04/04/2008

Les Dieux sont tombés sur la tête

C'est une journée noire pour les citoyens de Bavière parce que ce sera eux qui devront payer la note", a déclaré Werner Schieder, membre du Parti social-démocrate (SPD).
Comme d'autres banques publiques régionales allemandes, BayernLB a investi massivement dans les produits titrisés dans l'espoir d'obtenir une meilleure rentabilité sur ses placements et s'est brûlé les ailes quand la crise du crédit, née de la crise des subprimes, a éclaté.
C'est ainsi qu'une autre banque publique régionale, Sachsen Bank, ex-SachsenLB, a dû être reprise, tandis que la WestLB
est à la recherche d'un partenaire et est en train de supprimer des emplois après un plan de sauvetage de cinq milliards d'euros.
Les banques privées du pays, telles que la Deutsche Bank ou IKB, souffrent également de la crise.

Les banquiers le claironnent : la crise financière est finie.
Entendez par là, qu’ils ont compris que les contribuables devraient de par le monde mettre la main à leur poche s’ils venaient à tomber.
Les maîtres du jeu sont devenus les mettre des lieux.
Quant aux citoyens des démocraties de Marché leur existence ravalée à son mode de financement et des crédits de vingt ou trente ans les entraînent dans une résignation ou
La crainte des dieux a été remplacé par la crainte du Marché financier.
Seule richesse qui ne soit pas comptabilisée, la richesse d’une vie qui exige d’être choisie plutôt que subit.
Tel est le prix à payer. La survie est l’ultime bien consommable.

Nécronomiquement Votre

Commentaires

Puisque les CONtribuables vont être obligés de payer la note, cela signifie tout bêtement qu'ils auront moins de pouvoir d'achat, donc consommation en berne!
Et avec comme cerise sur le gâteau, si je puis employer cette expression, les prix des denrées alimentaires qui atteignent des sommets himalayiens, en particulier le blé et le riz. L'on va pouvoir effectivement parler de survie dans un temps X !!!

Écrit par : Gaetan | 04/04/2008

ET POUR TOUT ARRANGER:

[ Un nouveau champignon virulent s’attaquant au blé s’est propagé d’Afrique de l’Est et du Yémen vers les principales régions céréalières d’Iran. On estime que jusqu’à 80 pour cent de toutes les variétés de blé semées en Asie et en Afrique sont susceptibles d’être victimes de la rouille des tiges du blé. ]

Écrit par : Gaétan | 04/04/2008

"La survie est l’ultime bien consommable"

J'espère sincèrement qu'une entité de contrôle empêchera l'afflux massif de liquidité sur les marchés des grains sinon on risque un début d'effondrement monétaire (ce sont les premiers symptômes). On peut relativiser en se disant qu'à chaque crise de la finance on a une hausse des prix alimentaires (ce qui est vérifiable), mais cette fois cela semble plus sérieux.

Écrit par : Daniel Coulaud | 04/04/2008

[ mais cette fois cela semble plus sérieux. ]

Oui car les récoltes sont catastrophiques (sécheresse ) et la demande est de plus en plus forte. Les gros pays producteurs bloquent leurs exportation ou les limitent. Des émeutes commencent à éclater par-ci, par-là...Ça commence à sentir mauvais!

Écrit par : Gaetan | 04/04/2008

A Gaêtan,


Confirmé ce jour par Washington Post
Les émeutes commencent

-- A spike in the price of rice and other food staples is triggering consumer panic, including food riots in Yemen and Morocco, and hoarding in Hong Kong.
Rising Grain Prices Panic Developing World

Governments around the world have taken radical measures in recent weeks to control their countries' supplies of rice. Egypt last week said it would ban all rice exports for six months. Cambodia has stopped all private-sector exports of rice, and India and Vietnam also have imposed restrictions.

Écrit par : necronomie | 05/04/2008

Il y a quelque temps j'écrivais qu'il fallait faire des stocks, ce n'était pas une simple vue de l'esprit...

Écrit par : Gaetan | 05/04/2008

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