, du maïs au Chicago Mercantile Exchange. Les banques d'investissement y prennent de fortes positions. En l'absence d'un marché organisé pour le riz, certains fonds d'investissement en financent le stockage (accaparement).

Le même raisonnement vaut pour le pétrole (ou les métaux). La hausse verticale des graphiques de prix ne s'explique qu'en faible partie par la faiblesse des investissements au cours des dernières années. La vérité est plutôt que ces investissements paraissent absolument dérisoires au regard des positions prises à la hausse par des... banques sur le Nymex à New York ou sur l'International Petroleum Exchange à Londres. Les marchés sont déréglés parce que l'or noir et jusqu'aux denrées agricoles sont devenus des valeurs « refuges ».

Écrit par : Daniel Coulaud | 11/04/2008

Mon cher Daniel,

Dans la simple journée d'hier les matières premières ont pris + 30 %
a la bourse de chicago sur les marchés à terme
Ainsi que j'essaye de l'expliquer depuis pas mal de temps,nous ne sommes plus
dans la loi de l'offre et la demande.
voir mes notes sur les matières premières....

Écrit par : necronomie | 11/04/2008

Tout a fait j'ajoutais cela pour illustrer tes propos. C'est pour cela que je te disais il y a peu que sans régulation (fermer les vases communicants) une krach boursier pouvait engendrer un krach monétaire.

Écrit par : Daniel Coulaud | 11/04/2008

A Daniel,

cela dit, honnêtement, connaissant Philippe chalmin que je considère comme un bouffon libéral prof de sciences PO pour bobos...
Si il le dit c'est que j'ai mille fois raison sur ce blog.
La vérité personne ne peut la nier à ce stade d'apparence...
Nécronomiquement tien

Écrit par : necronomie | 11/04/2008

A lire tout ca, ce que je comprends c'est que le systeme boursier n'est pas du tout régulé, c'est une des pires inventions de l'homme qui permet a des gens de s'enrichir (qui le sont deja ...) sur le dos de pauvres gens qui n'ont rien demandé et qui EUX bossent réellement !

REVOLUTIONS !

Écrit par : phz | 11/04/2008

Ha je ne connais pas ce monsieur ;-) En général ils enfoncent des portes ouvertes c'est leur job! j'ai autre chose pour toi qui j'espère te plaira plus (sujet que tu as déja évoqué ici) :

Herzog craint une "démocratie des retraités"
L'ancien président allemand Roman Herzog a dit craindre aujourd'hui que l'Allemagne soit en passe devenir une "démocratie de retraités" qui défavorise les générations plus jeunes.

"Je crains que nous ne voyons déjà les signes avant-coureurs d'une démocratie de retraités: les plus âgés sont de plus en plus nombreux et tous les partis les prennent en compte de manière démesurée", a indiqué l'ancien chef de l'Etat conservateur (1994-1999) au quotidien Bild.

"A la fin, il se pourrait que les plus âgés pillent les plus jeunes", a-t-il mis en garde, prenant part au débat en cours en Allemagne sur le changement démographique et ses conséquences.

Le gouvernement allemand a décidé mardi d'une augmentation exceptionnelle et controversée de 1,1% des retraites au 1er juillet pour les quelque 20 millions de retraités allemands. Cette décision doit encore être approuvée par les députés.

Source : AFP

Écrit par : Daniel Coulaud | 11/04/2008

A PHZ

on peut effectivement définir cela comme cela....(sans être ni de droite ni de gauche et encore moins du milieu...C'est une réalité économique
Nécronomiquement tien

Écrit par : necronomie | 11/04/2008

A daniel

Tout cela est vrai, si la situation n'évolue pas, nous connaitrons comme je l'ai dit les premiers affrontements trans-générationels dés 2015
Les jeunes en ayant marre de raquer après tant d'années de stagdéflation pour les vieux.
Faites des cadeaux à vos enfants, c'est eux qui les payeront...(special dedicace to miss florence...défenseuse ardente...)

Écrit par : necronomie | 11/04/2008

A necronomie

je regarde quotidiennenent avec interet ce site, les notes me font quelques fois sourire par leur ironie et quelques fois m'effraie car je prend conscience petit a petit de la realité economique !
il faut du courage pour regarder la verité en face.
En effet je suis novice mais j'ai commencé a m'interesser a l'economie en tombant par hasard sur le site de leap 2020 c'etait en 2006:
http://www.leap2020.eu/

qui m'a ouvert les yeux sur ce qu'il allait se passer.
je penses que vous devez connaitre, certainement.

En tout cas merci pour vos textes.

phz

Écrit par : phz | 11/04/2008

A Phz,

Oui je les connais, ma démarche est toutefois différente dans le sens ou je suis délibérement "grand public" et que les gens m'apprécient "parce qu'avec moi, on comprend"....
Ma vision prend en compte (je l'espère)
l'aspect sociologique et psychologique,
les simples faits économiques ne pouvant serieusement être pris en compte sans cette compréhension globale

Écrit par : necronomie | 11/04/2008

http://www.challenges.fr/20080409.CHA0147/retraites__le_fonds_de_reserve_aurait_perdu_3_milliards.html

Jeunes, moins jeunes, anciens, très anciens, tous dans « mouise», enfin tout dépend de leur origine.....

Écrit par : Gaetan | 11/04/2008

leap me font bien rire chaque année c'est la fin du monde mais en attendant j'attends toujours leur porte-avion US coulé près de l'Iran en 2007...quant à 2006 c'est pareil.

Écrit par : Daniel Coulaud | 11/04/2008

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